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  <title>Guillaume Grosso</title>
  <link href="http://huffingtonpost.com/author/index.php?author=guillaume-grosso"/>
  <updated>2013-05-19T21:04:21-04:00</updated>
  <author>
    <name>Guillaume Grosso</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Guillaume Grosso</subtitle>
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    <title>Plus que 1 000 jours pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement</title>
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    <published>2013-04-06T11:00:41-04:00</published>
    <updated>2013-04-06T11:13:38-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Il ne reste plus que 1 000 jours, 1 000 jours pour réduire de moitié l'extrême pauvreté mondiale. 1 000 jours pour lutter contre la mortalité infantile, la mortalité maternelle et les grandes pandémies...]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[Il ne reste plus que 1 000 jours, 1 000 jours pour r&eacute;duire de moiti&eacute; l'extr&ecirc;me pauvret&eacute; mondiale. <br />
<br />
1 000 jours pour lutter contre la mortalit&eacute; infantile, la mortalit&eacute; maternelle et les grandes pand&eacute;mies, 1 000 jours pour favoriser l'acc&egrave;s &agrave; l'eau potable, pour permettre &agrave; tous les enfants du monde, gar&ccedil;ons et filles, d'avoir acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation primaire. 1 000 jours pour atteindre les huit <a href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/" target="_hplink">Objectifs du mill&eacute;naire pour le d&eacute;veloppement</a>, fix&eacute;s en 2000 par l'ensemble des membres des Nations Unies.<br />
<br />
Sans faire de bruit, sans fanfare, loin des micros et des cam&eacute;ras, un chemin consid&eacute;rable a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; parcouru au cours des 13 derni&egrave;res ann&eacute;es. Le destin de centaines de millions de personnes a chang&eacute;. D&eacute;j&agrave;, en 2010, l'extr&ecirc;me pauvret&eacute; avait &eacute;t&eacute; divis&eacute;e par deux &agrave; l'&eacute;chelle plan&eacute;taire. Et les progr&egrave;s continuent.<br />
<br />
Soixante-cinq pays, dont treize en Afrique subsaharienne sont en bonne voie de r&eacute;duire de deux tiers la mortalit&eacute; infantile. Soixante-douze pays devraient r&eacute;ussir &agrave; permettre &agrave; plus de la moiti&eacute; de leur population d'avoir acc&egrave;s &agrave; l'eau potable, dont dix-neuf en Afrique subsaharienne. Et soixante-cinq pays, dont quatorze au sud du Sahara, devraient atteindre l'objectif d'&eacute;galit&eacute; des sexes, notamment par l'am&eacute;lioration de l'acc&egrave;s des femmes &agrave; l'&eacute;ducation.<br />
<br />
Les ingr&eacute;dients de ce succ&egrave;s&nbsp;? Une mobilisation des citoyens dans leur pays. Une meilleure gestion des budgets des &Eacute;tats. Une bonne dose de croissance &eacute;conomique, mieux redistribu&eacute;e. Et un soutien sans faille des m&eacute;canismes de solidarit&eacute; internationale&nbsp;: la France et l'Europe, notamment, qui ont su investir dans des projets efficaces. En participant par exemple &agrave; donner l'acc&egrave;s &agrave; plus de 8 millions de personnes des pays les plus pauvres aux m&eacute;dicaments antir&eacute;troviraux, rempart contre les ravages du sida. <br />
<br />
Cependant, malgr&eacute; ces progr&egrave;s, d'autres objectifs accusent un retard consid&eacute;rable. A ce jour, vingt-six pays ne pourront atteindre qu'un seul, voire aucun, de ces huit Objectifs du mill&eacute;naire pour le d&eacute;veloppement d'ici 2015. <br />
<br />
<strong>Le b&acirc;t blesse particuli&egrave;rement en mati&egrave;re d'acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation primaire et &agrave; la sant&eacute; maternelle. </strong>En effet seulement vingt-deux pays en voie de d&eacute;veloppement, dont 7 en Afrique, sont en bonne voie de permettre &agrave; tous les enfants d'avoir acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation primaire. Et plus de cent pays ne devraient pas atteindre l'objectif de r&eacute;duction de trois quarts de la mortalit&eacute; maternelle.<br />
<br />
<strong>A 1 000 jours de la ligne d'arriv&eacute;e, il est temps d'appuyer sur l'acc&eacute;l&eacute;rateur.</strong><br />
<br />
Alors, comment faire avancer la lutte contre l'extr&ecirc;me pauvret&eacute; pour que ces Objectifs soient remplis dans les temps? Bien entendu, une gestion efficace et transparente des ressources par les pays en voie de d&eacute;veloppement est essentielle. Mais ces n&eacute;cessaires efforts ne pourront se suffire &agrave; eux seuls, face aux besoins criants d'investissements dans les services essentiels auxquels les &Eacute;tats les plus pauvres ne peuvent pour le moment faire face sur leurs ressources propres. Les trag&eacute;dies li&eacute;es au surendettement des pays pauvres dans les ann&eacute;es 80 - et plus r&eacute;cemment de certains de nos voisins plus proches - sont l&agrave; pour nous rappeler que l'emprunt &agrave; tous crins sur les march&eacute;s ne constitue pas non plus l'ascenseur vers le d&eacute;veloppement, tout au contraire.<br />
<br />
Qu'on le veuille ou non, l'aide des bailleurs du Nord reste &agrave; court terme indispensable pour acc&eacute;l&eacute;rer les progr&egrave;s - et &eacute;viter les rechutes.<br />
<br />
Mais voil&agrave;, alors que les <em>success-stories</em> d'une aide bien investie n'ont jamais &eacute;t&eacute; aussi nombreuses et si bien document&eacute;es, les pays les plus riches tournent le dos au reste du monde. Pour la premi&egrave;re fois, en 2011, les budgets d'aide mondiaux ont diminu&eacute;. Et cette tendance se confirme et s'aggrave en 2012 avec une chute de 4% des financements de solidarit&eacute; au niveau international. Une situation in&eacute;dite depuis 1997.<br />
<br />
Pire encore, cette baisse touche principalement les pays les plus pauvres. Les derniers chiffres publi&eacute;s ce mercredi par l'OCDE montre une chute dramatique de pr&egrave;s de 8% de l'aide &agrave; Afrique subsaharienne.<br />
<br />
La crise financi&egrave;re qui a frapp&eacute; les &eacute;conomies europ&eacute;ennes et le G8 a bon dos. &Eacute;conomies de bout de chandelle, car si couper l'aide publique au d&eacute;veloppement a des cons&eacute;quences dramatiques sur le terrain, les montants de l'aide ne p&egrave;sent que marginalement - autour de 1% - sur le budget de nos &Eacute;tats. Et le Royaume-Uni, dont l'&eacute;conomie est en berne, parviendra en 2013 &agrave; honorer la promesse d'allouer 0,7% de sa richesse nationale aux actions de solidarit&eacute; envers les pays les plus pauvres - une promesse faite par 15 &Eacute;tats de l'Union europ&eacute;enne, dont la France, et d&eacute;j&agrave; tenue par le Luxembourg, la Su&egrave;de, la Hollande et le Danemark. Les Britanniques apportent ainsi la preuve que l'atteinte de cet objectif international est une question de volont&eacute; politique. <br />
<br />
L'heure tourne. 1 000 jours, c'est tr&egrave;s peu de temps. Le temps de mettre les bouch&eacute;es doubles pour b&acirc;tir sur les progr&egrave;s accomplis et atteindre les objectifs que la communaut&eacute; internationale s'&eacute;tait fix&eacute;s. Ou de se d&eacute;tourner plus encore de nos promesses. En fermant les yeux, bien s&ucirc;r, sur les cons&eacute;quences de cet abandon, notamment en Afrique. Et sans voir non plus que, sur notre plan&egrave;te mondialis&eacute;e, il devient intenable de r&eacute;sumer l'action politique &agrave; la contemplation de son nombril.<br />
<br />
<strong>VOIR AUSSI</strong><br />
<br />
<center><HH--236SLIDEEXPAND--257635--HH></center>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1043649/thumbs/s-UNITED-NATIONS-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Plus que 1 000 jours pour atteindre les &quot;Objectifs du millénaire pour le développement&quot;</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/objectifs-developpement-millenaire_b_3018793.html"/>
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    <published>2013-04-05T05:01:15-04:00</published>
    <updated>2013-04-05T08:23:00-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[INTERNATIONAL - Il ne reste plus que 1 000 jours, 1 000 jours pour réduire de moitié l'extrême pauvreté mondiale. 1 000 jours pour lutter contre la mortalité infantile, la mortalité maternelle et les grandes pandémies...]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[Il ne reste plus que 1 000 jours, 1 000 jours pour r&eacute;duire de moiti&eacute; l'extr&ecirc;me pauvret&eacute; mondiale. <br />
1 000 jours pour lutter contre la mortalit&eacute; infantile, la mortalit&eacute; maternelle et les grandes pand&eacute;mies, 1 000 jours pour favoriser l'acc&egrave;s &agrave; l'eau potable, pour permettre &agrave; tous les enfants du monde, gar&ccedil;ons et filles, d'avoir acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation primaire. 1 000 jours pour atteindre les huit Objectifs du mill&eacute;naire pour le d&eacute;veloppement, fix&eacute;s en 2000 par l'ensemble des membres des Nations Unies.<br />
<br />
Sans faire de bruit, sans fanfare, loin des micros et des cam&eacute;ras, un chemin consid&eacute;rable a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; parcouru au cours des 13 derni&egrave;res ann&eacute;es. Le destin de centaines de millions de personnes a chang&eacute;. D&eacute;j&agrave;, en 2010, l'extr&ecirc;me pauvret&eacute; avait &eacute;t&eacute; divis&eacute;e par deux &agrave; l'&eacute;chelle plan&eacute;taire. Et les progr&egrave;s continuent.<br />
<br />
Soixante-cinq pays, dont treize en Afrique sub-saharienne, sont en bonne voie de r&eacute;duire de deux tiers la mortalit&eacute; infantile. Soixante-douze pays devraient r&eacute;ussir &agrave; permettre &agrave; plus de la moiti&eacute; de leur population d'avoir acc&egrave;s &agrave; l'eau potable, dont dix-neuf en Afrique sub-saharienne. Et soixante-cinq pays, dont quatorze au sud du Sahara, devraient atteindre l'objectif d'&eacute;galit&eacute; des sexes, notamment par l'am&eacute;lioration de l'acc&egrave;s des femmes &agrave; l'&eacute;ducation.<br />
<br />
Les ingr&eacute;dients de ce succ&egrave;s&nbsp;? Une mobilisation des citoyens dans leur pays. Une meilleure gestion des budgets des Etats. Une bonne dose de croissance &eacute;conomique, mieux redistribu&eacute;e. Et un soutien sans faille des m&eacute;canismes de solidarit&eacute; internationale&nbsp;: la France et l'Europe, notamment, qui ont su investir dans des projets efficaces. En participant par exemple &agrave; donner l'acc&egrave;s &agrave; plus de 8 millions de personnes des pays les plus pauvres aux m&eacute;dicaments antir&eacute;troviraux, rempart contre les ravages du sida. <br />
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Cependant, malgr&eacute; ces progr&egrave;s, d'autres objectifs accusent un retard consid&eacute;rable. A ce jour, vingt-six pays ne pourront atteindre qu'un seul, voire aucun, de ces huit Objectifs du mill&eacute;naire pour le d&eacute;veloppement d'ici 2015. <br />
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<strong>Le b&acirc;t blesse particuli&egrave;rement en mati&egrave;re d'acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation primaire et &agrave; la sant&eacute; maternelle. </strong>En effet seulement vingt-deux pays en voie de d&eacute;veloppement, dont 7 en Afrique, sont en bonne voie de permettre &agrave; tous les enfants d'avoir acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation primaire. Et plus de cent pays ne devraient pas atteindre l'objectif de r&eacute;duction de trois quarts de la mortalit&eacute; maternelle.<br />
<br />
<strong>A 1 000 jours de la ligne d'arriv&eacute;e, il est temps d'appuyer sur l'acc&eacute;l&eacute;rateur.</strong><br />
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Alors, comment faire avancer la lutte contre l'extr&ecirc;me pauvret&eacute; pour que ces Objectifs soient remplis dans les temps? Bien entendu, une gestion efficace et transparente des ressources par les pays en voie de d&eacute;veloppement est essentielle. Mais ces n&eacute;cessaires efforts ne pourront se suffire &agrave; eux seuls, face aux besoins criants d'investissements dans les services essentiels auxquels les Etats les plus pauvres ne peuvent pour le moment faire face sur leurs ressources propres. Les trag&eacute;dies li&eacute;es au surendettement des pays pauvres dans les ann&eacute;es 80 - et plus r&eacute;cemment de certains de nos voisins plus proches - sont l&agrave; pour nous rappeler que l'emprunt &agrave; tous crins sur les march&eacute;s ne constitue pas non plus l'ascenseur vers le d&eacute;veloppement, tout au contraire.<br />
<br />
Qu'on le veuille ou non, l'aide des bailleurs du Nord reste &agrave; court terme indispensable pour acc&eacute;l&eacute;rer les progr&egrave;s - et &eacute;viter les rechutes.<br />
<br />
Mais voil&agrave;, alors que les success stories d'une aide bien investie n'ont jamais &eacute;t&eacute; aussi nombreuses et si bien document&eacute;es, les pays les plus riches tournent le dos au reste du monde. Pour la premi&egrave;re fois, en 2011, les budgets d'aide mondiaux ont diminu&eacute;. Et cette tendance se confirme et s'aggrave en 2012 avec une chute de 4% des financements de solidarit&eacute; au niveau international. Une situation in&eacute;dite depuis 1997.<br />
<br />
Pire encore, cette baisse touche principalement les pays les plus pauvres. Les derniers chiffres publi&eacute;s ce mercredi par l'OCDE montre une chute dramatique de pr&egrave;s de 8% de l'aide &agrave; Afrique subsaharienne.<br />
<br />
Les chiffres publi&eacute;s par l'OCDE confirment que la France s'inscrit h&eacute;las dans ce mouvement de d&eacute;sengagement. Son budget d'aide au d&eacute;veloppement baisse pour la deuxi&egrave;me ann&eacute;e cons&eacute;cutive, avec 9,336 milliards d'euros en 2012 contre 9,347 milliards d'euros en 2011. Bien que cette baisse soit en partie imputable &agrave; l'ancienne pr&eacute;sidence, Fran&ccedil;ois Hollande a lui-m&ecirc;me d&eacute;clar&eacute; que cette aide n'augmenterait pas tant que la croissance ne serait pas revenue. <br />
<br />
La crise financi&egrave;re qui a frapp&eacute; les &eacute;conomies europ&eacute;ennes et le G8 a bon dos. Economies de bout de chandelle, car si couper l'aide publique au d&eacute;veloppement a des cons&eacute;quences dramatiques sur le terrain, les montants de l'aide ne p&egrave;sent que marginalement - autour de 1% - sur le budget de nos Etats. Et le Royaume-Uni, dont l'&eacute;conomie est en berne, parviendra en 2013 &agrave; honorer la promesse d'allouer 0,7% de sa richesse nationale aux actions de solidarit&eacute; envers les pays les plus pauvres - une promesse faite par 15 Etats de l'Union europ&eacute;enne, dont la France, et d&eacute;j&agrave; tenue par le Luxembourg, la Su&egrave;de, la Hollande et le Danemark. Les britanniques apportent ainsi la preuve que l'atteinte de cet objectif international est une question de volont&eacute; politique. <br />
<br />
L'heure tourne. 1 000 jours, c'est tr&egrave;s peu de temps. Le temps de mettre les bouch&eacute;es doubles pour b&acirc;tir sur les progr&egrave;s accomplis et atteindre les objectifs que la communaut&eacute; internationale s'&eacute;tait fix&eacute;s. Ou de se d&eacute;tourner plus encore de nos promesses. En fermant les yeux, bien s&ucirc;r, sur les cons&eacute;quences de cet abandon, notamment en Afrique. Et sans voir non plus que, sur notre plan&egrave;te mondialis&eacute;e, il devient intenable de r&eacute;sumer l'action politique &agrave; la contemplation de son nombril.]]></content>
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    <title>Mali et aide au développement: sortir des faux semblants</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/reconstruction-mali_b_2782710.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2782710</id>
    <published>2013-03-01T00:00:00-05:00</published>
    <updated>2013-04-30T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[MALI - "L'autre phase qui s'engage dès aujourd'hui au Mali est celle de l'aide au développement", annonçait le président de la République lors de son discours à Bamako le 2 février dernier. Quelle politique de développement pour le Sahel? Comment mesurera-t-on son efficacité?]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[MALI - "<em>L'autre phase qui s'engage d&egrave;s aujourd'hui au Mali est celle de l'aide au d&eacute;veloppement</em>", annon&ccedil;ait le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique<a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/03/mali-hollande-accueilli-en-liberateur-promet-terminer-mission_n_2609262.html?utm_hp_ref=mali" target="_hplink"> lors de son discours &agrave; Bamako le 2 f&eacute;vrier dernier</a>. <br />
<br />
Le gouvernement fran&ccedil;ais semble s'accorder sur la n&eacute;cessit&eacute; d'entrer dans le temps du d&eacute;veloppement au Mali. Une fois cette politique affich&eacute;e, plusieurs questions fondamentales se posent. Quelle politique de d&eacute;veloppement pour le Sahel? Comment mesurera-t-on son efficacit&eacute;? Et, surtout, comment sera-t-elle financ&eacute;e? Sujet br&ucirc;lant, d'autant que Fran&ccedil;ois Hollande s'appr&ecirc;te &agrave; cl&ocirc;turer, ce vendredi 1er mars, les "Assises du d&eacute;veloppement et de la solidarit&eacute; internationale", qui depuis quatre mois r&eacute;unissent experts, ONG, entreprises et politiques pour "refonder" l'aide fran&ccedil;aise.<br />
<br />
Le myst&egrave;re du financement de la reconstruction et du d&eacute;veloppement du Mali et de la zone sah&eacute;lienne reste en effet entier. La France, par la voix de son ministre du d&eacute;veloppement, a annonc&eacute; le versement de 150 millions d'euros d'aide au Mali qui ont &eacute;t&eacute; gel&eacute;s apr&egrave;s le coup d'&Eacute;tat en mars 2012. Une d&eacute;claration louable mais dont la cr&eacute;dibilit&eacute; reste &agrave; d&eacute;montrer, alors qu'en 2011, les fonds autoris&eacute;s pour les projets de l<a href="http://www.afd.fr/home/pays/afrique/geo-afr/mali/afd-mali" target="_hplink">'Agence fran&ccedil;aise de d&eacute;veloppement au Mali</a>, sous forme de dons, ne d&eacute;passaient pas 8,5 millions d'euros.  En tout &eacute;tat de cause, comment la France compte-t-elle financer le soutien annonc&eacute;, alors m&ecirc;me que le budget vot&eacute; pour 2013 pr&eacute;voit une baisse des cr&eacute;dits d'aide publique au d&eacute;veloppement d&eacute;di&eacute;s aux 17 pays dits prioritaires (10 millions d'euros par pays et par an en moyenne) dont, au Sahel, le Mali, le Niger et la Mauritanie?<br />
<br />
<blockquote><strong>LIRE AUSSI: </strong><a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/25/avenir-du-mali-en-trois-defis_n_2760935.html?utm_hp_ref=mali" target="_hplink"><strong>&raquo; L'avenir du Mali en trois d&eacute;fis</strong></a></blockquote><br />
<br />
Les ONG mais &eacute;galement les parlementaires interpellent ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e les pouvoirs publics sur ces faiblesses et incoh&eacute;rences de l'aide fran&ccedil;aise, qui sont autant d'obstacles face aux besoins fondamentaux des populations les plus vuln&eacute;rables.<br />
<br />
La France s'est engag&eacute;e &agrave; allouer 0,7% de sa richesse nationale &agrave; l'aide au d&eacute;veloppement d'ici &agrave; 2015. Le candidat Hollande avait promis un "cheminement cr&eacute;dible&nbsp;et r&eacute;gulier" vers cet objectif. Cet engagement doit aussi &ecirc;tre celui du pr&eacute;sident, malgr&eacute; la crise financi&egrave;re. En mati&egrave;re de solidarit&eacute; internationale, tout d&eacute;sinvestissement des r&eacute;gions les plus fragiles a un co&ucirc;t humain disproportionn&eacute;.<a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/31/guerre-au-mali-va-t-elle-destabiliser-tout-sahel_n_2589549.html?utm_hp_ref=mali" target="_hplink"> La situation au Sahel</a> le d&eacute;montre chaque jour. <br />
<br />
L'aide au d&eacute;veloppement constitue un investissement b&eacute;n&eacute;fique&nbsp;pour les pays partenaires mais aussi les pays donateurs. Par exemple, chaque euro d&eacute;pens&eacute; dans l'agriculture pour renforcer la s&eacute;curit&eacute; alimentaire permet d'&eacute;conomiser dix euros en aide alimentaire d'urgence l'ann&eacute;e suivante. L'argent investi au Sud est aussi la meilleure r&eacute;ponse &agrave; des d&eacute;fis auxquels la plan&egrave;te tout enti&egrave;re est confront&eacute;e: ainsi, il est vain de combattre le changement climatique comme d'esp&eacute;rer mettre fin au sida en s'arr&ecirc;tant aux fronti&egrave;res. Mais au-del&agrave; des n&eacute;cessaires financements, la politique de d&eacute;veloppement de la France a besoin d'un cap et d'un pilotage efficient. Cette strat&eacute;gie doit &ecirc;tre ancr&eacute;e dans un socle juridique, approuv&eacute; par le Parlement sous forme d'une loi de programmation budg&eacute;taire, garante des moyens et des r&eacute;sultats. C'est une condition &agrave; l'appropriation d&eacute;mocratique de cette importante politique publique, mais &eacute;galement un gage de coh&eacute;rence et de transparence. <br />
<br />
Au Sahel, comme dans de nombreuses autres r&eacute;gions du monde, le d&eacute;veloppement se construit sur des ann&eacute;es et non sur quelques mois. En d&eacute;finissant une strat&eacute;gie &agrave; cet horizon, la France pourra s'inscrire pleinement dans ce temps long du d&eacute;veloppement. Les programmes de l'Union europ&eacute;enne permettent d&eacute;j&agrave; cette visibilit&eacute; &agrave; sept ans. La France doit se donner le m&ecirc;me objectif. <br />
<br />
Si Fran&ccedil;ois Hollande souhaite apporter un soutien durable au d&eacute;veloppement du Mali et du Sahel, s'il veut tenir ses promesses de candidat, s'il souhaite d&eacute;fendre les valeurs solidaires de la France tout en garantissant la pleine efficacit&eacute; de ses politiques, il aura &agrave; c&oelig;ur de sortir la politique d'aide de ses faux-semblants et de traduire ses engagements pris devant le Parlement, avec, d&egrave;s 2013, une v&eacute;ritable loi d'orientation et de programmation de l'aide au d&eacute;veloppement fran&ccedil;aise.<br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--278402--HH>]]></content>
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<entry>
    <title>Un pacte Merkhollande pour la solidarité?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/friederike-roder/taxe-transactions-financieres_b_2596721.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2596721</id>
    <published>2013-02-01T00:53:06-05:00</published>
    <updated>2013-04-02T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[FRANCE-ALLEMAGNE- Il y a une semaine, nous invitions les dirigeants français et allemands à redécouvrir l'esprit du traité de l'Elysée et à avoir le courage de formuler une vision politique internationale humaniste. Un esprit absent aujourd'hui des relations entre la France et l'Allemagne et au sein de l'Europe toute entière.]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[FRANCE-ALLEMAGNE - Il y a une semaine, nous invitions <a href="http://www.huffingtonpost.fr/friederike-roder/traite-de-lelysee-france-allemagne-humanisme_b_2521284.html" target="_hplink">dans ces colonnes les dirigeants fran&ccedil;ais et allemands</a> &agrave; red&eacute;couvrir <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/21/le-couple-contrarie-hollande-merkel-celebre-50-ans-traite-elysee_n_2518850.html" target="_hplink">l'esprit du trait&eacute; de l'Elys&eacute;e</a> et &agrave; avoir le courage de formuler une vision politique internationale humaniste. <br />
<br />
Un esprit absent aujourd'hui des relations entre la France et l'Allemagne et au sein de l'Europe toute enti&egrave;re, qui n'arrive plus &agrave; sortir la t&ecirc;te du guidon de la <a href="http://www.huffingtonpost.fr/tag/crise-de-la-zone-euro" target="_hplink">crise de la zone euro</a>. <br />
<br />
La cause aurait-elle &eacute;t&eacute; entendue? Rien n'est moins s&ucirc;r, mais il y a mati&egrave;re &agrave; esp&eacute;rer. La<a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/23/taxe-sur-les-transactions-financieres-calendrier-date_n_2531449.html" target="_hplink"> taxe sur les transactions financi&egrave;res</a> (TTF) europ&eacute;enne est un projet qui n'a pu voir le jour que gr&acirc;ce &agrave; ses parents fran&ccedil;ais et allemand. En 2011, Angela Merkel s'est rapidement ralli&eacute;e &agrave; son homologue de l'&eacute;poque, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/01/23/taxe-tobin-merkel-sarkozy-transactionfinanciere-bourse-produitsderives_n_1210414.html" target="_hplink">Nicolas Sarkozy, pour soutenir la taxation du secteur financier</a> dont il avait fait son cheval de bataille. <br />
<br />
<blockquote><strong>LIRE AUSSI:</strong> <ul><li><a href="http://www.huffingtonpost.fr/pierre-lellouche/france-allemagne-le-double-deni_b_2188097.html" target="_hplink">France-Allemagne, le double d&eacute;ni, par Pierre Lellouche</a></li><br />
<li><a href="http://www.huffingtonpost.fr/friederike-roder/traite-de-lelysee-france-allemagne-humanisme_b_2521284.html" target="_hplink">Trait&eacute; de l'Elys&eacute;e, qu'est devenu l'humanisme franco-allemand?</a></li></ul></blockquote><br />
<br />
<br />
&Agrave; une nuance pr&egrave;s: dans le discours de Nicolas Sarkozy, le mot TTF &eacute;tait &eacute;troitement li&eacute; &agrave; l'objectif du financement du d&eacute;veloppement. Pour lui, il y avait un lien intrins&egrave;que entre la mise &agrave; contribution du secteur de la finance et l'aide aux plus pauvres dans le monde, encore plus gravement touch&eacute;s par la crise que nous. Des mots qui ont &eacute;t&eacute; traduits en actes par son successeur &agrave; l'&Eacute;lys&eacute;e: depuis cet &eacute;t&eacute;, la France a une TTF, et 10% de ses revenus sont affect&eacute;s au d&eacute;veloppement. Angela Merkel, par contre, n'a jamais &eacute;t&eacute; pr&ecirc;te &agrave; faire ce lien et envisage surtout, si ce n'est seulement, la TTF comme une ressource suppl&eacute;mentaire pour am&eacute;liorer la sant&eacute; de ses finances publiques.<br />
&nbsp;<br />
&Agrave; l'heure o&ugrave;, avec la France, onze pays de l'Union europ&eacute;enne, dont l'Allemagne, s'appr&ecirc;tent &agrave; donner vie au projet d'une TTF commune, Fran&ccedil;ois Hollande r&eacute;p&egrave;te &agrave; qui veut l'entendre -&agrave; commencer par les Nations Unies- qu'il souhaite voir la future TTF europ&eacute;enne suivre le m&ecirc;me chemin que la taxe fran&ccedil;aise, en affectant une portion limit&eacute;e de ses revenus au soutien des plus pauvres de la plan&egrave;te. <br />
<br />
Mais encore faut-il que le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais convainque ses partenaires de le suivre. Pourtant, il ne semble pas press&eacute; de se jeter &agrave; l'eau. &Agrave; quelques rares occasions -avec le <a href="http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/taxe-financiere-paris-et-vienne-veulent-un-fonds-pour-l-education_1172370.html" target="_hplink">chancelier autrichien</a>, en octobre, et devant le Bundestag allemand, il y a quelques jours- Fran&ccedil;ois Hollande &eacute;voquait une utilisation possible d'une partie de la taxe europ&eacute;enne, mais pour financer un possible fonds europ&eacute;en pour l'emploi des jeunes. Hormis ces quelques discussions, le pr&eacute;sident semble pr&eacute;f&eacute;rer attendre que tous les pays investis dans la d&eacute;marche se mettent d'accord sur les contours de la TTF avant de mettre sur la table le d&eacute;licat sujet de son affectation.<br />
&nbsp;<br />
Une strat&eacute;gie &agrave; haut risque, car l'attrait de ces ressources nouvelles pour combler les d&eacute;ficits nationaux n'a pas &eacute;chapp&eacute; aux grands argentiers des capitales europ&eacute;ennes. Dans les minist&egrave;res des finances, les app&eacute;tits s'aiguisent. &Agrave; trop vouloir retarder la discussion sur l'usage d'une fraction de la taxe pour soutenir les actions de solidarit&eacute; internationale, Fran&ccedil;ois Hollande risque de perdre son pari: l'Europe pourrait fort bien finir par instaurer la TTF sans avoir jamais abord&eacute; la question de son utilisation. <br />
<br />
Ce serait l&agrave; un rendez-vous historique doublement rat&eacute; pour le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais et pour l'Europe. <br />
<br />
Non "fl&eacute;ch&eacute;s", ces revenus dispara&icirc;traient in&eacute;luctablement dans les budgets nationaux des &Eacute;tats, pr&eacute;occup&eacute;s par leur d&eacute;ficit. Mais utiliser la TTF europ&eacute;enne pour remettre &agrave; flot les comptes nationaux s'av&egrave;rerait peu efficace. Les montants que devrait rapporter la taxe dans les onze pays repr&eacute;sentent une goutte d'eau face aux d&eacute;ficits budg&eacute;taires. Ce n'est pas -h&eacute;las- la TTF qui peut sauver les finances de l'Europe.<br />
<br />
<em>A contrario</em>, instaurer la premi&egrave;re taxe europ&eacute;enne pour lutter contre la pauvret&eacute; dans le monde aurait un tout autre impact politique et financier. C'est un acte qui renforcerait le sens du projet politique europ&eacute;en. C'est aussi une contribution qui pourrait changer la donne dans les pays les plus pauvres: ainsi, une fraction des revenus de cette TTF suffirait, par exemple, &agrave; mettre fin &agrave; la transmission du VIH de la m&egrave;re &agrave; l'enfant dans le monde entier.<br />
<br />
Comment, donc, &ecirc;tre au rendez-vous avec l'Histoire? La TTF ne se serait pas faite sans le moteur franco-allemand. L'affectation des revenus au d&eacute;veloppement ne se fera pas non plus au niveau europ&eacute;en sans une parole commune des deux grands voisins. Fran&ccedil;ois Hollande doit rallier sa partenaire outre-Rhin. <br />
<br />
Le coup de pouce viendra peut-&ecirc;tre des politiques allemands eux-m&ecirc;mes. Fin d&eacute;cembre 2012, le ministre du d&eacute;veloppement allemand s'est, le premier, d&eacute;clar&eacute; en faveur d'une utilisation des recettes de la TTF pour le d&eacute;veloppement. Depuis, l'opposition sociale-d&eacute;mocrate lui a emboit&eacute; le pas, alors que la campagne &eacute;lectorale vient de commencer en vue des l&eacute;gislatives de septembre. Quant au ministre des finances allemand, il a d&eacute;j&agrave; -inconsciemment- tendu la perche &agrave; la chanceli&egrave;re, en d&eacute;clarant la semaine derni&egrave;re que la TTF devrait mettre &agrave; contribution le secteur financier face aux m&eacute;faits de la crise financi&egrave;re, une crise qui ne s'est pas arr&ecirc;t&eacute;e aux fronti&egrave;res de l'Europe.<br />
&nbsp;<br />
&Agrave; Monsieur Hollande aujourd'hui de saisir la balle au bond et de convaincre Madame Merkel de faire entrer cette taxe solidaire dans l'Histoire.]]></content>
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    <title>Sida: François Hollande, mots pour maux</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/sida-francois-hollande-journee-mondiale_b_2211517.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2211517</id>
    <published>2012-12-01T00:23:21-05:00</published>
    <updated>2013-01-30T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[SANTÉ - Le 1er décembre, comme chaque année, nous célébrons la Journée mondiale de lutte contre le sida. C'est en général un anniversaire triste, où l'on égrène les chiffres des disparus, des malades. Où l'on relate les discriminations contre les populations les plus vulnérables au virus. Ceux qui sont punis de la double peine: condamnés par la maladie et par la société.]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[SANT&Eacute; - Le 1er d&eacute;cembre, comme chaque ann&eacute;e, nous c&eacute;l&eacute;brons la <a href="http://www.un.org/fr/events/aidsday/" target="_hplink">Journ&eacute;e mondiale de lutte contre le sida</a>. C'est en g&eacute;n&eacute;ral un anniversaire triste, o&ugrave; l'on &eacute;gr&egrave;ne les chiffres des disparus, des malades. O&ugrave; l'on relate les discriminations contre les populations les plus vuln&eacute;rables au virus. Ceux qui sont punis de la double peine: condamn&eacute;s par la maladie et par la soci&eacute;t&eacute;.<br />
<br />
On aurait, cette ann&eacute;e encore, les chiffres pour &eacute;crire un chapitre du livre noir de la pand&eacute;mie: 2,2 millions de nouveaux cas en 2011, et un nouveau record atteint, avec plus de trente quatre millions de personnes porteuses du virus sur la plan&egrave;te. Vingt cinq millions de morts au passif de la maladie. 1,8 millions de disparus rien qu'en 2011: l'&eacute;quivalent de la population de toute l'agglom&eacute;ration marseillaise, ray&eacute; de la carte. Et sur le plan des droits, l'on pourrait continuer de lister les reculs -telle la criminalisation r&eacute;cente de l'homosexualit&eacute; au Lib&eacute;ria, qui entravera un peu plus la lutte contre le sida dans ce pays qui est l'un des plus pauvres de la plan&egrave;te.<br />
<br />
Pourtant, quelque chose de fondamental est en train de se produire&nbsp;sur le front de la lutte contre la pand&eacute;mie. Jusqu'ici, il s'agissait de r&eacute;sister au mieux &agrave; l'avanc&eacute;e du sida, mais la bataille &eacute;tait in&eacute;gale. Certes, un nombre croissant de personnes pouvait b&eacute;n&eacute;ficier d'un traitement salvateur. Mais si peu, compar&eacute; &agrave; la d&eacute;ferlante de nouveaux cas. Face au virus conqu&eacute;rant, les digues &eacute;rig&eacute;es par la m&eacute;decine paraissaient bien fr&ecirc;les. Insuffisantes, en tous cas, devant l'ampleur de l'offensive virale.<br />
<br />
Or aujourd'hui, pour la premi&egrave;re fois, on peut imaginer gagner la guerre contre le sida.<br />
<br />
Le rapport que One vient de publier, intitul&eacute; "<a href="http://one.org.s3.amazonaws.com/pdfs/ONE_beginning_of_the_end-report_fr.pdf" target="_hplink">Le d&eacute;but de la fin? Suivi des engagements mondiaux dans la lutte contre le sida</a>", rappelle la gen&egrave;se de cet incroyable bouleversement. Au d&eacute;part, une annonce pass&eacute;e quasiment inaper&ccedil;ue. &Agrave; peine un entrefilet dans la presse internationale. En 2011, dans l'enceinte feutr&eacute;e des Nations Unies, c'est pourtant bien l'impensable qui soudain est formul&eacute;: le "d&eacute;but de la fin du sida". Ce moment o&ugrave; le nombre de personnes nouvellement sous traitement sera sup&eacute;rieur &agrave; celui des personnes nouvellement infect&eacute;es. L'instant o&ugrave; peut commencer la d&eacute;crue. <br />
<br />
Car ces derni&egrave;res ann&eacute;es, plusieurs &eacute;tudes scientifiques majeures convergent. Elles d&eacute;montrent que des interventions mises en &oelig;uvre de mani&egrave;re combin&eacute;e ont le potentiel de pr&eacute;venir la propagation de la maladie de fa&ccedil;on plus efficace qu'on ne l'aurait jamais imagin&eacute;. Par exemple, le traitement par antir&eacute;troviraux peut r&eacute;duire jusqu'&agrave; 96% le risque de transmission. La circoncision masculine m&eacute;dicale volontaire diminue jusqu'&agrave; 60% le risque d'infection. Des traitements et des soins peuvent stopper la transmission du VIH de la m&egrave;re &agrave; l'enfant dans plus de 95% des cas. La panoplie des outils n'a jamais &eacute;t&eacute; aussi riche, la recherche jamais autant porteuse d'espoir.<br />
<br />
<a href="http://one.org.s3.amazonaws.com/pdfs/ONE_beginning_of_the_end-report_fr.pdf" target="_hplink"><center><img alt="2012-11-30-one.org.s3.amazonaws.compdfsONE_beginning_of_the_endreport_fr.pdf.jpeg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-11-30-one.org.s3.amazonaws.compdfsONE_beginning_of_the_endreport_fr.pdf.jpeg" width="570" height="472" /></center><center><em>&copy; ONG One - Le d&eacute;but de la fin? Suivi des engagements mondiaux dans la lutte contre le sida</em></center></a><br />
<br />
<br />
<strong>L'horizon d'une g&eacute;n&eacute;ration sans sida devient enfin tangible</strong><br />
<br />
Depuis l'annonce des Nations Unies, lentement mais s&ucirc;rement, la vision politique aussi se cristallise. Il y a eu tout d'abord <a href="http://www.reuters.com/article/2011/12/01/us-obama-aids-idUSTRE7B01H320111201" target="_hplink">Barack Obama. En d&eacute;cembre 2011</a>, dans un show dont les Am&eacute;ricains ont le secret, main dans la main avec son ancien adversaire George W. Bush, il annon&ccedil;ait de nouveaux engagements des Etats-Unis en faveur de la lutte contre le sida. Un discours militant, qui prenait acte du changement de paradigme. <br />
<br />
Peu de temps apr&egrave;s, le chef d'Etat d'un autre pays du G8 prenait la parole: <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/23/97001-20120723FILWWW00401-sida-financements-innovants-hollande.php" target="_hplink">Fran&ccedil;ois Hollande. En juillet 2012</a>, le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais envoyait un message sans &eacute;quivoque &agrave; la conf&eacute;rence internationale sur le sida qui se tenait alors &agrave; Washington:<br />
<br />
<blockquote>"Il d&eacute;pend d&eacute;sormais de nous d'arr&ecirc;ter l'&eacute;pid&eacute;mie du sida. Si nous le d&eacute;cidons, nous le pouvons".</blockquote> <br />
<br />
Fermez le ban.<br />
<br />
Des mots pour des maux: les leaders s'emparent donc du sujet. Mais pas au m&ecirc;me rythme. En t&ecirc;te, les Etats-Unis, qui ont investi le champ de la lutte avec un plan de bataille offensif, objectifs et d&eacute;lais pr&eacute;cis, liste des actions &agrave; mener, le tout appuy&eacute; par un investissement de pr&egrave;s de 4 milliards de dollars par an.<br />
<br />
<a href="http://one.org.s3.amazonaws.com/pdfs/ONE_beginning_of_the_end-report_fr.pdf" target="_hplink"><center><img alt="2012-11-30-one.org.s3.amazonaws.compdfsONE_beginning_of_the_endreport_fr.pdf2.jpeg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-11-30-one.org.s3.amazonaws.compdfsONE_beginning_of_the_endreport_fr.pdf2.jpeg" width="570" height="389" /></center><center><em>&copy; ONG One - Le d&eacute;but de la fin? Suivi des engagements mondiaux dans la lutte contre le sida</em></center></a><br />
<br />
<br />
Derri&egrave;re le mastodonte am&eacute;ricain, Fran&ccedil;ais et Britanniques diff&egrave;rent dans les forces qu'ils engagent dans le combat. Pour Londres, la mobilisation est surtout financi&egrave;re, plus de 850 millions de dollars annuels. Paris, quant &agrave; lui, contribue aussi&nbsp;aux d&eacute;penses: un peu plus de 400 millions de dollars l'ann&eacute;e derni&egrave;re. Mais entend &eacute;galement donner le 'la' sur la sc&egrave;ne diplomatique. Une op&eacute;ration d&eacute;j&agrave; r&eacute;ussie, en 2002 puis 2006, lorsque la France avait su porter sur les fonts baptismaux ces deux m&eacute;canismes essentiels du dispositif de lutte contre la pand&eacute;mie que sont le <a href="http://www.theglobalfund.org/fr/" target="_hplink">Fonds mondial</a> et <a href="http://www.unitaid.eu/fr/" target="_hplink">Unitaid</a>.<br />
<br />
Cette r&eacute;volution silencieuse d&eacute;passe les lieux de pouvoir du Nord. Il y a les organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile, qui rivalisent d'ing&eacute;niosit&eacute; pour apporter des solutions innovantes. Il y a aussi l'intervention croissante d'acteurs priv&eacute;s, dont certains mettent leur cha&icirc;ne logistique au service de la distribution de m&eacute;dicaments dans les lieux les plus recul&eacute;s, sensibilisent employ&eacute;s et communaut&eacute;s ou contribuent financi&egrave;rement aux programmes mondiaux de lutte contre la pand&eacute;mie. On peut &eacute;galement compter sur l'implication de plus en plus active des pays africains dans ce combat de titans. <br />
<br />
Alors, &agrave; quand la fin du sida? L'Onu se fixe plusieurs cibles de court terme. Notamment, faire b&eacute;n&eacute;ficier d'antir&eacute;troviraux 15 millions de personnes &agrave; l'horizon 2015. Au vu des chiffres les plus r&eacute;cents, c'est un objectif ambitieux mais plut&ocirc;t accessible. Il s'agit aussi d'&eacute;liminer virtuellement la transmission m&egrave;re-enfant. L&agrave;, cela se corse: neuf cents b&eacute;b&eacute;s naissent encore chaque jour avec le sida. Le taux des nouvelles infections doit enfin &ecirc;tre port&eacute; &agrave; 1,1 million par an. Nous en sommes encore au double... <br />
<br />
Au train o&ugrave; vont les choses, il faudra attendre au moins dix ans avant d'esp&eacute;rer voir le nombre de nouvelles personnes mises sous traitement enfin d&eacute;passer celui des nouvelles infections par le virus. Mais les prochains mois seront d&eacute;terminants: c'est l'ann&eacute;e prochaine que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme doit "reconstituer ses ressources". C'est-&agrave;-dire s'assurer du tour de table qui garantira le financement de ses programmes jusqu'&agrave; 2016. Les gouvernements, France et Etats-Unis en t&ecirc;te, devront d&eacute;cider de leur soutien.<br />
<br />
Dans un discours prononc&eacute; ce 26 novembre, Fran&ccedil;ois Hollande martelait:<br />
<br />
<blockquote>"Oui, la France veut la fin du sida et elle s'en donnera tous les moyens".</blockquote> <br />
<br />
Nous savons maintenant que c'est possible. Nous sommes &agrave; l'heure des choix. Des paroles et des actes. Il ne tient qu'&agrave; nous.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/885318/thumbs/s-SIDA-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Aucun rêve n'est trop grand!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/fin-sida-afrique-_b_2165102.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2165102</id>
    <published>2012-11-21T00:07:58-05:00</published>
    <updated>2013-01-20T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[SANTÉ - Un jour, les ordinateurs tiendront dans la poche, il y aura des machines pour laver le linge, les voitures rouleront avec de l'électricité... Des femmes et des hommes y ont cru. Y ont travaillé. Et ont transformé le rêve en réalité. Mais l'on meurt toujours du sida. Pourtant, le "début de la fin du sida" est un rêve qui peut aujourd'hui devenir réalité.]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[Si nous &eacute;tions en 1900 et que quelqu'un me disait&nbsp;: "un jour, on marchera sur la lune&nbsp;!", je lui aurais certainement ri au nez&nbsp;! Et pourtant... Horizons ind&eacute;passables et pourtant toujours d&eacute;pass&eacute;s. Un jour, les ordinateurs tiendront dans la poche, il y aura des machines pour laver le linge, les voitures rouleront avec de l'&eacute;lectricit&eacute;... Des femmes et des hommes y ont cru. Y ont travaill&eacute;. Et ont transform&eacute; le r&ecirc;ve en r&eacute;alit&eacute;. A coups d'avanc&eacute;es scientifiques et technologiques. A coup aussi de volont&eacute;, de pers&eacute;v&eacute;rance et d'investissements ambitieux. <br />
<br />
Nous sommes donc all&eacute;s sur la lune. Nous avons cess&eacute; de frotter le linge &agrave; genoux. Mais l'on meurt toujours du sida.<br />
<br />
Trente-trois millions de personnes sont atteintes du virus sur la plan&egrave;te, l'&eacute;quivalent de la population du B&eacute;n&eacute;lux. Plus de deux millions de nouveaux cas sont signal&eacute;s chaque ann&eacute;e. Pourtant, le "d&eacute;but de la fin du sida", qui pouvait sembler impossible ou irr&eacute;alisable il y a 10 ans, est un r&ecirc;ve qui peut aujourd'hui <a href="http://www.liberation.fr/societe/1201553-comment-en-finir-avec-le-sida" target="_hplink">devenir r&eacute;alit&eacute;.</a> Depuis la d&eacute;couverte du VIH, des progr&egrave;s majeurs ont &eacute;t&eacute; accomplis. Aujourd'hui, environ 8 millions de personnes ont acc&egrave;s au traitement, dont le co&ucirc;t est de plus en plus abordable. L'on sait aussi <a href="http://www.huffingtonpost.fr/catherine-dollfus" target="_hplink">stopper la transmission du virus de la m&egrave;re &agrave; l'enfant</a>: une femme s&eacute;ropositive peut donner naissance &agrave; un enfant s&eacute;ron&eacute;gatif. La fin du sida n'est plus une utopie. Elle est &agrave; notre port&eacute;e, &agrave; condition de le vouloir. <br />
<br />
C'est le message que l'ONG One souhaite faire passer &agrave; travers sa nouvelle campagne intitul&eacute;e <em>on peut en finir avec le sida</em>, qui vise &agrave; mobiliser le plus grand nombre de citoyens en vue d'encourager les gouvernements &agrave; redoubler d'efforts, &agrave; agir de concert pour atteindre les objectifs qui ont &eacute;t&eacute; fix&eacute;s en 2011&nbsp;dans le cadre des Nations Unies: "<a href="http://www.youtube.com/watch?v=vlWM4Y-pVZI" target="_hplink">Z&eacute;ro nouvelle infection au VIH, z&eacute;ro discrimination, z&eacute;ro d&eacute;c&egrave;s li&eacute; au sida"</a>. Pour que d'ici &agrave; 2015, "le d&eacute;but de la fin du sida" soit une r&eacute;alit&eacute; tangible.<br />
<br />
<iframe width="570" height="321" src="http://www.youtube.com/embed/ciEj6o246m8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
A l'appui de cette campagne, One publiera &eacute;galement pour la premi&egrave;re fois, le 28 novembre prochain, un rapport qui fait le suivi des engagements internationaux en mati&egrave;re de lutte contre le sida - dont nous publierons les principaux enseignements <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/" target="_hplink">dans le <em>Huffington Post</em>.</a> Nous tenterons ainsi de cartographier la situation politique, le contexte financier et les moyens mis en &oelig;uvre pour la riposte mondiale au VIH. Et d'esquisser le chemin &agrave; parcourir pour mettre un point final &agrave; un fl&eacute;au qui a d&eacute;j&agrave; co&ucirc;t&eacute; la vie &agrave; plus de 25 millions de personnes.<br />
<br />
Pour pouvoir &ecirc;tre les premiers &agrave; poser le pied sur la lune, les gouvernements am&eacute;ricain et sovi&eacute;tique avaient su mobiliser avec d&eacute;termination les &eacute;nergies et les ressources. Vainqueurs de cette bataille de titans, les Etats-Unis, &agrave; partir de la fin des ann&eacute;es 50, avaient fourni dix ans de travail acharn&eacute;, mobilis&eacute; 400 000 personnes et d&eacute;pens&eacute; 25 milliards de dollars de l'&eacute;poque (plus de 150 milliards d'aujourd'hui) pour y parvenir. Mettre fin au sida est un r&ecirc;ve plus accessible&nbsp;: moins co&ucirc;teux, et potentiellement bien plus rapide &agrave; atteindre. Mais nos dirigeants sont-ils pr&ecirc;ts &agrave; s'y investir? Pour les en convaincre, nous avons besoin de la <a href="http://www.one.org/fin_du_sida" target="_hplink">mobilisation</a> du plus grand nombre. Pour leur rappeler qu'aucun r&ecirc;ve n'est trop grand. Si toutefois l'on se donne les moyens de le r&eacute;aliser.]]></content>
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    <title>Europe: être à la hauteur de notre Nobel de la Paix</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/aide-au-developpement-union-europeenne_b_2101393.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2101393</id>
    <published>2012-11-12T00:00:40-05:00</published>
    <updated>2013-01-11T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[AIDE AU DÉVELOPPEMENT - Les 22 et 23 novembre prochains, tout juste 20 jours avant de recevoir à Oslo le prix Nobel de la Paix, les dirigeants européens seront enfermés à l'ombre des salles de négociations bruxelloises afin de décider du futur budget septennal de l'Union, et notamment de l'avenir de l'engagement européen contre l'extrême pauvreté.]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[AIDE AU D&Eacute;VELOPPEMENT - Il y a &agrave; peine un mois, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/tag/prix-nobel-de-la-paix" target="_hplink">l'Union europ&eacute;enne se voyait attribuer le prix Nobel de la paix 2012</a> pour sa contribution "&agrave; l'avancement de la paix et &agrave; la r&eacute;conciliation, la d&eacute;mocratie et les droits de l'homme". C'est une reconnaissance du travail accompli depuis 60 ans en faveur de la "construction d'une confiance mutuelle" entre les pays et les citoyens europ&eacute;ens, comme le fait, par exemple, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/lilian-thuram/programme-erasmus-lettre-ouverte-thuram_b_2100692.html?utm_hp_ref=france" target="_hplink">le programme Erasmus avec les &eacute;tudiants</a>.<br />
<br />
Les <a href="http://www.european-council.europa.eu/council-meetings?lang=fr" target="_hplink">22 et 23 novembre prochains</a>, tout juste 20 jours avant de recevoir &agrave; Oslo, sous la lumi&egrave;re des projecteurs, ce prix Nobel, les dirigeants europ&eacute;ens seront enferm&eacute;s, entre eux, &agrave; l'ombre des salles de n&eacute;gociations bruxelloises, afin de d&eacute;cider du futur budget septennal de l'Union, et notamment de l'avenir de l'engagement europ&eacute;en contre l'extr&ecirc;me pauvret&eacute;.<br />
<br />
Un accouchement qui promet d&eacute;j&agrave; de se faire dans la douleur, tant les pays membres rivalisent de ferveur pour contester le budget de l'Union. Tout particuli&egrave;rement les sommes allou&eacute;es &agrave; la solidarit&eacute; internationale et l'"action ext&eacute;rieure" de l'Europe.<br />
<br />
<center><a href="http://www.flickr.com/photos/friendly-fire/33431056/" target="_hplink"><img alt="aide au developpement ue" src="http://i.huffpost.com/gen/855929/thumbs/r-AIDE-AU-DEVELOPPEMENT-UE-large570.jpg?12" /></a></center><br />
<br />
<br />
<strong>Le contraste ne saurait &ecirc;tre plus frappant</strong><br />
<br />
La belle Europe, fille de paix et de solidarit&eacute;, qui sera c&eacute;l&eacute;br&eacute;e &agrave; Oslo, risque de ne pas se reconna&icirc;tre au miroir des &acirc;pres tractations politiques de novembre, o&ugrave; la riche Europe du Nord veut donner toujours moins et recevoir toujours plus en retour, tandis qu'un nombre croissant de pays est tent&eacute; de passer par pertes et profits des pans entiers de ce qui fait l'Europe, comme la libre circulation des citoyens. Ou l'aide au d&eacute;veloppement que Bruxelles destine aux plus pauvres de la plan&egrave;te.<br />
<br />
<strong>Pourtant, ces lointaines actions europ&eacute;ennes sont essentielles</strong><br />
<br />
Elles permettent de changer le quotidien de millions de personnes et participent &agrave; leur mani&egrave;re &agrave; la promotion de la paix et de la stabilit&eacute;. <br />
<br />
Entre 2004 et 2009, l'Europe a donn&eacute; &agrave; plus de neuf millions d'&eacute;l&egrave;ves dans les pays du Sud l'acc&egrave;s &agrave; l'enseignement primaire. C'est l'UE qui a aussi permis de vacciner plus de cinq millions d'enfants contre la rougeole sur la plan&egrave;te. Enfin, c'est l'action de l'Union qui a ouvert &agrave; plus de 31 millions de personnes vivant dans des pays pauvres l'acc&egrave;s &agrave; l'eau potable.<br />
<br />
Au quotidien, des programmes comme le <a href="http://europa.eu/legislation_summaries/development/overseas_countries_territories/r12102_fr.htm" target="_hplink">Fonds europ&eacute;en pour le d&eacute;veloppement</a> (FED) et l'<a href="http://europa.eu/legislation_summaries/development/general_development_framework/l14173_fr.htm" target="_hplink">Instrument de financement de la coop&eacute;ration au d&eacute;veloppement</a> (ICD) sont des v&eacute;ritables forces de paix et promeuvent des valeurs qui sont ch&egrave;res &agrave; notre continent&nbsp;telles la solidarit&eacute; et le respect des droits de l'homme. <br />
<br />
Ils permettent &agrave; des femmes d'accoucher dans de meilleures conditions, &agrave; des petits agriculteurs de s'adapter au changement climatique, ou &agrave; des foyers de compl&eacute;ter leurs revenus et de scolariser leurs enfants.<br />
<br />
<strong>Ces programmes indispensables d'aide au d&eacute;veloppement et d'aide humanitaire ne repr&eacute;sentent que 6% du budget total propos&eacute; par la Commission europ&eacute;enne</strong><br />
<br />
Soit en moyenne <a href="http://www.one.org/c/fr/agir/4519/" target="_hplink">moins de 15 euros par citoyen europ&eacute;en et par an, comme le r&eacute;v&egrave;le l'analyse de notre feuille d'imp&ocirc;ts</a>. Mais nombreux sont ceux qui souhaitent faire peser les coupes budg&eacute;taires sur cet investissement pourtant vital.<br />
<br />
<strong>Quel paradoxe: &agrave; l'heure o&ugrave; Alfred Nobel fait triompher, &agrave; titre posthume, l'id&eacute;al europ&eacute;en, ses dirigeants d'aujourd'hui s'&eacute;chinent &agrave; en d&eacute;chirer ses oripeaux</strong><br />
<br />
Dans ces conditions, pourront-ils sans ciller recevoir ce prix dont ils h&eacute;ritent apr&egrave;s tant d'illustres r&eacute;cipiendaires qui les ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute;s, de Martin Luther King &agrave; M&egrave;re Teresa, de l'UNICEF &agrave; M&eacute;decins sans fronti&egrave;res?<br />
<br />
S'ils veulent pouvoir dire au monde que l'UE est, et restera bel et bien la "plus grande force de paix de l'histoire" comme l'affirmait encore le mois dernier son pr&eacute;sident Herman Van Rompuy, alors Angela Merkel, David Cameron, Fran&ccedil;ois Hollande et les autres leaders europ&eacute;ens <a href="http://www.one.org/international/lifesaver/?loc=fr" target="_hplink">se doivent de prot&eacute;ger la solidarit&eacute; europ&eacute;enne dans ces n&eacute;gociations budg&eacute;taires</a>. Ils nous le doivent aussi, &agrave; nous,<a href="http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_392_fr.pdf" target="_hplink"> 500 millions d'Europ&eacute;ens qui les avons &eacute;lus et qui soutenons &agrave; plus de 85% l'aide au d&eacute;veloppement europ&eacute;enne</a>. <br />
<br />
Ils le doivent enfin aux g&eacute;n&eacute;rations futures et &agrave; l'ensemble de la plan&egrave;te, afin de rester fid&egrave;les aux valeurs europ&eacute;ennes de solidarit&eacute; et d'humanisme et de recevoir, avec honneur et humilit&eacute;, ce prix qui r&eacute;compense l'espoir et l'engagement.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/855929/thumbs/s-AIDE-AU-DEVELOPPEMENT-UE-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>François Hollande, plus fort que Tintin au Congo?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/francois-hollande-visite-afrique_b_1961633.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1961633</id>
    <published>2012-10-12T12:25:28-04:00</published>
    <updated>2012-12-12T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[VISITE PRÉSIDENTIELLE - Le Général de Gaulle avait dit de Tintin qu'il était son "seul rival international". Après la présidence normale, la visite du Président français au Congo donnera-t-elle, sur la scène internationale, le signal de la présidence transparente?]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[VISITE PR&Eacute;SIDENTIELLE - C'est une histoire qui devrait passionner tous les jeunes de 7 &agrave; 77 ans. L'aventure se d&eacute;roule &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; un certain colonialisme reste encore ancr&eacute; dans les esprits. Un Europ&eacute;en se rend au Congo, v&eacute;ritable Eldorado tant son sous-sol est riche de minerais. L'homme, bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; mettre fin au trafic opaque de minerais qui b&eacute;n&eacute;ficie &agrave; une caste mafieuse, trouvera beaucoup d'ennemis sur sa route. <br />
<br />
Cet homme, vous l'aurez devin&eacute;, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/10/11/de-dakar-a-dakar-hollande-politique-africaine-porte-faux-sarkozy_n_1959497.html?utm_hp_ref=france" target="_hplink">c'est Fran&ccedil;ois Hollande, qui arrive &agrave; Kinshasa pour une visite &agrave; haut risque</a>. <br />
<br />
Dans un pays o&ugrave;, selon le dernier rapport de l'<a href="http://eiti.org/fr" target="_hplink">Initiative pour la transparence des industries extractives</a> (ITIE), les revenus du secteur miniers sont d'une profonde opacit&eacute;. Et o&ugrave; une certaine vision de la relation Nord-Sud pr&eacute;vaut toujours: <a href="http://ericjoyce.co.uk/wp-content/uploads/2011/11/summary-5-5m-loss-french-version.pdf" target="_hplink">une enqu&ecirc;te men&eacute;e en 2011 par le d&eacute;put&eacute; &eacute;cossais Eric Joyce r&eacute;v&eacute;lait que 59 entreprises fictives bas&eacute;es &agrave; Gibraltar</a> et dans les &icirc;les vierges britanniques exploiteraient frauduleusement les minerais en RDC, enrichissant quelques multinationales et spoliant les Congolais d'une somme estim&eacute;e &agrave; 5,5 milliards de dollars, selon le d&eacute;put&eacute;. <br />
<br />
<center><img alt="hollande visite afrique" src="http://i.huffpost.com/gen/813693/thumbs/r-HOLLANDE-VISITE-AFRIQUE-600x275.jpg?12" /></center><br />
<br />
Certaines de ces compagnies impliqu&eacute;es dans l'exploitation des sous-sols, en RDC comme ailleurs en Afrique, esp&egrave;rent bien rester dans l'ombre o&ugrave; elles ont prosp&eacute;r&eacute;. Et parfois, comme dans la c&eacute;l&egrave;bre bande dessin&eacute;e, sont pr&ecirc;tes &agrave; tout pour y arriver. <br />
<br />
On se souvient, en 1960, de la <a href="http://users.skynet.be/aloube/Secession.htm" target="_hplink">tentative de s&eacute;cession</a> de la riche province du Katanga, orchestr&eacute;e par <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN08077mosetognocu0/" target="_hplink">Tshombe</a>, homme de paille aux mains des compagnies mini&egrave;res occidentales qui craignaient une nationalisation de la fili&egrave;re par Lumumba. <br />
<br />
On conna&icirc;t aussi, h&eacute;las, les atrocit&eacute;s qui continuent d'&ecirc;tre perp&eacute;tr&eacute;es au <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121012145142/" target="_hplink">Nord-Kivu</a>. Pendant les massacres, les affaires continuent. Et elles se portent bien, merci.<br />
<br />
<strong>Le parall&egrave;le avec la fameuse BD a ses limites.</strong><br />
<br />
Les clich&eacute;s que pouvaient v&eacute;hiculer les vignettes d'Herg&eacute; ne sont bien entendu plus de mise. Qui pourrait encore douter que l'Homme africain&nbsp;n'ait pris toute sa place dans l'histoire? Et comme mieux vaut &eacute;viter les quiproquos, Fran&ccedil;ois Hollande a pr&eacute;cis&eacute; sa pens&eacute;e &agrave; Dakar. Pas de compassion, pas de condescendance, une volont&eacute; de remettre un espace entre les mots France et Afrique et d'&eacute;crire l'avenir &agrave; quatre mains. <br />
<br />
Mais comment y parvenir devant le d&eacute;fi d&eacute;mocratique qui se pose dans bien des pays de ce "grand continent"? <br />
<br />
Dans ce domaine, la visite &agrave; Kinshasa sera particuli&egrave;rement instructive. <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121011.OBS5246/sommet-de-la-francophonie-kabila-un-hote-bien-encombrant.html" target="_hplink">Joseph Kabila, fils de son p&egrave;re, n'est pas le moins contest&eacute; des leaders africains</a>, et, des ONG &agrave; l'opposition congolaise, l'enthousiasme est mod&eacute;r&eacute; face &agrave; une visite du Chef de l'Etat fran&ccedil;ais que Kinshasa pourrait transformer en campagne de publicit&eacute; pour le r&eacute;gime.<br />
<br />
Pour Fran&ccedil;ois Hollande, la solution de cette &eacute;pineuse &eacute;quation pourrait bien tenir en un seul mot: transparence. Car lorsque les lumi&egrave;res sont braqu&eacute;es sur les recoins les plus sombres des affaires qui unissent multinationales peu scrupuleuses et potentats locaux, il devient vite intenable de maintenir des pratiques qui ne b&eacute;n&eacute;ficient gu&egrave;re aux populations. <br />
<br />
Savoir, c'est pouvoir. <a href="http://act.one.org/sign/casse_du_siecle/" target="_hplink">Pouvoir mettre fin au casse du si&egrave;cle: ce sont au moins 125 milliards d'euros qui s'envolent chaque ann&eacute;e</a> des pays les plus pauvres via des montages financiers toujours plus complexes, au lieu de b&eacute;n&eacute;ficier aux populations locales. Bien plus que le montant annuel de l'aide publique au d&eacute;veloppement mondiale. <br />
<br />
Quant &agrave; cette derni&egrave;re, elle a aussi tout &agrave; gagner d'une op&eacute;ration v&eacute;rit&eacute;. <br />
<br />
Pour permettre aux contribuables de comprendre et de suivre les flux financiers distribu&eacute;s au titre de la solidarit&eacute; internationale. Et lever le fantasme collectif -nourri h&eacute;las de quelques exemples bien r&eacute;els- de d&eacute;penses somptuaires et de d&eacute;tournements de fonds, alors que tant d'&eacute;tudes d&eacute;montrent que l'aide, lorsqu'elle est bien investie, peut sauver des millions de vies, combattre l'illettrisme, lutter contre la d&eacute;sertification, promouvoir l'&eacute;galit&eacute; et les droits de l'homme- bref, permettre de sortir du triangle maudit d'une pauvret&eacute; extr&ecirc;me, de conditions climatiques de plus en plus dures et d'id&eacute;ologies en voie de radicalisation. <br />
<br />
Une potion am&egrave;re dont l'Europe, depuis les brutaux retours de b&acirc;ton, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/news/mali/" target="_hplink">du Mali</a> &agrave; <a href="http://www.huffingtonpost.fr/tag/libye" target="_hplink">la Libye</a>, redoute de plus en plus les cons&eacute;quences. <br />
<br />
Mais quand la transparence avance, c'est bien la mis&egrave;re qui recule, ce sont les droits qui progressent. <br />
<br />
<a href="http://www.one.org/fr/blog/one-vote-2012-francois-hollande-en-deuxieme-position/" target="_hplink">Le candidat Hollande l'avait promis lors de l'&eacute;lection, cette "grande op&eacute;ration de transparence" pour "lutter contre la corruption et les d&eacute;tournements"</a> de l'aide et soutenir une pratique <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/10/10/presidents-republique-afrique-francafrique-discours-dakar_n_1953544.html?utm_hp_ref=france" target="_hplink">des affaires d&eacute;barrass&eacute;es des oripeaux de la Fran&ccedil;afrique</a>. <br />
<br />
A Bono qu'il rencontrait mercredi, <a href="http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2012/communique-entretien-du-president-de-la.14067.html" target="_hplink">le Pr&eacute;sident affirmait encore son intention de pousser &agrave; l'adoption d'une directive europ&eacute;enne ambitieuse visant &agrave; renforcer les obligations de transparence</a> des comptes des industries extractives et foresti&egrave;res. <br />
<br />
En 1969, le G&eacute;n&eacute;ral de Gaulle avait dit de Tintin qu'il &eacute;tait son "seul rival international". Apr&egrave;s la pr&eacute;sidence normale, la visite du Pr&eacute;sident fran&ccedil;ais au Congo donnera-t-elle, sur la sc&egrave;ne internationale, le signal de la pr&eacute;sidence transparente? <br />
<br />
S'il le faisait, Fran&ccedil;ois Hollande pourrait bien faire vaciller le h&eacute;ros d'Herg&eacute; sur son pi&eacute;destal. Mais le jeu en vaut la chandelle. Nom d'une pipe en bois!]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/813693/thumbs/s-HOLLANDE-VISITE-AFRIQUE-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Avoir le droit de souffler sa cinquième bougie</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/avoir-le-droit-de-souffle_b_1597021.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1597021</id>
    <published>2012-06-15T00:00:00-04:00</published>
    <updated>2012-08-14T05:12:09-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[La communauté internationale, réunie à Washington les 14 et 15 juin, a dans ses mains une occasion unique et historique: mettre fin aux morts évitables d'enfants en l'espace d'une génération. Permettre à ces millions d'enfants de vivre? Un objectif fou, impensable il y a dix ans. A portée de main aujourd'hui.]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[Les trois quarts des d&eacute;c&egrave;s de nouveau-n&eacute;s dans les pays en d&eacute;veloppement ont lieu <a href="http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs333/fr/index.html" target="_hplink">dans les premiers jours suivant la naissance</a>. Toutefois, si le b&eacute;b&eacute; survit &agrave; son premier mois, il est susceptible de faire partie des millions d'enfants qui n'atteindront pas leur cinqui&egrave;me ann&eacute;e. Au total, ils sont 7,6 millions &agrave; travers le monde &agrave; dispara&icirc;tre chaque ann&eacute;e avant leur cinqui&egrave;me anniversaire. Soit l'&eacute;quivalent de la population de la Suisse.<br />
<br />
En cause, les risques sanitaires, qui sont &eacute;videmment bien plus &eacute;lev&eacute;s dans les pays en d&eacute;veloppement que dans les pays industrialis&eacute;s. Sans surprise, leur pr&eacute;valence est particuli&egrave;rement &eacute;lev&eacute;e dans les familles et communaut&eacute;s les plus pauvres et les plus marginalis&eacute;es de la plan&egrave;te. Tout le monde ne na&icirc;t pas &eacute;gal.<br />
<br />
Pourtant, cette situation ne doit rien &agrave; la fatalit&eacute;. Car la majorit&eacute; des nourrissons pourraient &ecirc;tre ais&eacute;ment sauv&eacute;s. Chez l'enfant de moins de cinq ans, plus de 90% des d&eacute;c&egrave;s sont imputables &agrave; six probl&egrave;mes de sant&eacute;, tous parfaitement &eacute;vitables: manque de soins n&eacute;onataux, pneumonie, diarrh&eacute;e, paludisme, rougeole et VIH/sida. <br />
<br />
<blockquote><strong>Morts absurdes</strong></blockquote><br />
<br />
Depuis longtemps, gouvernements et acteurs de terrain se sont engag&eacute;s &agrave; lutter contre ces morts absurdes. Mais pour la premi&egrave;re fois, les progr&egrave;s de la science et de la connaissance nous donnent le pouvoir de changer les choses. De faire en sorte qu'aucun enfant ne d&eacute;c&egrave;de des suites de complications &agrave; la naissance ou de maladies &eacute;vitables. <br />
<br />
Triompher de cette mortalit&eacute; infantile signifie dans un premier temps fournir des soins pr&eacute;nataux et une bonne nutrition aux femmes enceintes. C'est aussi, bien s&ucirc;r, assurer une nutrition saine pour les enfants afin de leur &eacute;viter la souffrance des retards de croissance. C'est les faire dormir sous des moustiquaires afin d'emp&ecirc;cher qu'ils contractent le paludisme. Les vacciner pour les prot&eacute;ger. C'est &eacute;galement permettre l'accouchement dans des conditions saines, &agrave; l'abri d'une &eacute;ventuelle transmission du VIH m&egrave;re-enfant. Toutes choses parfaitement ma&icirc;tris&eacute;es aujourd'hui, gr&acirc;ce aux fulgurantes avanc&eacute;es de la m&eacute;decine au cours des dix derni&egrave;res ann&eacute;es. Ainsi, gr&acirc;ce aux th&eacute;rapies disponibles aujourd'hui, il est d&eacute;sormais possible qu'une m&egrave;re s&eacute;ropositive donne naissance &agrave; un enfant s&eacute;ron&eacute;gatif dans 98% des cas! <br />
<br />
Dans ce contexte, <a href="http://www.apromiserenewed.org/" target="_hplink">l'Appel &agrave; l'action pour la survie de l'enfant</a>, qui se d&eacute;roulera &agrave; Washington les 14 et 15 juin, arrive &agrave; point nomm&eacute;. L'objectif de l'initiative, lanc&eacute;e par les gouvernements de l'Inde, de l'Ethiopie et des &Eacute;tats-Unis en &eacute;troite collaboration avec l'Unicef, est clair. Il s'agit de mettre fin aux d&eacute;c&egrave;s &eacute;vitables d'enfants en se focalisant sur la sant&eacute; maternelle, n&eacute;onatale et infantile. Sept cents dirigeants de gouvernements, du secteur priv&eacute; et de la soci&eacute;t&eacute; civile sont attendus pour donner le coup d'envoi &agrave; une action &agrave; long terme. Ensemble, ils entendent &oelig;uvrer &agrave; une cause commune. Ce qui les unit est une certitude: chaque enfant a le droit de grandir et de s'&eacute;panouir en bonne sant&eacute;. <br />
<br />
<blockquote><strong>Objectif vaccinations et sels de r&eacute;hydratation</strong></blockquote><br />
<br />
Nous ne partons pas de z&eacute;ro: entre 2000 et 2009, 5,4 millions de d&eacute;c&egrave;s d'enfants ont &eacute;t&eacute; &eacute;vit&eacute;s gr&acirc;ce &agrave; la vaccination soutenue par <a href="http://www.huffingtonpost.fr/seth-berkley/vaccination-gavi-alliance_b_1590077.html" target="_hplink">GAVI, l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation</a>. En moyenne, le nombre de d&eacute;c&egrave;s annuels d'enfants de moins de 5 ans dans le monde a diminu&eacute; d'un tiers. Les moustiquaires, les traitements et la pr&eacute;vention ont contribu&eacute; &agrave; une baisse du nombre de d&eacute;c&egrave;s li&eacute;s au paludisme de 25% depuis 2000. Une simple solution de sels de r&eacute;hydratation orale et de zinc peut pr&eacute;venir la d&eacute;shydratation caus&eacute;e par la diarrh&eacute;e. Et le nombre d'enfants atteints par le VIH chaque ann&eacute;e a chut&eacute; de 620.000 &agrave; 390.000 en l'espace de dix ans. <br />
<br />
Le r&eacute;sultat de ces avanc&eacute;es est impressionnant. Le remarquable d&eacute;clin de la mortalit&eacute; infantile au Rwanda (-50%), en Tanzanie et en Ethiopie (-28% pour les deux pays) prouve que des interventions simples peuvent sauver des vies. C'est d&eacute;sormais une certitude: il est possible de faire baisser les taux de mortalit&eacute; infantile dans les pays les plus pauvres &agrave; des niveaux avoisinant ceux des pays plus riches. Il est temps pour chaque pays en d&eacute;veloppement de suivre le m&ecirc;me chemin.<br />
<br />
La communaut&eacute; internationale, r&eacute;unie &agrave; Washington les 14 et 15 juin, a dans ses mains une occasion unique et historique: mettre fin aux morts &eacute;vitables d'enfants en l'espace d'une g&eacute;n&eacute;ration. Permettre &agrave; ces millions d'enfants de vivre? Un objectif fou, impensable il y a dix ans. A port&eacute;e de main aujourd'hui. Et peut-&ecirc;tre, demain, enfin r&eacute;alis&eacute;. Si toutefois la mobilisation est au rendez-vous.]]></content>
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<entry>
    <title>G8: le  changement de cap, c'est maintenant?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/g8-le-changement-de-cap-c_b_1521213.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1521213</id>
    <published>2012-05-18T00:00:00-04:00</published>
    <updated>2012-07-17T05:12:20-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le moment n'est-il pas venu pour que, dans l'intimité de la réunion de Camp David, le dirigeant socialiste surprenne ses homologues et fasse entendre une autre petite musique. Pour le G8, le changement de cap, c'est maintenant ?]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[Ce 18 mai, les grands de ce monde se r&eacute;uniront, comme chaque ann&eacute;e &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, pour <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/04/28/agenda-presidentiel-g20-g8-otan-emploi-dette_n_1461049.html" target="_hplink">le sommet du G8</a>. Cette ann&eacute;e, c'est sous l'&eacute;gide du pr&eacute;sident Obama que la r&eacute;union de famille aura lieu, &agrave; Camp David aux Etats-Unis. Avec plusieurs nouvelles t&ecirc;tes d'affiche&nbsp;: exit, l'impr&eacute;visible Silvio Berlusconi, remplac&eacute; par l'aust&egrave;re Mario Monti. Pour la Russie, c'est l'inusable Medvedev qui reviendra, mais cette fois-ci en qualit&eacute; de premier ministre. Mais les chefs d'Etat et de gouvernement qui seront pr&eacute;sents attendront sans doute surtout une rencontre inhabituelle&nbsp;: celle de ce curieux pr&eacute;sident fran&ccedil;ais qui, a rebours des autres pays du G8, vient de prendre la t&ecirc;te d'un grand pays avec un programme de gauche.<br />
<br />
Fran&ccedil;ois Hollande n'aura, au moment de cette importante rencontre, pas plus de 3 jours de mandat &agrave; la t&ecirc;te du pays. Pour celui qui, pendant la campagne &eacute;lectorale, martelait que l'alternance en France pourrait donner le signal d'une nouvelle donne au niveau mondial, ce sommet prend une importance toute particuli&egrave;re. La feuille de route du nouveau pr&eacute;sident d&eacute;passe d'ailleurs largement les limites de l'hexagone&nbsp;: du retrait des troupes d'Afghanistan &agrave; la ren&eacute;gociation du pacte budg&eacute;taire europ&eacute;en, l'agenda de monsieur Hollande le condamne &agrave; parler d'une voix forte et d&eacute;cisive dans les sommets internationaux. <br />
<br />
L'agenda de ce G8 am&eacute;ricain est bien charg&eacute;. Comme &agrave; chaque sommet de ce type, on parlera d'abord de croissance et de crise. Mais on parlera aussi beaucoup de l'aide aux pays en d&eacute;veloppement, et en particulier &agrave; l'Afrique. C'est en effet une tradition - d'origine fran&ccedil;aise - qui remonte &agrave; 1996. R&eacute;uni &agrave; Lyon, le G7, anc&ecirc;tre du G8 actuel, prenait la d&eacute;cision historique d'effacer une partie de la dette des pays pauvres. Depuis, le sommet n'a pas ch&ocirc;m&eacute;&nbsp;: cr&eacute;ation du Fonds mondial de lutte contre le sida au sommet de G&ecirc;nes en 2001, plan d'action pour l'Afrique &agrave; Kananaskis l'ann&eacute;e suivante, promesses d'aide ambitieuses &agrave; Gleneagles en 2005, initiative pour l'agriculture en 2009 ou pour la sant&eacute; en 2010... chaque G8 d&eacute;die une partie de ses engagements &agrave; la lutte contre la pauvret&eacute;.<br />
<br />
Mais voil&agrave;&nbsp;: les promesses, c'est bien connu, n'engagent que ceux qui les croient. Le G8 en a fait un leitmotiv&nbsp;et la liste est longue de ces engagements solennels qui sont rest&eacute;s lettre morte. Celui dont les pays risquent de beaucoup parler &agrave; Camp David, c'est le projet dit de L'Aquila. R&eacute;unis lors du sommet &eacute;ponyme en Italie en 2009, les huit pays les plus riches s'&eacute;taient engag&eacute;s &agrave; investir massivement dans l'agriculture dans les pays pauvres. Le constat &eacute;tait sagace&nbsp;: plut&ocirc;t que d'attendre les crises alimentaires pour d&eacute;ployer l'aide d'urgence, mieux valait agir de mani&egrave;re pr&eacute;ventive, soutenir l'essor d'une agriculture solide qui puisse nourrir les populations et contribuer au d&eacute;collage des &eacute;conomies des pays en d&eacute;veloppement. A l'&eacute;poque, le G8 avait donc souscrit &agrave; un plan de trois ans. Qui devait se solder par des investissements de l'ordre de 22 milliards de dollars.<br />
<br />
Trois ans, c'est tr&egrave;s exactement le temps qui s'est &eacute;coul&eacute; depuis cette promesse. Camp David sera donc &agrave; l'heure du bilan. Les derniers chiffres ne seront annonc&eacute;s que le jour du sommet, mais les r&eacute;sultats des ann&eacute;es 2009 et 2010 sont d&eacute;j&agrave; connus. Et quel bilan&nbsp;! Rois du recyclage, les pays ont fait montre d'une imagination d&eacute;bordante pour annoncer comme contribution &agrave; l'initiative de L'Aquila des projets agricoles qui avaient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; programm&eacute;s par ailleurs. Et malgr&eacute; ces remarquables efforts pour atteindre la cible &agrave; tout prix, seules 22% des sommes promises pouvaient &ecirc;tre comptabilis&eacute;es deux ans apr&egrave;s le lancement de l'initiative. Le bilan final, sauf miracle, ne devrait pas &ecirc;tre beaucoup plus flatteur. Et c'est sur cette base que le G8 am&eacute;ricain devra d&eacute;cider de son engagement &agrave; venir. Le pr&eacute;sident Obama l'a d'ailleurs pr&eacute;vu&nbsp;: "son" G8 sera le point de d&eacute;part d'une nouvelle "alliance" pour l'agriculture et la s&eacute;curit&eacute; alimentaire.<br />
<br />
C'est dans ce contexte que ONE a lanc&eacute; sa campagne Agriculture=Alimentation=Avenir. Car des recherches r&eacute;centes ont montr&eacute; que si les bailleurs, les gouvernements du Sud et le secteur priv&eacute; s'entendaient pour financer les initiatives des 30 pays pauvres qui ont un plan pour d&eacute;velopper leur agriculture, 50 millions de personnes sortiraient de l'extr&ecirc;me pauvret&eacute;. Et si ce dispositif &eacute;tait compl&eacute;t&eacute; par des interventions nutritionnelles dans les pays qui ont pris des engagements en la mati&egrave;re, ce seraient 15 millions d'enfants &agrave; qui seraient &eacute;pargn&eacute;s les affres de la malnutrition et ses corollaires, retards de croissance et atteintes physiques et intellectuelles irr&eacute;versibles. <br />
Face &agrave; ces r&eacute;alit&eacute;s, la vraie question sera de savoir si le G8 choisira l'option du business as usual. Bilan &eacute;vacu&eacute;, promesses impr&eacute;cises, compteurs trafiqu&eacute;s, et rendez-vous dans 3, 5 ou 10 ans pour s'apercevoir que rien n'a &eacute;t&eacute; fait. Ou si, avec un pr&eacute;sident fran&ccedil;ais qui se dit pr&ecirc;t &agrave; en d&eacute;coudre avec ses homologues &eacute;trangers et reproche &agrave; son pr&eacute;d&eacute;cesseur d'avoir trop parl&eacute; et si peu agi, le moment n'est pas venu pour que, dans l'intimit&eacute; de la r&eacute;union de Camp David, le dirigeant socialiste surprenne ses homologues et fasse entendre une autre petite musique.<br />
Pour le G8, le changement de cap, c'est maintenant&nbsp;? R&eacute;ponse ce 18 mai.]]></content>
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<entry>
    <title>Lettre ouverte aux leaders du G8</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/g8-pays-developpement-faim-pauvrete_b_1520832.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1520832</id>
    <published>2012-05-17T00:00:00-04:00</published>
    <updated>2012-07-16T05:12:04-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le G8 peut briser le cycle de la faim et de la pauvreté: lisez l'appel de Howard Buffet, Bob Geldof, Roger Thurow, Lawrence Haddad, Mark Malloch Brown, Gordon Conway...]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[Le syst&egrave;me alimentaire mondial subit une immense pression en raison de la croissance des in&eacute;galit&eacute;s, de la pauvret&eacute;, de la modification de l'utilisation des sols et des &eacute;v&eacute;nements climatiques extr&ecirc;mes. Il ne r&eacute;pond pas aux besoins alimentaires et nutritionnels des populations les plus vuln&eacute;rables de la plan&egrave;te. <br />
<br />
En d&eacute;pit de l'abondance alimentaire mondiale, une personne sur sept se couche chaque soir le ventre vide et la crise cach&eacute;e de la malnutrition est &agrave; l'origine d'un d&eacute;c&egrave;s sur trois chez les enfants &acirc;g&eacute;s de moins de cinq ans. Au niveau mondial, on estime que 170 millions d'enfants risquent des troubles &agrave; vie du d&eacute;veloppement physique et cognitif - une situation connue sous le nom "retard de croissance" - faute d'acc&egrave;s &agrave; un r&eacute;gime alimentaire appropri&eacute;.<br />
<br />
Pourtant, il existe des solutions claires. Les dirigeants mondiaux ont le pouvoir de donner le coup d'arr&ecirc;t &agrave; la faim et &agrave; la d&eacute;nutrition. Le Sommet&nbsp;2012 du G8 est une opportunit&eacute; unique d'acc&eacute;l&eacute;rer l'action mondiale pour lutter contre la s&eacute;curit&eacute; alimentaire et la malnutrition. <br />
<br />
Nous savons que <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/04/28/agenda-presidentiel-g20-g8-otan-emploi-dette_n_1461049.html" target="_hplink">le G8</a> &eacute;labore une nouvelle initiative de s&eacute;curit&eacute; alimentaire qui sera annonc&eacute;e au Sommet de Camp David, ax&eacute;e sur la mise &agrave; l'&eacute;chelle des investissements dans l'agriculture pour augmenter les revenus, r&eacute;duire la pauvret&eacute; et assurer une plus grande s&eacute;curit&eacute; alimentaire.<br />
<br />
Mais il faudra plus d'ambition pour r&eacute;ussir. Les plans actuels ciblent la croissance agricole qui est certes importante, mais insuffisante pour garantir que les bons aliments atteignent ceux qui en ont le plus besoin. Une initiative &eacute;largie et plus efficace qui cible l'am&eacute;lioration des r&eacute;sultats en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; alimentaire et nutritionnelle par rapport aux promesses de 2009 est capitale. Les dirigeants du G8 doivent faire preuve de plus d'ambition pour lutter contre le fl&eacute;au mondial de la faim et de la malnutrition. Pour cela, il suffira de quatre mesures lors du Sommet 2012 du G8 : <br />
Il faut renverser des d&eacute;cennies de sous-investissement &agrave; la fois dans les petites exploitations agricoles et les programmes de nutrition. Les investissements historiques de l'initiative de L'Aquila sur la s&eacute;curit&eacute; alimentaire du G8 de 2009 doivent &ecirc;tre honor&eacute;s de toute urgence avant l'expiration des engagements de L'Aquila &agrave; la fin de cette ann&eacute;e. Les dirigeants du G8 doivent s'engager &agrave; &eacute;tendre et &agrave; renouveler ces engagements financiers publics, au-del&agrave; de 2012, en accordant la priorit&eacute; aux femmes petits producteurs, aux m&eacute;thodes agricoles durables et &agrave; des solutions dont l'efficacit&eacute; est av&eacute;r&eacute;e pour r&eacute;duire la malnutrition infantile. <br />
<br />
Les dirigeants du G8 doivent d&eacute;finir des cibles d'impact pour sortir 50 millions de personnes de la pauvret&eacute; par l'agriculture et sauver au moins 15 millions d'enfants du retard de croissance. 30 pays &agrave; revenu faible luttent d&eacute;j&agrave; contre la faim au moyen de plans d'investissement dans le secteur agricole et 18 d'entre eux sont engag&eacute;s dans la lutte contre la malnutrition par leur implication dans le mouvement sans pr&eacute;c&eacute;dent de Renforcement de la nutrition (SUN - Scaling Up Nutrition). Les dirigeants du G8 doivent fixer cette cible comme objectif interm&eacute;diaire en vue d'atteindre la cible de l'Organisation mondiale de la sant&eacute; de diminuer le retard de croissance de 40 pour cent au cours des 10 prochaines ann&eacute;es au niveau mondial. <br />
<br />
Les investissements des secteurs public et priv&eacute; doivent d&eacute;montrer clairement comment ils profiteront aux petits producteurs et seront li&eacute;s aux indicateurs du d&eacute;veloppement. <br />
<br />
Apporter un appui rapide et souple aux gouvernements nationaux, par exemple par le biais du Guichet du secteur public du Programme mondial pour l'agriculture et la s&eacute;curit&eacute; alimentaire (GAFSP) qui est centr&eacute; sur les d&eacute;ficits de financement des plans nationaux de d&eacute;veloppement agricole et de s&eacute;curit&eacute; alimentaire. <br />
<br />
2012 est une ann&eacute;e capitale. La famine s'&eacute;tend de la Somalie au S&eacute;n&eacute;gal. Les prix alimentaires demeurent &eacute;lev&eacute;s et volatiles. Pr&egrave;s d'un milliard de personnes souffrent de la faim chaque jour. Et le G8 a accept&eacute; de faire quelque chose &agrave; ce sujet.<br />
<br />
Le moment est venu d'&ecirc;tre ambitieux. Gr&acirc;ce &agrave; ces mesures, le G8 peut briser le cycle de la faim et de la pauvret&eacute; &agrave; Camp David. <br />
<br />
<blockquote>Les organisations non gouvernementales ONE, Concern, Save the Children, World Vision<br><br />
Bob Geldof, activiste et chanteur, membre de ONE<br><br />
Howard Buffet, Homme d'affaires et philanthrope <br><br />
Mary Robinson, ancienne pr&eacute;sidente de la R&eacute;publique d'Irlande, member du groupe des Elders<br><br />
Prof. Dr. Dirk Messner, directeur de l'Institut allemand du d&eacute;veloppement (Deutsches Institut f&uuml;r Entwicklungspolitik - DIE)<br><br />
B&auml;rbel Dieckmann, pr&eacute;sidente de l'ONG Welthungerhilfe<br><br />
Prof. Dr. Joachim von Braun, Economiste agricole, ancient directeur de l'International Food Policy Research Institute<br><br />
Roger Thurow, journaliste, auteur et chercheur principal au Chicago Council on Global Affairs<br><br />
Richard Trumpka, pr&eacute;sident de l'AFL-CIO, la plus importante&nbsp;centrale syndicale&nbsp;aux&nbsp;&Eacute;tats-Unis<br><br />
Lawrence Haddad, directeur de l'Institute of development studies (GB)<br><br />
Mark Malloch Brown, depute britannique, ancien secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint des Nations Unies<br />
Gordon Conway, &eacute;conomiste</blockquote>]]></content>
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    <title>One Vote: la France myope</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/one-vote-france-myope_b_1459553.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1459553</id>
    <published>2012-04-28T00:00:00-04:00</published>
    <updated>2012-06-27T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[La politique de coopération de la France est largement resté absent de la campagne. C'est dire l'indifférence qui frappe la question, reléguée au rang des oubliés parmi les grands oubliés.]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[<img alt="2012-04-12-onevotebig.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-04-12-onevotebig.jpg" width="580" height="159" /><br />
<br />
Il y a quelques jours, <a href="http://journal.liberation.fr/publication/liberation/904/#!/0_0" target="_hplink"><em>Lib&eacute;ration</em> attirait l'attention sur les sujets oubli&eacute;s du d&eacute;bat des &eacute;lections.</a> Dans sa liste, le quotidien ne mentionnait pas la politique de coop&eacute;ration de la France. Pourtant, ce th&egrave;me est largement rest&eacute; absent de la campagne.&nbsp;C'est dire l'indiff&eacute;rence qui frappe la question, rel&eacute;gu&eacute;e au rang des oubli&eacute;s parmi les grands oubli&eacute;s.<br />
<br />
Remarquable paradoxe de cette pr&eacute;sidentielle: notre commerce moribond doit son salut &agrave; la croissance &eacute;conomique en Afrique et en Asie. <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/29/petrole-au-nigeria-impunite-des-entreprises-petrolieres_1610329_3232.html" target="_hplink">Le p&eacute;trole puis&eacute; au Nig&eacute;ria</a> ou au Gabon fait flamber les prix &agrave; la pompe parisiens. <a href="http://www.lepoint.fr/societe/alain-prost-reprend-la-societe-lejaby-18-01-2012-1420702_23.php" target="_hplink">La fabrique Lejaby d&eacute;m&eacute;nage en Tunisie.</a> <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/04/26/mali-tombouctou-groupe-arme_n_1456780.html?ref=international" target="_hplink">Le bourbier malien fait trembler notre diplomatie.</a> Mais rien n'y fait: le regard des politiques en campagne reste obstin&eacute;ment fix&eacute; sur l'hexagone. Changement, France forte ou France myope?<br />
 <br />
Nous voici donc &agrave; l'heure de l'ultime confrontation, peut-&ecirc;tre la derni&egrave;re occasion pour que les deux finalistes s'emparent de la question des affaires internationales, domaine r&eacute;serv&eacute; du pr&eacute;sident sous la cinqui&egrave;me r&eacute;publique. Et de la politique de coop&eacute;ration, qui devrait en &ecirc;tre l'un de ses principaux piliers.<br />
<br />
Au-del&agrave; des effets de manche, puissant r&eacute;v&eacute;lateur de l'effort r&eacute;el des Etats en la mati&egrave;re, le budget qui lui est consacr&eacute;. Depuis 1970, sous l'&eacute;gide des Nations unies, les pays d&eacute;velopp&eacute;s, dont la France, se sont engag&eacute;s &agrave; d&eacute;penser 0,7% de leur richesse nationale au d&eacute;veloppement des pays pauvres. Objectif cent fois repouss&eacute;. En Europe, les Etats ont fini par s'accorder sur la date de 2015 pour y parvenir. Un r&eacute;sultat atteint et m&ecirc;me d&eacute;pass&eacute; depuis longtemps par nos voisins luxembourgeois, scandinaves ou hollandais. Mais la France fait de la r&eacute;sistance.<br />
<br />
En r&eacute;ponse &agrave; nos interrogations, Nicolas Sarkozy s'est bien engag&eacute; &agrave; faire le n&eacute;cessaire dans les temps. Mais sit&ocirc;t &eacute;lu en 2007, le pr&eacute;sident s'&eacute;tait empress&eacute; de repousser l'&eacute;ch&eacute;ance alors fix&eacute;e &agrave; 2012. <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/les-palmes-de-one-aux-candidats_b_1433717.html" target="_hplink">Et l'engagement aujourd'hui affich&eacute; ne s'accompagne pas d'une feuille de route pour y parvenir, &agrave; l'heure o&ugrave; le budget de l'aide fran&ccedil;aise marque le pas, reculant de 0,50% du revenu national brut en 2010 &agrave; 0,46% en 2011.</a> Face &agrave; lui, Fran&ccedil;ois Hollande joue la montre: s'il dit rester fid&egrave;le &agrave; l'objectif des 0,7%, exit la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; 2015. Le candidat ne donne plus d'&eacute;ch&eacute;ance pour que la France tienne parole. Un pied sur l'acc&eacute;l&eacute;rateur, un autre sur le frein?<br />
<br />
Et puis il y a la fameuse taxe sur les transactions financi&egrave;res. Le pr&eacute;sident sortant annonce qu'une part de ses profits ira d&egrave;s 2013 &agrave; la solidarit&eacute; internationale. Fran&ccedil;ois Hollande rench&eacute;rit, et pr&eacute;cise &agrave; ONE qu'une &laquo;&nbsp;partie importante&nbsp;&raquo; des fonds lev&eacute;s par ce nouvel imp&ocirc;t iront au d&eacute;veloppement. Mais lorsque, en f&eacute;vrier de cette ann&eacute;e,  la taxe a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e, d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; prise d'attribuer l'int&eacute;gralit&eacute; de ses b&eacute;n&eacute;fices au budget national. Quant &agrave; nos deux candidats, ils omettent tous deux de pr&eacute;ciser quel sera le pourcentage des recettes vers&eacute; au d&eacute;veloppement. <br />
<br />
Devant cette valse-h&eacute;sitation, l'on est en droit de s'interroger: les deux gagnants du premier tour auraient-ils des doutes sur le bien-fond&eacute; des politiques de coop&eacute;ration? Per&ccedil;oivent-ils pleinement l'int&eacute;r&ecirc;t que peut avoir notre pays &agrave; consacrer un petit 0,7% de sa richesse &agrave; la solidarit&eacute; internationale? En l'absence de certitude sur les motivations de nos deux finalistes, prenons donc les devants.<br />
<br />
Peut-&ecirc;tre nos pr&eacute;sidentiables pensent-ils l'objectif d&eacute;suet. Vieux de quarante ans, calcul&eacute; &agrave; partir d'hypoth&egrave;ses qui ne sont plus d'actualit&eacute;... Mais du sida au climat, les enjeux nouveaux n'ont fait que rendre la t&acirc;che plus ardue. Les solutions ont d'ailleurs &eacute;t&eacute; chiffr&eacute;es: interrompre la transmission m&egrave;re-enfant du sida dans tous les pays du monde co&ucirc;terait 1,8 milliard d'euros. Pour la fin de la faim, compter 30 milliards. Pour atteindre les objectifs du mill&eacute;naire pour le d&eacute;veloppement, qui porteraient l'estocade &agrave; la pauvret&eacute; extr&ecirc;me sur la plan&egrave;te, il manque encore 120 milliards. Les projets sont l&agrave;. Les opportunit&eacute;s identifi&eacute;es. Et les agences internationales menac&eacute;es dans leur action, faute de moyens.<br />
<br />
Il est de bon ton de critiquer l'efficacit&eacute; de l'aide au d&eacute;veloppement. Nos politiques seraient-ils alors sensibles aux sir&egrave;nes de ceux qui ne voient dans ces programmes qu'un gouffre financier sans fond? Laissons parler les chiffres: les mesures contre le paludisme ont sauv&eacute; 1,2 millions de personnes entre 2000 et 2011; depuis 2005, le nombre de nouvelles infections &agrave; la tuberculose d&eacute;cro&icirc;t constamment; la polio a &eacute;t&eacute; r&eacute;duite de 99% depuis 1988... lorsqu'elle est utilis&eacute;e intelligemment, l'aide sur le terrain change durablement la donne.<br />
<br />
On n'ose &eacute;videmment imaginer que la relative timidit&eacute; des deux pr&eacute;tendants &agrave; l'Elys&eacute;e soit li&eacute;e &agrave; la crainte d'une sanction &eacute;lectorale. Mais si c'&eacute;tait le cas, ils pourraient se rassurer. Un sondage r&eacute;cent d&eacute;montre qu'une politique de d&eacute;veloppement ambitieuse est soutenue par les fran&ccedil;ais: seuls 19% de nos concitoyens veulent voir l'aide fran&ccedil;aise r&eacute;duite. Selon une autre enqu&ecirc;te parue en avril, 74% des Fran&ccedil;ais se prononcent en faveur de l'utilisation d'une taxe sur les transactions financi&egrave;res pour financer la solidarit&eacute; internationale.<br />
<br />
Mais nos deux candidats se sentent peut-&ecirc;tre paralys&eacute;s par l'&eacute;tat des finances de notre pays. Est-il bien raisonnable de s'engager sur un budget pour la coop&eacute;ration pendant que la maison br&ucirc;le? Le AAA fran&ccedil;ais, d&eacute;j&agrave; mis &agrave; mal, r&eacute;sisterait-il &agrave; l'annonce d'une politique solidaire ambitieuse? L'atteinte des 0,7% co&ucirc;terait certes 4 milliards &agrave; notre pays. Mais &agrave; l'heure o&ugrave; la France compte pour plus de 50 milliards d'euros annuels de niches fiscales et o&ugrave; l'Europe perd 850 milliards par an &agrave; cause de la fraude fiscale, il faut s'interroger sur notre sens des priorit&eacute;s.<br />
<br />
Car c'est la politique de d&eacute;veloppement qui nous assurera notre place &agrave; la table des d&eacute;cisions internationales, face &agrave; des pays &eacute;mergents de plus en plus puissants. C'est elle qui aidera &agrave; transformer des pays pauvres et instables en futurs march&eacute;s tirant notre propre croissance. Et de la crise afghane aux pirates somaliens, le sang vers&eacute; -et l'amplitude des budgets consentis en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; et de d&eacute;fense- nous rappellent cr&ucirc;ment cette r&eacute;alit&eacute;: notre politique de d&eacute;veloppement est un instrument peu co&ucirc;teux&nbsp;parce qu'il agit de mani&egrave;re pr&eacute;ventive. Les Britanniques l'ont d'ailleurs compris. Malgr&eacute; la r&eacute;cession qui les frappe, ils devraient atteindre les 0,7% d&egrave;s l'ann&eacute;e prochaine, deux ans avant l'objectif europ&eacute;en.<br />
<br />
En 2011, deux s&eacute;nateurs &eacute;crivaient qu'en mati&egrave;re de d&eacute;veloppement la France avait les ambitions des Etats-Unis avec le budget du Danemark. En cette veille de second tour, Fran&ccedil;ois Hollande et Nicolas Sarkozy ont le choix de hisser notre politique internationale &agrave; la hauteur des ambitions de notre pays. D'en faire un puissant rem&egrave;de aux d&eacute;fis auxquels nous sommes confront&eacute;s. Dans cinquante ans, le monde ne se souviendra sans doute plus des d&eacute;bats sur la viande hallal ou le  permis de conduire. Mais les livres retiendront s&ucirc;rement le nom du pr&eacute;sident qui aura mis fin &agrave; la faim.<br />
<br />
<img alt="2012-04-12-onevotebig.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-04-12-onevotebig.jpg" width="580" height="159" />]]></content>
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    <title>Célébrons la semaine de l'immunisation sans relâcher l'effort</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/awa-marie-collseck/sante-vaccination-immunisation_b_1456335.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1456335</id>
    <published>2012-04-27T00:00:06-04:00</published>
    <updated>2012-06-26T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[En cette semaine mondiale pour la vaccination, tous les acteurs de la santé et du développement ont décidé de prendre part à la mobilisation initiée par l'Organisation mondiale de la santé visant à donner un coup d'accélérateur aux taux de couverture vaccinale à travers le monde.]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[En cette semaine mondiale pour la vaccination, tous les acteurs de la sant&eacute; et du d&eacute;veloppement ont d&eacute;cid&eacute; de prendre part &agrave; la mobilisation initi&eacute;e par l'Organisation mondiale de la sant&eacute; visant &agrave; donner un coup d'acc&eacute;l&eacute;rateur aux taux de couverture vaccinale &agrave; travers le monde. <br />
<br />
D&eacute;clin&eacute;e &agrave; travers les cinq continents, cette mobilisation dont le mot d'ordre&nbsp;retenu cette ann&eacute;e, "Prot&eacute;gez le monde - faites-vous vacciner", est l'occasion de nous rappeler que la vaccination permet de pr&eacute;venir chaque ann&eacute;e, entre 2 et 3 millions de d&eacute;c&egrave;s. <br />
<br />
S'il s'agit de regarder le verre &agrave; moiti&eacute; plein, nous ne pouvons que nous r&eacute;jouir des progr&egrave;s r&eacute;cemment enregistr&eacute;s &agrave; travers le monde. Le constat est simple&nbsp;: les taux de couverture vaccinale augmentent, la vaccination touche tous les ans un plus grand nombre d'enfants. On estime ainsi &agrave; 109 millions le nombre d'enfants de moins d'un an auxquels on a administr&eacute; trois doses de vaccin dipht&eacute;rie-t&eacute;tanos-coqueluche pour la seule ann&eacute;e 2010.<br />
<br />
On notera surtout que de nouveaux vaccins sont d&eacute;sormais disponibles pour les pays en d&eacute;veloppement, jusqu'alors inexistants ou sous-utilis&eacute;s, permettant de combattre les deux premi&egrave;res causes de mortalit&eacute; infantile&nbsp;dans le monde : pneumocoque et rotavirus &agrave; l'origine des principales causes de pneumonie et de diarrh&eacute;e aigu&euml;.<br />
<br />
Cette r&eacute;ussite n'aurait pas pu avoir lieu sans GAVI, l'alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation, qui a su mobiliser les fonds n&eacute;cessaires pour acc&eacute;l&eacute;rer consid&eacute;rablement l'acc&egrave;s aux vaccins nouveaux et sous-utilis&eacute;s dans les pays en d&eacute;veloppement. A titre d'exemple, le S&eacute;n&eacute;gal a r&eacute;cemment &eacute;t&eacute; approuv&eacute; pour l'introduction du vaccin contre le pneumocoque, rejoignant ainsi les 46 pays soutenus par GAVI approuv&eacute;s pour ce m&ecirc;me vaccin depuis 2010. L'impact de l'effort de la communaut&eacute; internationale en faveur de l'effort vaccinal est d&eacute;sormais tangible. <br />
<br />
Les pessimistes, les r&eacute;alistes peut-&ecirc;tre, observeront &eacute;galement le verre &agrave; moiti&eacute; vide. On estime aujourd'hui encore &agrave; 1,7 million le nombre d'enfants d&eacute;c&eacute;d&eacute;s d'une maladie &eacute;vitable par la vaccination avant d'avoir atteint leur cinqui&egrave;me anniversaire, un scandale quotidien qui se d&eacute;roule dans le plus grand silence. <br />
<br />
Enfin, et comble du paradoxe, au regard des succ&egrave;s enregistr&eacute;s, certains parents et professionnels de sant&eacute; pensent que la vaccination n'est plus n&eacute;cessaire, ne rel&egrave;ve plus de l'urgence sanitaire. C'est ainsi que certains pays voient leur couverture vaccinale diminuer et la r&eacute;emergence de maladies comme la dipht&eacute;rie, la rougeole et la poliomy&eacute;lite.<br />
<br />
Cette dynamique a une r&eacute;sonance toute particuli&egrave;re en France o&ugrave; les taux de couverture vaccinale pour des vaccins tels que la rougeole restent insuffisants. Il convient de palier urgemment &agrave; cette insuffisance de vaccination.<br />
<br />
C'est le sens que nous, ONG, gouvernements et acteurs du d&eacute;veloppement et de la sant&eacute;, souhaitons donner &agrave; cette semaine pour la vaccination&nbsp;: c&eacute;l&eacute;brer les succ&egrave;s sans rel&acirc;cher l'effort.]]></content>
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    <title>Oui au beau temps et à la transparence</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/oui-au-beau-temps-et-a-la_b_1437514.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1437514</id>
    <published>2012-04-19T11:00:15-04:00</published>
    <updated>2012-06-19T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Chaque année, l'évasion fiscale des multinationales fait perdre aux pays en développement 125 milliards d'euros de recettes. Quatre fois le montant nécessaire, selon la FAO, pour éradiquer la faim dans le monde.]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[<img alt="2012-04-12-onevotebig.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-04-12-onevotebig.jpg" width="580" height="159" /><br />
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La transparence est la grande gagnante du One Vote! <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/les-palmes-de-one-aux-candidats_b_1433717.html" target="_hplink">Huit des neuf candidats qui nous ont r&eacute;pondu se sont en effet prononc&eacute;s pour une l&eacute;gislation europ&eacute;enne obligeant les entreprises du secteur extractif -mines, p&eacute;trole, gaz et for&ecirc;ts- &agrave; publier les paiements aux pays dont elles exploitent les richesses. </a>Pas tr&egrave;s sexy dans un d&eacute;bat pr&eacute;sidentiel? Et pourtant.<br />
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C'&eacute;tait de loin <a href="http://onevote2012.one.org/" target="_hplink">la proposition la plus technique du One Vote</a>. Mais c'est aussi celle qui &eacute;tait la plus urgente. Car <a href="http://www.publishwhatyoupay.org/about/questions-et-reponses-0" target="_hplink">les couloirs de l'Union europ&eacute;enne, &agrave; Bruxelles, vivent depuis des semaines au rythme des discussions sur ce chantier aux profondes cons&eacute;quences.</a> Les parlementaires europ&eacute;ens en d&eacute;battent. Et les grands groupes p&eacute;troliers et miniers suspendent leur souffle en attendant le verdict de la Commission. Une discussion lanc&eacute;e il y a quelques mois sous l'impulsion de la France.<br />
<br />
A la cl&eacute;, une d&eacute;cision qui pourrait bien changer la destin&eacute;e de millions de personnes vivant dans ces pays dont les sous-sols sont gorg&eacute;s de richesses. Des populations qui, jusqu'&agrave; ce jour, restent souvent exclues de la manne financi&egrave;re issue du juteux commerce entre gouvernements des pays du Sud et multinationales du Nord. Contre cette injustice, faire une loi qui oblige &agrave; rendre publics ces transferts est une arme de poids. Savoir, c'est pouvoir. Pouvoir demander des comptes. Et sa part du g&acirc;teau.<br />
<br />
En 2010, les exportations p&eacute;troli&egrave;res et mini&egrave;res de l'Afrique repr&eacute;sentaient environ 333 milliards de dollars -soit presque sept fois la valeur de l'aide internationale. Les for&ecirc;ts repr&eacute;sentent en moyenne 6% du PIB de l'Afrique subsaharienne, soit trois fois plus que la moyenne mondiale. L'&eacute;conomie de dix-huit pays africains d&eacute;pend &agrave; 10% ou plus de la ressource foresti&egrave;re.<br />
<br />
Que 8 candidats sur 10 se prononcent pour une telle l&eacute;gislation va dans le sens de ce que r&eacute;clament les &eacute;lecteurs. <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/sondage-one-developpement_b_1398050.html" target="_hplink">Le r&eacute;cent sondage One-Harris interactive-Huffington Post sur l'aide et le d&eacute;veloppement montre que pour les Fran&ccedil;ais, le pillage des ressources est &eacute;troitement li&eacute; aux probl&egrave;mes associ&eacute;s &agrave; l'Afrique.</a> Nos concitoyens, pr&eacute;occup&eacute;s par la corruption et le d&eacute;tournement des ressources -et peut-&ecirc;tre frapp&eacute;s par les scandales comme celui des "biens mal acquis"- verraient d'un bon &oelig;il que leur futur pr&eacute;sident lance une "op&eacute;ration mains propres" en la mati&egrave;re.<br />
  <br />
Il faut donc se r&eacute;jouir de l'adh&eacute;sion de la classe politique &agrave; un objectif qui rassemble au-del&agrave; de tous les clivages, de Philippe Poutou &agrave; Nicolas Dupont-Aignan, de Fran&ccedil;ois Hollande &agrave; Nicolas Sarkozy. Ce consensus national sera pr&eacute;cieux pour que la France affiche fermet&eacute; et d&eacute;termination dans la marche en cours vers une l&eacute;gislation europ&eacute;enne. Car la partie est loin d'&ecirc;tre gagn&eacute;e.<br />
<br />
Face aux politiques et aux citoyens, les multinationales dans le collimateur de la Commission bruxelloise se mobilisent d&eacute;j&agrave; avec les moyens colossaux qui sont les leurs. Et un argumentaire bien r&ocirc;d&eacute; qui flirte avec les limites de la bonne foi. La main sur le c&oelig;ur pour affirmer leur profond attachement &agrave; la transparence, les industriels s'empressent d'arguer qu'une loi serait impraticable, insupportable, inacceptable, intol&eacute;rable! Perte de comp&eacute;titivit&eacute;, co&ucirc;t exorbitant d'une comptabilit&eacute; plus d&eacute;taill&eacute;e, certains allant jusqu'&agrave; invoquer les... attaques terroristes que, c'est certain, l'augmentation de la transparence ne ferait qu'attiser.<br />
<br />
Autant d'arguments qui laissent songeurs, car l'on ose quand-m&ecirc;me esp&eacute;rer que les entreprises comme Total, Shell ou Exxon tiennent d&eacute;j&agrave; une comptabilit&eacute; au centime pr&egrave;s de leurs activit&eacute;s. Quant au lien entre la publication d'informations financi&egrave;res et le ciblage d'une installation par des groupes arm&eacute;s, on avoue rester coi.<br />
<br />
Devant la fronde des p&eacute;troliers, il faudra donc que la classe politique parle d'une seule voix. Mais dire que l'on est favorable &agrave; plus de transparence sera sans doute insuffisant. Car tout se jouera dans le d&eacute;tail, dans des notes de bas de page minuscules pour s'assurer qu'aucune exon&eacute;ration ne soit possible, que l'acc&egrave;s &agrave; l'information soit suffisamment pr&eacute;cis afin de ne laisser aucune zone d'ombre. <br />
Le lobby industriel semble avoir marqu&eacute; les premiers points &agrave; Bruxelles o&ugrave; le texte fort initialement propos&eacute; par la Commission est d&eacute;sormais concurrenc&eacute; par un texte dit de "compromis" port&eacute; par la Grande-Bretagne. Le pays h&ocirc;te des p&eacute;troliers Shell et BP et du g&eacute;ant minier AngloAmerican propose une version qui ne demande plus aux entreprises de d&eacute;tailler leurs paiements mais leur donne la possibilit&eacute; de les publier de mani&egrave;re agr&eacute;g&eacute;e. Une solution id&eacute;ale pour les soci&eacute;t&eacute;s qui veulent &eacute;chapper &agrave; un contr&ocirc;le trop tatillon. <br />
<br />
"J'entends maintenant employer toute l'influence de la France en Europe pour [...] imposer une l&eacute;gislation effective &agrave; nos entreprises extractives et foresti&egrave;res dans les tout prochains mois, [...] en mettant les int&eacute;r&ecirc;ts des pays en d&eacute;veloppement au premier rang de cette l&eacute;gislation europ&eacute;enne", a promis Nicolas Sarkozy dans sa r&eacute;ponse au One Vote.&nbsp;De fait, pour l'instant la France semble r&eacute;sister &agrave; ces attaques et se battre pour un texte qui ne se transforme pas en v&eacute;ritable passoire. Quel que soit l'issue de la pr&eacute;sidentielle, il faudra continuer sur cette ligne. <br />
<br />
Sept des neuf candidats qui nous ont r&eacute;pondu -&agrave; l'exception de Jacques Cheminade et du pr&eacute;sident sortant- se disent par ailleurs favorables &agrave; l'inclusion d'autres entreprises, notamment celles du secteur financier, dans ce dispositif. L'id&eacute;e n'&eacute;tant pas seulement de conna&icirc;tre les paiements effectu&eacute;s par les entreprises dans le cadre de leurs projets, mais aussi les charges fiscales qu'elles paient -ou ne paient pas.<br />
<br />
Il est difficile de le croire, mais c'est pourtant une r&eacute;alit&eacute;: beaucoup d'activit&eacute;s internationales de nos entreprises &eacute;chappent &agrave; tout contr&ocirc;le et se font dans une opacit&eacute; presque totale. Aujourd'hui, nous ne savons pas ce que nos compagnies paient dans les pays o&ugrave; elles op&egrave;rent. Par exemple, nous ne savons pas si nos soci&eacute;t&eacute;s p&eacute;troli&egrave;res font des paiements directs &agrave; des dictateurs africains, comme cela a &eacute;t&eacute; le cas d'entreprises am&eacute;ricaines op&eacute;rant en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale. Nous ne savons pas si nos multinationales paient des imp&ocirc;ts dans d'autres pays ou si elles b&eacute;n&eacute;ficient d'exon&eacute;rations un peu partout, &eacute;chappant &agrave; leur juste part de fiscalit&eacute;. Nous n'avons pas d'informations sur les filiales de nos banques &agrave; l'&eacute;tranger, notamment celles bas&eacute;es aux Ca&iuml;mans ou au Liechtenstein.<br />
<br />
La bataille de Bruxelles promet d'&ecirc;tre rude et devra &ecirc;tre gagn&eacute;e. Mais cette victoire acquise, pourquoi s'arr&ecirc;terait-on aux seules industries extractives? Et pourquoi ne mettre en pleine lumi&egrave;re que les paiements&nbsp;des entreprises qui op&egrave;rent &agrave; l'&eacute;tranger&nbsp;? Ne serait-il pas juste aussi de conna&icirc;tre ce que les entreprises ne paient pas, notamment les exon&eacute;rations fiscales dont elles b&eacute;n&eacute;ficient? Ceci est important pour l'Europe&nbsp;: selon une &eacute;tude europ&eacute;enne r&eacute;cente, l'&eacute;vasion fiscale co&ucirc;te chaque ann&eacute;e 850 milliards d'euros &agrave; l'Union europ&eacute;enne. De l'argent qui nous manque cruellement aujourd'hui pour faire face &agrave; la crise &eacute;conomique. <br />
<br />
Et ce qui est bon pour l'Europe l'est tout autant pour l'Afrique, o&ugrave; cette mesure pourrait v&eacute;ritablement changer la donne. Chaque ann&eacute;e, l'&eacute;vasion fiscale des multinationales fait perdre aux pays en d&eacute;veloppement 125 milliards d'euros de recettes. Quatre fois le montant n&eacute;cessaire, selon la FAO, pour &eacute;radiquer la faim dans le monde. <br />
<br />
<blockquote><strong>Retrouvez <a href="http://www.one.org/c/fr/agir/3842/" target="_hplink">le dispositif de One pour interpeller les candidats sur le site de l'ONG</a>.</strong> </blockquote><br />
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<img alt="2012-04-12-onevotebig.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-04-12-onevotebig.jpg" width="580" height="159" />]]></content>
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    <title>Les palmes de One aux candidats</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/les-palmes-de-one-aux-candidats_b_1433717.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1433717</id>
    <published>2012-04-18T06:26:38-04:00</published>
    <updated>2012-06-18T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Souvenez-vous, c'était il y a un mois. Déçu par l'absence de débat sur la question, One interpellait les dix candidats à la présidentielle sur leur vision du lien France-Afrique. Quelle politique sera conduite par ceux qui se présentent devant les Français?]]></summary>
    <author>
        <name>Guillaume Grosso</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guillaume-grosso/"><![CDATA[<img alt="2012-04-12-onevotebig.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-04-12-onevotebig.jpg" width="580" height="159" /><br />
<br />
Souvenez-vous, c'&eacute;tait il y a un mois. D&eacute;&ccedil;u par l'absence de d&eacute;bat sur la question, <a href="http://onevote2012.one.org/" target="_hplink">One interpellait les dix candidats &agrave; la pr&eacute;sidentielle sur leur vision du lien France-Afrique</a>: aide, investissements, d&eacute;veloppement, quelle politique serait conduite par ceux qui se pr&eacute;sentent devant les Fran&ccedil;ais? Les lecteurs assidus auront suivi la saga des promesses et des propositions des pr&eacute;sidentiables, analys&eacute;es dans ces colonnes.<br />
<br />
Mais, &agrave; quelques jours de l'&eacute;lection, notre tour d'horizon n'aurait pas &eacute;t&eacute; complet si nous n'avions r&eacute;compens&eacute; comme il se doit les dix vedettes de notre feuilleton. Aussi, taill&eacute;es dans la pierre dont on b&acirc;tit la France et dans le bois dont on fait les langues, voici, pour la premi&egrave;re fois -et la derni&egrave;re- les palmes que One a d&eacute;cern&eacute;es aux r&eacute;ponses des candidats.<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus rapide: Nicolas Dupont-Aignan</strong></blockquote><br />
<br />
Le candidat de Debout la R&eacute;publique n'a pas ch&ocirc;m&eacute;: premier &agrave; r&eacute;pondre au questionnaire de One, il nous a fait parvenir sa lettre quelques jours &agrave; peine apr&egrave;s le lancement de notre campagne. <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/nicolas-dupontaignan-prem_b_1361978.html" target="_hplink">Mais le candidat reste trop flou sur certaines de ses propositions</a>. Comme l'avait d&eacute;j&agrave; d&eacute;montr&eacute; Newton, la vitesse seule ne permet pas de mesurer la force.<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus m&eacute;fiante: Fran&ccedil;ois Bayrou</strong></blockquote><br />
<br />
Cr&eacute;ation d'un m&eacute;canisme sp&eacute;cial pour &eacute;viter que d'autres minist&egrave;res ne s'approprient les ressources du d&eacute;veloppement, engagement d'honorer les promesses d'aide de la France avec un peu de retard mais pas trop... <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/francois-bayrou-afrique_b_1382642.html" target="_hplink">Le candidat du "pays uni" prot&egrave;ge ses arri&egrave;res et jette un regard suspicieux sur les c&ocirc;t&eacute;s</a>. A b&acirc;tir avec autant de prudence, sera-t-il reconnu pour sa retenue ou finira-t-il isol&eacute; apr&egrave;s l'isoloir?<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus interactive: Jean-Luc M&eacute;lenchon</strong></blockquote><br />
<br />
Prompte &agrave; r&eacute;agir sur Twitter &agrave; nos propositions -six minutes tout juste apr&egrave;s le lancement de la campagne!- l'&eacute;quipe du candidat, rebondissant sur notre analyse, nous a aussi recontact&eacute;s en apportant des pr&eacute;cisions. Jean-Luc M&eacute;lenchon, qui invite ses &eacute;lecteurs &agrave; prendre la Bastille et le pouvoir, semble &eacute;galement prendre notre questionnaire au s&eacute;rieux. Peut-on le prendre au mot?<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus enthousiaste: Eva Joly</strong></blockquote><br />
<br />
Aux propositions de One, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/eva-joly-jugee_b_1395880.html" target="_hplink">l'ancienne juge r&eacute;pond par un plaidoyer enflamm&eacute;</a>. Oui, elle fera siennes ces causes. Oui, elle les portera, contre vents et mar&eacute;es. Il est vrai que la candidate d'EELV a connu dans cette campagne de grands moments de travers&eacute;e en solitaire. Madame Joly se dit m&ecirc;me pr&ecirc;te &agrave; d&eacute;fendre ces id&eacute;es face aux &eacute;tats d'&acirc;me de l'alli&eacute; socialiste. Mais avec des sondages en reflux, gare au r&eacute;cif!<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus rebelle: Nathalie Arthaud</strong></blockquote><br />
<br />
Lorsqu'elle annonce ses id&eacute;es, la candidate de Lutte Ouvri&egrave;re ne peut pas &ecirc;tre accus&eacute;e de manquer d'ambition. <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/nathalie-arthaud-passee-a_b_1371823.html" target="_hplink">Pas de demi-mesure. Une seule solution: c'est la r&eacute;volution, qui sera mondiale ou ne sera pas</a>. Les damn&eacute;s de la terre -qui auront d'abord pris la station verticale, comme il se doit- sont donc pri&eacute;s de se grouper et d'attendre demain.<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus vintage: Philippe Poutou</strong></blockquote><br />
<br />
Pour d&eacute;noncer les faiblesses des politiques de d&eacute;veloppement fran&ccedil;aises, le repr&eacute;sentant du NPA a pris la machine &agrave; remonter le temps: <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/philippe-poutou-epluche_b_1390524.html" target="_hplink">il &eacute;taye sa d&eacute;monstration d'exemples tout droit sortis des ann&eacute;es 80</a>. Mais le monde change, Monsieur Poutou! Prenez la malnutrition. En 1984, l'Ethiopie mourrait de faim. Ce n'est plus aujourd'hui que cela se reproduirait...<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus originale: Jacques Cheminade</strong></blockquote><br />
<br />
Pour nous, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/jacques-cheminade-afrique_b_1430393.html" target="_hplink">tout a commenc&eacute; par une missive en forme d'&eacute;nigme -plut&ocirc;t que de se prononcer dans sa lettre &agrave; One, le candidat nous invite &agrave; trouver les r&eacute;ponses &agrave; nos questions dans son programme</a>. Et un livre-profession de foi (nous l'avons &eacute;pluch&eacute;&nbsp;!) qui laisse parfois perplexe. Les moyens de mettre fin &agrave; la pauvret&eacute; en Afrique? Jacques Cheminade les a vus. Et il sait qu'il doit convaincre un monde incr&eacute;dule...<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus d&eacute;complex&eacute;e: Nicolas Sarkozy</strong></blockquote><br />
<br />
Le pr&eacute;sident-candidat de la "droite d&eacute;complex&eacute;e" revient sur les d&eacute;cisions de son quinquennat sans &eacute;tat d'&acirc;me. <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/nicolas-sarkozy-reponses-sondage-one-vote_b_1421359.html" target="_hplink">Il dresse un bilan sans remords.</a> Il aborde le futur sans d&eacute;tour, et fait de nouvelles promesses sans r&eacute;serve. Les Fran&ccedil;ais liront-ils ses engagements sans sourciller?<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus normale:&nbsp;Fran&ccedil;ois Hollande</strong></blockquote><br />
<br />
Nos questions raisonnables &eacute;taient envoy&eacute;s, tr&egrave;s classiquement, &agrave; tous les&nbsp;pr&eacute;tendants &agrave; l'Elys&eacute;e.&nbsp;<a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/one-vote-hollande_b_1366442.html" target="_hplink">Le&nbsp;"candidat normal"&nbsp;a pris sa plume ordinaire&nbsp;pour nous&nbsp;d&eacute;tailler&nbsp;sa vision&nbsp;mesur&eacute;e</a>:&nbsp;un engagement&nbsp;&agrave;&nbsp;minima&nbsp;quant &agrave; la tenue par la France de ses promesses&nbsp;pass&eacute;es&nbsp;envers les&nbsp;pays pauvres, mais&nbsp;des projets&nbsp;ambitieux pour la transparence de l'aide et des entreprises. &nbsp;Les &eacute;lecteurs d&eacute;cideront si la copie m&eacute;rite plus de la moyenne.<br />
<br />
<blockquote><strong>Palme de la r&eacute;ponse la plus indiff&eacute;rente: Marine Le Pen</strong></blockquote><br />
<br />
Silence radio du c&ocirc;t&eacute; de la candidate du Front National depuis que nous lui avons fait parvenir notre questionnaire. Celle qui veut dire "oui" &agrave; la France sur ses affiches &eacute;lectorales n'a, semble-t-il, pas opin&eacute; &agrave; la d&eacute;marche de One.<br />
<br />
Ces palmes &eacute;ph&eacute;m&egrave;res ne vous permettront pas de choisir un candidat, c'est probable. Et m&ecirc;me souhaitable! Pour d&eacute;couvrir les propositions des candidats -les vraies- j<a href="http://onevote2012.one.org/" target="_hplink">e vous invite &agrave; aller faire un tour sur le site de notre campagne</a>. Vous y trouverez aussi un outil qui vous permettra de distribuer les bons et les mauvais points aux candidats qui vous convainquent... ou pas. Et quel que soit votre favori, dimanche 22 avril, rendez-vous dans l'isoloir pour d&eacute;cider de notre futur commun. De la France que l'on souhaite. Et du r&ocirc;le que nous voulons voir notre pays jouer vis-&agrave;-vis du reste du monde. Aux urnes, citoyens!<br />
<br />
<blockquote><strong>Retrouvez <a href="http://www.one.org/c/fr/agir/3842/" target="_hplink">le dispositif de One pour interpeller les candidats sur le site de l'ONG</a>.</strong> </blockquote><br />
<br />
<img alt="2012-04-12-onevotebig.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-04-12-onevotebig.jpg" width="580" height="159" />]]></content>
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