C'est la 7e candidate à répondre aux propositions de One sur le développement et l'Afrique, mais pas des moindres: en tant que juge, Eva Joly s'est montré intransigeante envers les pratiques d'Elf Aquitaine en Afrique.
Une écrasante majorité de Français (81%) juge qu'il est important que la France aide les plus démunis et 53% regrettent que les relations entre la France et l'Afrique soient si peu abordées dans le débat électoral en cours.
Les projecteurs ont été braqués un court moment sur l'Afrique et les enjeux du développement, quasiment absents jusqu'ici d'une campagne électorale dominée par les questions de sécurité, de chômage, d'immigration et par les petites phrases.
Le président-candidat s'est fait attendre. Nicolas Sarkozy a, en dernier, présenté ses propositions pour un nouveau partenariat avec l'Afrique. Exercice difficile: les engagements du candidat ne peuvent se soustraire à l'examen du bilan des cinq années du président. Alors, où en est-il, où va-t-il? Décryptage.
Sollicité sur l'Afrique, au même titre que les neuf autres candidats, les membres de l'équipe de Jacques Cheminade nous ont renvoyé sur le livre-programme du doyen de la course à la présidentielle. Nous l'avons donc épluché.
Souvenez-vous, c'était il y a un mois. Déçu par l'absence de débat sur la question, One interpellait les dix candidats à la présidentielle sur leur vision du lien France-Afrique. Quelle politique sera conduite par ceux qui se présentent devant les Français?
Chaque année, l'évasion fiscale des multinationales fait perdre aux pays en développement 125 milliards d'euros de recettes. Quatre fois le montant nécessaire, selon la FAO, pour éradiquer la faim dans le monde.
La politique de coopération de la France est largement resté absent de la campagne. C'est dire l'indifférence qui frappe la question, reléguée au rang des oubliés parmi les grands oubliés.