Blanche Neige de Tarsem Singh raconte l'histoire d'une femme de 40 ans (Julia Roberts) qui tente tant bien que mal de rester au pouvoir, alors qu'en vérité, elle n'est déjà plus qu'une vieille dame, comme le montre l'image finale du film, où la Reine vieillie tend la pomme empoisonnée à la jeune fille qui ne s'y laisse pas prendre.
La pauvre Reine a beau faire des piqûres de botox, (sous forme d'abeille), des spas, des nettoyages de peau, des régimes pour rentrer dans ses robes de jeunes filles, elle ne parviendra jamais à être aussi belle qu'une jeune fille de 18 ans, qui représente l'idéal absolu de la féminité. En bonne Cougar, l'incestueuse concupiscente va même jusqu'à tenter de séduire le jeune Prince, mais elle ne parvient qu'à en faire un petit toutou (cf Demi Moore et Ashton Kushter?).
L'image de la femme véhiculée par ce film pose question. Passé 18 ans, la femme est pathétique. Elle devrait juste mourir. Comment ose-t-elle encore se montrer en public? Comment peut-elle même prétendre séduire? Toute Julia Roberts qu'elle est, elle n'est plus qu'une vieille sorcière.
Curieuse interprétation post-moderne de ce joli conte sur les rapports mère-fille, dans lequel la marâtre, pour être méchante, n'est pourtant jamais pathétique ni affreuse. Juste redoutable.
Moralité: quand on est femme aujourd'hui, après 40 ans, on n'est plus rien.
Blanche-Neige, sorti le 11 avril.
Ah bon???!!
Et ça ferait donc 17 ans que de rien je ne me serais aperçue?
17 ans à prendre mes désirs pour des réalités? A moins que ce ne soit mes réalités pour des désirs... du coup je m'embrouille!
Bof, autant continuer comme avant!! :-)
Non ce n'est pas une moralité, c'est juste la vision étriquée du monde que l'on peut avoir à 18 ou 20 ans ... et encore ! Qu'une femme romancière et professeur de philosophie puisse assener une ânerie pareille prouve qu'elle n'a pas encore compris le sens profond de l'existence, heureusement il lui reste encore quelques dizaines d'années pour le découvrir, pour découvrir que la beauté de la vie est essentiellement intérieure ...
legalite des sexes a au moins cette vertu: le charme des cimes blanches ( avant d etre chauve !!)
alors...... carpe diem : vous verrez chaque periode a ses attraits , encore faut il le trouver sans copier le passe
"Mom is 57, Looks 27"... ^^
Sans cesse, nous devons trouver des arguments imparables.
C'est bien plus complexe qu'un jeu de patience.
Après 40 ans hommes et femmes sont très vieux pour ceux qui en ont 20 de moins.
C'est terrible, cette dictature de l'âge.
Déjà pour le marché du travail 40 ans, vous datez.
Même la chirurgie esthétique ne peut rien y faire.
Parce que même bien faite ça se devine.
C'est un peu le parcours du combattant.
Il faut être pugnace avoir des arguments imparables.
Un combat sans fin.
La rivalité femme mûre / jeune fille n'existe que dans la tête de la reine, or la reine est la méchante dans ce film, donc elle a tort. On pourrait aussi dire que le fameux "idéal de la féminité", de même, n'existe que dans la tête de celle qui voudrait l'atteindre... Ne devrait-on pas justement voir ce film comme une critique de l'actuel culte de la jeunesse ? Même la reine s'y laisse prendre... Au lieu de savoir profiter de ce qu'elle a, et que la jeune Blanche-Neige n'a pas, elle gâche sa vie pour un idéal aussi absurde qu'impossible.
Je pense qu'il y a l'âge de nos artères et son physique apparent avec son label "critère de beauté" ; d'un autre il y a intérieurement la mentalité de ce physique qui le véhicule, qui en appel au "rester jeune à l'intérieur". A ce titre il existe de "jeunes vieux d'esprits" tout comme de "vieux jeunes d'esprits".
Il semble que dans Blanche Neige le pouvoir est assimilé à l'apparence physique donc "aux artères", par conséquent au temps. La pomme est indirectement un symbole lié au temps, mais encore plus ancien, car il représente le fruit défendu d'Adam et Eve; au commencement. Cette pomme est empoisonnée dans ce sens où elle porte en elle ce "temps encore plus immémorial". C'est contre toutes apparences que l'esprit de Blanche Neige, donc de son mental ; fera preuve d'une certaine maturité en refusant dans ce film ci "la pomme". Et inversement la reine "immature" par son dévolu envers un homme jeune "...
Ce raccourcit volontaire du "jeune" assimilé au "beau" et du "vieux" assimilé au "moche" trouve sa réponse dans la pomme. Par l'esprit immémorial qu'elle véhicule d'une histoire qui ne vieillit pas, mais qui paradoxalement est issu d'un temps beaucoup plus ancien que celui de Blanche Neige et de la Reine. Car cette pomme porte en elle, ce choix, cette notion du mal et du bien, qui enchaînera (adn) a l'origine, l'être à sa condition humaine.