Avec l'éclatement prévisible de la bulle caquiste et l'embellie péquiste inattendue dans les sondages, certains d'entre vous se questionnent sur l'avenir du nouveau parti Option nationale.
Est-ce que Jean-Martin Aussant, le député nationaliste de Nicolet-Yamaska, devrait poursuivre son projet d'enrichir l'offre démocratique aux électeurs québécois avec une nouvelle formation souverainiste, qui se démarque du Parti québécois et de Québec solidaire par sa volonté ferme et son message clair?
Avant de répondre à cette question, j'aimerais expliquer les raisons qui m'ont amené à participer à l'organisation de ce parti, depuis l'invitation de l'artiste Catherine Dorion à rencontrer M. Aussant en août 2011 jusqu'au congrès de fondation d'Option nationale le 25 février 2012.
Étant donné que je faisais partie de ceux qu'on a baptisé «les orphelins de Bouchard», j'étais un de ces nombreux souverainistes démobilisés par la mise en veilleuse du projet de pays par le Parti québécois après le référendum de 1995 mais aussi déçus par «le virage à droite des élites québécoises».
C'était donc dans un désir de «combattre la peur de l'indépendance par la justice sociale» que je me suis joint au mariage de l'Union des Forces progressistes d'Amir Khadir et de l'Option citoyenne de Françoise David, qui donnera naissance à Québec solidaire au début de l'année 2006.
Toutefois, j'ai été éventuellement désillusionné par les multiples tergiversations de ce parti sur la question nationale due à la présence d'une «aile fédéraliste au sein de Québec solidaire».
L'existence de cette aile fédéraliste explique pourquoi même quand le parti s'est prononcé définitivement en faveur de la souveraineté en 2009, les solidaires ont adopté une démarche douteuse qui laisserait le choix à un groupe de citoyens -- souverainistes et fédéralistes --, élus à une assemblée constituante, d'élaborer et rédiger soit la constitution du Québec-province ou, préférablement, du Québec-pays avant de la soumettre à un référendum.
Bien que l'esprit rassembleur de cette démarche soit louable, les risques inhérents dans le contexte provincial que l'on connait en font une mauvaise bonne idée.
Est-ce que l'on doit pour autant considérer Québec solidaire comme un parti pour lequel la souveraineté n'est qu'un «leurre pour attirer les souverainistes progressistes» uniquement parce qu'un de ses deux porte-parole, le député de Mercier, Amir Khadir, n'a aucun regret par rapport à la décimation du Bloc québécois durant les élections fédérales du 2 mai 2011?
Non. Bien que j'aie milité et voté pour le Bloc, je peux comprendre et respecter le point de vue d'une Kathleen Guthrie qui, dans une lettre ouverte à Gilles Duceppe, explique avec déchirement pourquoi elle trouvait nécessaire de «sacrifier» les bloquistes afin de choquer les Québécois et les sortir de leur complaisance, «pour qu'enfin, peut-être, l'on agisse au lieu de parler.»
Cependant, le fait que plusieurs membres de Québec solidaire non seulement se réjouissent du balayage du NPD au Québec mais ont tissé des liens avec ce parti témoigne du conflit d'intérêts au cœur de l' «idéologie solidaire», qui tente une synthèse d'un souverainisme québécois de gauche avec un pan-canadianisme de gauche.
En d'autres mots, les solidaires veulent prendre le «beau risque» de collaborer avec un parti fédéraliste canadien de gauche dans l'espoir qu'il puisse parfaitement concilier le bien commun du Québec avec celui du reste du Canada, mais aussi qu'il respecte le droit du Québec à l'autodétermination et son choix d'accéder à la souveraineté.
La dérive inévitable de cette idéologie entraîne plusieurs solidaires à avouer publiquement qu'ils préféraient vivre dans un Canada de gauche que dans un Québec souverain de droite. Pourtant, ne réalisent-ils pas que nous n'aurions qu'un seul gouvernement de droite à défaire dans un Québec souverain, au lieu de deux?
Cette inconscience est doublement tragique quand on sait que tout parti fédéraliste canadien, qu'il soit de gauche ou de droite, devra toujours mettre les intérêts du Canada au-dessus de ceux du Québec s'il aspire sérieusement à prendre et garder le pouvoir.
Paradoxalement, le parti qui serait capable de surmonter cette exigence et réussirait à réaliser une miraculeuse conciliation, mais aussi à faire en sorte que le Québec adhère à la constitution canadienne, ne ferait que contribuer à perpétuer notre dépendance et notre attachement au «colonialisme doux» du Canada tout en affaiblissant l'attrait du projet de pays avec tout le potentiel «révolutionnaire» que les solidaires lui attribuent.
Toutefois, quand le nouveau chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, déclare fièrement que l'appui des Québécois au NPD est un «rempart contre la montée de l'option souverainiste au Québec» dans le but de rassurer le reste du Canada de sa loyauté à l'unité canadienne, c'est la crédibilité de l'idéologie solidaire qui vole en éclat.
Pour le meilleur et pour le pire, la politique est souvent une question de perception, de crédibilité et, ultimement, de confiance.
À tort ou à raison, Québec solidaire est perçu comme étant «trop à gauche» et «pas assez nationaliste» par une masse critique d'électeurs québécois pour espérer un jour former le gouvernement.
Probablement condamné à perpétuité à jouer le rôle de parti d'opposition, Québec solidaire n'est tout simplement pas le véhicule utile pour réaliser la souveraineté du Québec ou même en faire la simple promotion de façon convaincante.
En somme, Québec solidaire n'est pas un «vieux parti» mais il est un nouveau cheval dans la course qui part avec trop de handicaps.
Malgré ce triste constat, je serai toujours le premier à défendre le rôle essentiel d'«empêcheur de penser en rond» que Québec solidaire joue à l'Assemblée nationale et dans une sphère médiatique dominée par des vieux partis et commentateurs larbins, tous épris d'une «pensée unique» conservatrice.
Cela dit, il est quand même remarquable qu'il y a presque un an certains éditorialistes annonçaient «l'ère de la postsouveraineté» qui semblait présager non seulement l'effondrement du Parti libéral du Québec et du Parti québecois, mais aussi un réalignement des débats politiques au Québec strictement sur l'axe gauche-droite, ce qui aurait permis une vraie lutte entre un nouveau parti de droite, la Coalition avenir Québec, et un parti de gauche, Québec solidaire.
C'est donc dans cette période de volatilité politique extrême que je voyais s'entrouvrir une porte pour un nouveau parti souverainiste se positionner comme étant «ni à gauche ni à droite, mais républicain» afin de pointer du doigt l'incapacité autant des partis de droite et que de gauche de mener à terme leur projet de société respectif pour le Québec à l'intérieur du régime monarchique canadien...
Dans mon prochain billet, je tracerai les grandes lignes de ce nouveau parti pour refonder le Québec en un pays libre de faire ses propres choix.
Bravo, au lieu de vous entendre avec le PQ, QS et le PV, vous créé un nouveau parti pour laisser tout le tableau à l'immobilisme. Le PQ a une aile de droite et une aile de gauche, mais ils restent ensemble pour atteindre des buts communs. QS a une aile fédéraliste et une aile souverainiste...et alors!? Il existe des movements qui prônent la souveraineté...pas besoin de créer un parti pour ça. Je le répète, dans le contexte de notre mode de scrutin actuel: il faut s'unir, pas se diviser.
J'aime bien vos idées ceci dit, c'est votre véhicule que j'aime moins.
Pierre-Luc Tremblay
Le Quebec a besoin de vrais remedes a des vraies problemes, et non de partis qui desirent prendre le pouvoir a tout prix. On n'a suffisement eu de partis qui disent n'importe quoi au Quebecois dans le seul but de s'emparer du pouvoir, au detriment des interets superieurs du Quebec.
Possiblement que l'ON n'aura que peu d'appui a la prochaines elections, mais rien ne l'empeche de continuer a faire des gains en jouant la carte de l'honneté avec les Quebecois.
Petit train va loin.
De plus, le culte n'a aucun argument pour ceux qui base leur vie sur autre chose que de l'ideologie. Vous savez, ces 4 millions de Quebecois qui travaillent et qui n'ont pas envie de voir leur employeur lever les pattes!
Rien, niet! Le vide totale pour ceux qui ont bati leur vie sur du pragmatisme et de la rigueur.
Bonne chance, tout de meme. Vous en aurez de besoin.
Toute union porte en elle le germe de division. Le mariage n'est-il pas la cause première du divorce?
L'idéologie. que vous semblez proscrire, est à la base même de la vie. L'esclave aspire à la liberté; le colonisé à son émancipation, l'adolescent à sa plénitude.
Ce qui est anormal, c'est la résignation acceptée au nom du pragmatisme. C'est le culte voué à un parti donné ou à une approche imposée , le fédéralisme, sans ne rien remettre en question.
Pendant des siècles, on a soutenu et cru que la terre était plate. Plusieurs le croient encore...
Meme chose pour l'ideologie. Excellent pour la reflexion, mais nuisible lorsque TOUT n'est qu'ideologie.
Et c'est exactement la qu'est rendu le mouvement, ce qui etait mon point premier.
Je ne vois aucun discours economique. Que du populisme.
Les bonnes vieilles menaces anglo-impérialistes. C'est ça le fédéralisme ''rassembleur'' des petits cerveaux.
Vous la retrouverez dans tout bon livre d'economie.
Mais entre vous et moi, la seule peur que je vois moi, c'est celle de voir la realité en face....
Ce parti veut que nous ayons les pleins pouvoirs en matière de Lois, d'Impôts et de Traités. Autrement dit, faire notre LIT.
L'ON ne craint pas de proclamer que les richesses naturelles nous appartiennent et que nous devons en conserver tout le contrôle dans toutes les étapes de leur exploitation.
L'ON veut instaurer la scolarité gratuite à tous les niveaux.
L'ON a un programme bien défini qui est l'oeuvre de tous ses membres.
Sont-ce là des mesures qui relèvent de la gauche ou de la droite?
L'ON ne se préoccupe nullement de ces classements caducs mais cherchent plutôt à poser les gestes qui permettront au vrai pays d"éclore et de s'épanouir.
Aujourd'hui de l'autre côté de mes 70 ans. Ce n'est que la deuxième fois que je porte une carte de membre d'un parti politique. Le PQParizeau et Option nationale de celui que je considère déjà comme l'enfant spirituel de Jacques Parizeau.
La séparation de la Norvêge,L'Irlande,des État-Unis ont changé radicallement le niveau de vie de ces citoyens.
L'Écosse aura sont référendum en 2015 pour sont indépendance contre le control du pouvoir de Londres.
Les soumissionistes ;-)
Serge Savoie
serge_savoie@bell.net
Toute alliance avec le NPD est complètement farfelue c'est complètement illogique. La prémisse de base de ton idée est fausse. Imaginez Mulcaire un être complètement contre l'indépendance du Québec prêt a agir de bonne foi ?!?
le pays accueille des immigrants et réfugiés qui prennent ensuite
position pour diviser ce grand pays, incroyable!
Essaye d'aller faire cela en turquie, ou en russie!
Tous les pays indépendants des Amériques ont dû se débarrasser de grossiers colonisateurs comme se le proposent les indépendantistes québécois. Ici, comme ailleurs, au lendemain de la libération, des collabos - francos dits fédéralistes - de la veille soit déguerpiront, longeront les murs de honte ou se proclameront des libérateurs après s'y être opposé avec lâcheté.
Est-ce que je peu utiliser cela dans une signature
"Tous les pays indépendants des Amériques ont dû se débarrasser de grossiers colonisateurs comme se le proposent les indépendantistes québécois. Ici, comme ailleurs, au lendemain de la libération, des collabos - francos dits fédéralistes - de la veille soit déguerpiront, longeront les murs de honte ou se proclameront des libérateurs après s'y être opposé avec lâcheté. "
C'est juste trop bien écris.
Un autre qui pense que c'est bien d'instrumentaliser les ethnies et qui donne raison à monsieur Parizeau.
On ne quitte pas le nid familial sans emploi, endetté, et sans education.
C'est ca le Quebec.
Pour nous payer des armements, des prisons, l'exploitation des sables bitumineux.
Ce n'est pas un nid familial qu'il nous faut quitter mais une prison coloniale qui nous avalkise au rang d'esclaves.
http://www.statcan.gc.ca/pub/13-018-x/2009002/t/tab0724-fra.htm
"Pour nous payer des armements, des prisons, l'exploitation des sables bitumineux."
Rien de nouveau la-dedans. Et en passant, les sables butimineux rappportent 8 millards au Quebec!
Pour le reste de votre populisme, rien ne sert de commenter.
Raison de plus pour arrêter de gaspiller 60-70 milliards par années en donnant ça à Ottawa.
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Haderach : ''On ne quitte pas le nid familial sans emploi, endetté, et sans education.''
Pour un soumissioniste, il faut rester soumis. C'est un dogme, ça ne se discute pas.
Pour un homme intelligent, pour une femme intelligente, il faut se servir de sa tête. Et quand on se sert de sa tête, on sait bien qu'on sera toujours perdants dans le canada-des-anglos.
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Haderach : ''C'est ca le Quebec.''
Québec, pas Quebec. T'as pas d'accents sur ton clavier ? Pourquoi ?
Ces sommes reviennent au Quebec.
"Et quand on se sert de sa tête"
...on sait ou va l'argent qu'on verse au Federal.
;)
En tout cas moi je souhaite que le PQ sorte de sa torpeur et se mette pour la première fois à tenir un discours franc et direct sur le sujet de l'indépendance du Québec. Si c'est le cas je serais l'un des premier a demander une fusion (C'est dans notre constitution de parti)
Laissons les Fédéralistes et les mou se diviser le vote entre eux.
Et pour ceux qui prétendre parler pour les autres en disant des sottise du genre (Les québécois eux veulent qu'ont les laisse tranquille avec la séparation) Peuvent bien penser ce qu'ils veulent.
"On va toujours trop loins pour les gens qui vont null part."
A ma connaissance, il n'y a qu'un groupuscule qui se divise entre eux. Gardez vos qualités pour vous meme.
Haderahc savait pas ça, le pauvre.
Moi qui vous pensais plutôt à gauche....
David1975 : votre innocence, votre forteresse.