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    <title>The Blog</title>
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     <updated>2012-02-23T07:38:33Z</updated>
    
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	    <title>Xavier Delucq: Peugeot va-t-il s&#039;américaniser?</title>
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    <published>2012-02-23T07:33:13Z</published>
    <updated>2012-02-23T07:38:33Z</updated>
    
    <summary>
Une alliance entre PSA et General Motors est annoncée. Mais le constructeur français à la peine ne va-t-il pas se faire manger par le géant américain?</summary>
    <author>
        <name>Xavier Delucq</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;Une alliance entre PSA et General Motors est annoncée. Mais le constructeur français à la peine ne va-t-il pas se faire manger par le géant américain?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;2012-02-23-120223_delucq_logo_pt.jpeg&quot; src=&quot;http://images.huffingtonpost.com/2012-02-23-120223_delucq_logo_pt.jpeg&quot; width=&quot;482&quot; height=&quot;373&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
        
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	    <title>Paul Morizet: Jean Dujardin : qu&#039;est ce qui rend un acteur &quot;bankable&quot;</title>
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    <published>2012-02-23T05:09:51Z</published>
    <updated>2012-02-23T06:06:50Z</updated>
    
    <summary>L&#039;acteur vient de signer un contrat de représentation avec la grande agence WME, qui gère la carrière de stars comme Robert De Niro, Clint Eastwood... Quel va être l&#039;impact de la nomination de jean Dujardin aux Oscars sur son image et sa valeur commerciale ?  </summary>
    <author>
        <name>Paul Morizet</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;Jean Dujardin a été récompensé par de nombreux Prix pour le rôle qu&#039;il joue dans le film de Michel Hazanavicius &quot;The artist&quot;: Golden Globes, Screen Guild Actors Awards, Australian Academy Cinema Television Arts, et il a remporté plus récemment un trophée supplémentaire lors de la cérémonie des BAFTA qui s&#039;est déroulée au Royal Opera House de Londres. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Par ailleurs, l&#039;acteur vient de signer un contrat de représentation avec la grande agence WME, qui gère la carrière de stars comme Robert De Niro, Clint Eastwood, Matt Damon ou Ridley Scott. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous étiez-vous déjà interrogés sur la monétisation des acteurs ? Quel va être l&#039;impact de la nomination de jean Dujardin aux Oscars sur son image et sa valeur commerciale ?  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;intérêt des marques pour les célébrités et plus spécifiquement des acteurs n&#039;est pas nouveau. En effet, la comédienne Sarah Bernard était déjà l&#039;égérie de la marque cosmétique La Diaphane en 1890. Depuis le phénomène s&#039;est fortement accentué. Et il est vrai qu&#039;avec la multiplicité des marques, faire la différence entre elles est devenu un vrai challenge ! Un seul mot devient alors le leitmotiv des annonceurs : différenciation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais cette volonté de différence se doit de considérer trois aspects. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En premier l&#039;attractivité de la célébrité : celle-ci doit représenter soit un canon physique, une capacité intellectuelle, une compétence athlétique, ou un mode de vie. Il a été prouvé qu&#039;une célébrité attrayante améliore la mémorisation de la marque. &lt;br /&gt;
Ensuite vient la crédibilité de la célébrité souvent définie par l&#039;expertise et le sérieux. &lt;br /&gt;
Et enfin le transfert entre « l&#039;endosseur » et « l&#039;endossé », car le succès de la collaboration dépend de la compatibilité entre la marque et la célébrité sur le plan de l&#039;identité, la personnalité, la visibilité sur le marché vis-à-vis des concurrents, et le mode de vie. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour les comédiens et acteurs, recevoir des prix et de surcroît internationaux, les érigent au rang de véritables stars. Ils deviennent alors des icônes, et attirent les marques dans le cadre de leurs stratégies marketing. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Après avoir reçu son Oscar en 2008, Marion Cotillard s&#039;est vue proposer de devenir l&#039;égérie de la maison Dior. Cet Oscar, a eu un impact certain sur sa carrière, mais aussi sur son image. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;GreenLight, la filiale de Corbis, a déjà reçu des preuves d&#039;intérêt de marques américaines pour Jean Dujardin. L&#039;attirance des marques pour Jean Dujardin est différente selon qu&#039;elles sont françaises ou étrangères : Alors que pour les marques françaises Jean Dujardin est encore très attaché à son rôle dans &quot;Un gars, une fille&quot;, les marques étrangères sont elles beaucoup plus intéressées par l&#039;univers dans lequel s&#039;est immergé l&#039;acteur dans &quot;The Artist&quot;, à savoir le retour de l&#039;âge d&#039;or d&#039;Hollywood.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Résultant de ce constat les stratégies marketing diffèrent. En France des marques plus « mass-market » telles que de l&#039;habillement, lunettes voir des compagnies d&#039;assurances lui témoignent de l&#039;intérêt, alors qu&#039;à l&#039;étranger et notamment aux Etats-Unis ce sont plus des marques du haut de gamme et de prestige telles que les articles de luxe pour hommes qui se manifestent pour pouvoir exploiter l&#039;image de l&#039;acteur. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans tous les cas, le fin mot de l&#039;histoire revient toujours à l&#039;artiste qui décide au final de vendre son image... ou pas !&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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	    <title>Thierry Saussez: Présidentielles: pourquoi rien n&#039;est joué</title>
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    <published>2012-02-23T05:00:35Z</published>
    <updated>2012-02-23T06:07:30Z</updated>
    
    <summary>Nous sommes encore dans une période que j&#039;appelle, pour caricaturer, le concours de beauté, j&#039;aime ou j&#039;aime pas, c&#039;est l&#039;image personnelle qui domine. Mais la popularité n&#039;est pas la légitimité. </summary>
    <author>
        <name>Thierry Saussez</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/thierry-saussez/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;Je suis toujours surpris de voir à quel point nous sommes le nez collé à la vitre, dans l&#039;instantanéité, le présentéisme. On réinvente le monde à chaque élection présidentielle. Il y a pourtant quelques constantes dans ces consultations en France auxquelles j&#039;ai eu la chance de participer sans interruption depuis 1974.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La première constante concerne les différentes phases de maturation, par les Français, de leur choix électoral. Nous sommes encore dans une période que j&#039;appelle, pour caricaturer, le concours de beauté, j&#039;aime ou j&#039;aime pas, c&#039;est l&#039;image personnelle qui domine. Mais la popularité n&#039;est pas la légitimité. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans quelques semaines commencera une autre phase, celle que nous appelons dans notre jargon professionnel la cristallisation, le temps de la rationalisation du choix. Dans ce cadre, la question n&#039;est plus de savoir si l&#039;on aime mieux tel ou tel, c&#039;est celle de décider à qui l&#039;on donne les clés de la Maison France. Petit à petit, on passe de l&#039;expression d&#039;une opinion à un comportement de vote, de la popularité à l&#039;adhésion. L&#039;implication du citoyen n&#039;est évidemment pas de même nature quand il répond à un sondage six ou même deux mois avant une élection que lorsqu&#039;il dépose son bulletin dans l&#039;urne. De nombreux électeurs ne vont plus seulement avoir à juger des images personnelles des candidats mais à s&#039;impliquer, à se poser des questions, à prendre en compte la grande délibération collective constituée par la campagne électorale, à confronter non plus seulement les personnes mais les enjeux, les parcours, les projets, la capacité à faire campagne. C&#039;est le moment où tous les facteurs interagissent entre eux et où s&#039;opère cette mystérieuse alchimie qu&#039;on appelle le vote. Bien des électeurs vont même adhérer à des propositions qui ne sont pas populaires, qui impliquent des efforts personnels, des remises en cause collectives, ce qui manifeste clairement la différence entre popularité et légitimité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;N&#039;oublions pas que, dès 1969, les Français jugeaient Alain Poher plus proche et plus sympathique, et Georges Pompidou plus compétent et plus efficace. On connaît le résultat.&lt;br /&gt;
Cet impératif de ne pas imaginer que les jeux sont faits d&#039;avance est encore accentué par l&#039;émiettement, le zapping électoral qui font que 10 % des électeurs se déterminent le jour du vote et même dans l&#039;isoloir. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Deuxième élément déterminant, les électeurs se décident en fonction des enjeux spécifiques propres à chaque consultation. 2012 sera la première élection présidentielle sous la Ve République qui se jouera sur les questions de l&#039;Europe et du monde ainsi que sur la réduction de la dette et des déficits. Les médias, à commencer par la télévision, ont un défaut, ils sont anxiogènes. C&#039;est une machine à dézinguer, à tout noircir, à toujours privilégier ce qui va mal, à ouvrir le journal télévisé de 20 heures sur les nouvelles les plus effrayantes, à nous persuader que le monde est terrifiant, qu&#039;il faut en avoir peur, à tirer le moral collectif vers le bas. Mais ils ont aussi un énorme avantage : ils ont fait progresser en France la culture du réalisme. Ce peuple réputé nombriliste, franco-français, espérant longtemps que ce pays serait une île épargnée par les turbulences du reste du monde a suivi quotidiennement dans les journaux télévisés le chemin de croix de l&#039;Irlande, de la Grèce, du Portugal, de l&#039;Espagne, de la Grande-Bretagne. Il a même vu « la lumière du monde », Barack Obama, pour lequel 80 % des Français auraient voté, « ramer » pour faire aboutir un plan de protection sociale qui n&#039;est pas le quart de la moitié de notre Sécurité sociale. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Des journalistes ou des experts m&#039;objectent régulièrement que l&#039;élection présidentielle se joue sur la vie quotidienne et non sur les affaires du monde. Mais ce qui se passe autour de nous et que les Français regardent sur le petit écran a au moins deux conséquences. La première, c&#039;est que dans les pays que je viens de citer, on diminue les prestations sociales, familiales, les indemnités chômage, les salaires des fonctionnaires, on augmente massivement les taxes et les impôts. Si cela ne s&#039;appelle pas la vie quotidienne.... Il faut m&#039;expliquer. La deuxième conséquence est que cela fait prendre conscience aux Français, malgré la sinistrose ambiante, que nous avons mieux traversé la crise que la plupart de nos voisins. De ce fait, à l&#039;exemple de Talleyrand, quand ils se regardent, ils s&#039;inquiètent,  quand ils se comparent, ils se rassurent. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette culture du réalisme est démontrée également par la prise en compte de la question de la dette et des déficits. Vous auriez appelé les Français, hier, à la solidarité avec les générations futures, afin de ne pas leur faire supporter le poids de nos dépenses publiques financées à crédit, ils vous auraient répondu par un haussement d&#039;épaules en pensant que les générations futures se débrouilleraient très bien, comme les précédentes l&#039;avaient fait.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Troisième constante qui ne s&#039;est jamais démentie : chaque candidat élu sous la Vème République a fait le parcours initiatique qui mène à la présidence. Avoir pris des coups, être monté sur le ring, avoir exercé des responsabilités essentielles à la tête de l&#039;Etat, avoir affronté une traversée du désert. Plus encore que l&#039;exigence du tempérament et de l&#039;expérience,  c&#039;est l&#039;idée que cette fonction se mérite.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dernière considération en guise de rappel : il ne faut jamais sous-estimer son adversaire ni faire preuve de trop de confiance, cela tourne vite à l&#039;arrogance. Lionel Jospin était persuadé en 2002 que Jacques Chirac allait s&#039;effondrer. Il n&#039;a même pas été au second tour. L&#039;élection était également faite d&#039;avance pour Edouard Balladur en 1995... C&#039;est ainsi qu&#039;aujourd&#039;hui François Hollande, malgré un parcours jusqu&#039;ici plutôt réussi, prend un énorme risque en jouant la stratégie gagnante. Il considère que la primaire socialiste était le premier tour, se voit déjà à l&#039;Elysée, alors même que la vraie campagne commence à peine et qu&#039;il a face à lui un candidat qui sait ce qu&#039;est une campagne présidentielle : une épreuve psychique, intellectuelle, physique avec ses imprévus et ses rebondissements. On peut reprocher beaucoup de choses au Président de la République, et même quelques gestes inappropriés de début de mandat. On ne peut pas lui reprocher d&#039;avoir manqué de concentration, de sang-froid, de nerfs dans les moments de crise les plus chauds. Le jour venu, avoir traversé les tempêtes à la tête du navire et pris les paquets de mer constitueront un avantage différentiel considérable. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans ce pays,  aux présidentielles, tout se joue aux alentours de 50/50. Les projections de second tour des sondages sont les plus aléatoires. Le rapport de forces actuel au premier tour laisse le jeu très ouvert. Rien n&#039;est joué d&#039;avance dans un sens ni dans l&#039;autre. D&#039;ailleurs, dans les sondages, les écarts se resserrent. Dès lors, des défis de nature différente s&#039;imposent aux deux principaux candidats. A Nicolas Sarkozy de conforter et d&#039;amplifier la dynamique qu&#039;il vient de créer avec une entrée en campagne très décapante, dynamique favorisée par les retraits de candidature à droite. Face à cette pression, François Hollande ne va pas pouvoir continuer à passer au travers des gouttes, aux abris, se contentant de jouer sur le rejet du Président sortant en déclinant ses 2 ou 3 engagements de campagne. Il va devoir prendre des risques aussi bien vis-à-vis de son parti que de ses alliés et surtout de ses électeurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cela promet une vraie et belle compétition, avec des enjeux forts, une participation élevée. Tant mieux pour la démocratie. &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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	    <title>André Grimaldi: Politique de santé: quelle alternative?</title>
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    <published>2012-02-23T05:00:10Z</published>
    <updated>2012-02-23T06:06:45Z</updated>
    
    <summary>La diversité de notre système, qui fit sa qualité, est devenue aujourd&#039;hui son principal défaut. Le « parcours de soins » se transforme bien souvent en sauts d&#039;obstacles. Le diable se niche dans les cloisons.</summary>
    <author>
        <name>André Grimaldi</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/andre-grimaldi/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;Jean De Kervasdoué, directeur des hôpitaux de 1981 à  1986, dénonce « &lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.fr/jean-de-kervasdoue/sant-un-incurable-autisme-politique_b_1254793.html&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;l&#039;autisme des politiques&lt;/a&gt; » qui ne veulent pas  voir les raisons de la « coûteuse  déliquescence du secteur de la santé ». Le professeur d&#039;économie au CNAM s&#039;insurge une fois encore contre les abus prescriptifs des médecins (selon lui « les dépenses en cardiologie n&#039;ont rien à voir avec les maladies cardiaques. Oui : rien ! ») et contre « l&#039;incontinence bureaucratique et la rigidité d&#039;un autre âge » de l&#039;Etat, sous lesquels croule l&#039;hôpital public. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A l&#039;appui de sa dénonciation Jean De Kervasdoué assène quelques chiffres. Hélas incomplets ou  inexacts. Ainsi il affirme que le système de santé français est « le plus cher du monde, après celui des Etats-Unis d&#039;Amérique ». Il faudrait, pour être plus objectif, signaler qu&#039;en terme de dépenses de santé par tête d&#039;habitant, la France n&#039;est pas en deuxième position mais en dixième position (avec 3 978 dollars), après les USA (7 960) la Suisse (5 144), la Norvège (5 532), le Luxembourg (4 838), le Danemark (4 348), l&#039;Allemagne (4 218), les Pays-Bas (4 914), le Canada (4 363) et l&#039;Autriche (4 289). Il vitupère contre les 3 500 établissements hospitaliers, chiffre en vérité bien ancien, puisque le total des établissements de santé (publics, privés lucratifs et privés non lucratifs), est passé de 2 877 en 2006 à 1 811 en 2011. Il nous donne le Japon en modèle, mais il oublie de dire que le Japon a le taux de lits hospitaliers le plus élevé du monde, soit 13,7 pour 1 000 habitants, quand la France n&#039;en a que 6,6, derrière l&#039;Allemagne 8,2. Pour les lits de soins aigus dits curatifs, le Japon atteint 8,2 pour 1 000 habitants, contre 3,6 pour la France et 5,7 pour l&#039;Allemagne (données de l&#039;OCDE 2009). &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si la description des maux dont souffre notre système de santé, mercantilisme et bureaucratisme, sonne assez juste, le traitement que préconise Jean De Kervasdoué risque d&#039;être pire que le mal : réduire à nouveau  le numerus clausus car, selon lui, nous avons trop de médecins, renoncer à tout « plafonnement des honoraires » et donc ne pas toucher aux dépassements d&#039;honoraires sensés  être appliqués « avec tact et mesure » par les médecins installés en secteur 2, respecter la totale liberté d&#039;installation des médecins libéraux, mettre en place comme aux USA un contrôle par les compagnies d&#039;assurances du bien fondé des prescriptions médicales, donner une place encore plus importante aux mutuelles et aux assureurs privés en autorisant le conventionnement sélectif des praticiens, revaloriser les médecins généralistes et plus encore les paramédicaux , enfin libérer  l&#039;hôpital de ses tutelles en lui permettant de contractualiser à sa guise avec ses partenaires. Si on ajoute que Jean De Kervasdoué s&#039;est prononcé dans son livre &lt;em&gt;L&#039;hôpital vu du lit&lt;/em&gt; (Editions du Seuil 2004 ) en faveur de l&#039;activité privée à l&#039;hôpital public, l&#039;ensemble représente une orientation libérale avec moins d&#039;Etat, plus de libre concurrence, et un contrôle renforcé des prescripteurs par les assureurs. Finalement, le principal reproche qu&#039;il fait à la politique de santé du gouvernement est de ne pas être assez libérale.  Retournement spectaculaire de celui qui instaura en 1983 le budget global hospitalier !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En réalité, notre système de santé mixte, résultant d&#039;un compromis historique entre les principes de la « vieille » médecine libérale et du programme du Conseil National de la Résistance, est arrivé depuis longtemps au bout de ses contradictions. Depuis dix ans, on assiste à une privatisation rampante continue: augmentation du forfait hospitalier, franchises médicales, suppression du service public hospitalier de la loi HPST remplacé par les établissements de santé de statuts variables, tarification à l&#039;activité et convergence tarifaire organisant la concurrence entre les établissements de santé publics et privés, développement des partenariats public - privé, transferts répétés des prises en charge par la Sécurité sociale aux mutuelles et aux assurances privées contraintes d&#039;augmenter leurs tarifs, explosion des dépassements d&#039;honoraires, maintien de la liberté d&#039;installation des médecins y compris dans les zones sur dotées et y compris en secteur 2 donnant droit aux dépassements d&#039;honoraires. Les effets de cette politique néolibérale en matière de santé sont bien connus : accroissement des inégalités et augmentation du coût pour la collectivité en contre partie d&#039;une modération de la dépense publique. Il faut dire et répéter que les mutuelles et les assurances privées sont moins égalitaires et moins solidaires que la Sécurité sociale et surtout moins « efficientes », avec des frais de gestion allant de 20 à 25 % du chiffre d&#039;affaire contre moins de 5 % pour la Sécurité sociale. C&#039;est donc, à l&#039;opposé, une régulation publique qu&#039;il faut mettre en place en revenant à un remboursement par la Sécurité sociale de 80 % tout en maintenant les remboursements à 100 % pour la CMU et les affections de longue durée, et en redéfinissant le panier de soins financé par la solidarité en fonction non seulement d&#039;une évaluation du rapport bénéfices / risques des traitements mais aussi du rapport bénéfices / coûts pour la société. Plusieurs milliards peuvent être économisés. Toutefois, le plus urgent est de construire un véritable service public de la médecine de proximité coordonné avec les hôpitaux. Il devrait reposer  principalement sur les médecins installés en secteur 1, acceptant de ne pas être rémunérés exclusivement à l&#039;acte, travaillant avec les paramédicaux dans des centres de santé ou des maisons médicales sans dépassement d &#039;honoraires.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La prise en charge des 15 millions de patients atteints de maladie chronique et des personnes très âgées de plus de 80 ans, nécessite en effet une triple cohérence : médico-sociale, organisationnelle et financière. La médecine libérale à l&#039;ancienne avec son colloque singulier et son paiement à l&#039;acte, s&#039;avère incapable d&#039;y répondre, pas plus d&#039;ailleurs qu&#039;elle ne peut répondre aux urgences. La diversité de notre système, qui fit sa qualité, est devenue aujourd&#039;hui son principal défaut. Le « parcours de soins » se transforme bien souvent en sauts d&#039;obstacles. Le diable se niche dans les cloisons.&lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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	    <title>Damien Abad: L&#039;Europe plutôt que la démondialisation</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1293190</id>
    
    <published>2012-02-23T05:00:00Z</published>
    <updated>2012-02-23T06:06:59Z</updated>
    
    <summary>Les souverainistes, les altermondialistes, les chantres du protectionnisme nous présentent ainsi la mondialisation : une machine à broyer les travailleurs et les acquis sociaux. Or, c&#039;est le marché européen, deux fois et demi supérieur au PIB de la Chine, qui peut nous permettre de peser face aux pays émergents. </summary>
    <author>
        <name>Damien Abad</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/damien-abad/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;Les souverainistes, les altermondialistes, les gourous de la décroissance, les chantres du protectionnisme nous présentent ainsi la mondialisation: une machine à broyer les travailleurs et les acquis sociaux. Un phénomène inéluctable qui mènerait la France à son appauvrissement et à sa perte. Selon eux, la mondialisation scellera le sort de notre pays et le sacrifiera sur l&#039;autel de la rentabilité. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La crainte est légitime; en termes provocateurs et mercantiles, comment la France peut-elle encore être rentable? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quel avenir pour la France et ses salariés, si ses produits manufacturés peuvent se trouver au quart du prix dans des pays où la main d&#039;œuvre est dix fois moins cher, où les normes environnementales ne s&#039;appliquent pas ou peu et où les protections sociales sont quasi inexistantes?  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et pourtant cette vision est caricaturale et restrictive. En réalité, elle se trompe d&#039;adversaire. Elle confond la dérive &quot;monopolistique&quot; du capitalisme le plus libéral avec un phénomène irrésistible et irréversible de multiplication des échanges et d&#039;ouverture propre à l&#039;histoire humaine. Elle occulte ainsi une réalité plus complexe et bien plus nuancée. Mais à défaut d&#039;être juste, elle s&#039;instille progressivement dans l&#039;esprit de beaucoup de nos concitoyens qui après l&#039;avoir bénie seraient tentés de la renier. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette vision plombe la confiance, nourrit la défiance et ravive certains sentiments nauséabonds. Il faut donc que l&#039;on s&#039;en saisisse, et rapidement!  Il faut répondre à l&#039;imprécation antimondialiste par un discours de vérité et d&#039;honnêteté. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ne jouons pas les cassandres, inutile de se répéter sur les lourdes conséquences qu&#039;engendreraient un repli protectionniste ou une sortie de l&#039;euro. Le message est passé: ce serait reporter le problème pour finalement considérablement l&#039;aggraver.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Non, nous devons remonter dans le train de la mondialisation et pour cela utiliser le marchepied qu&#039;est l&#039;Union européenne. Cinquante ans de construction européenne nous ont permis de développer des outils d&#039;une exceptionnelle richesse pour faire face aujourd&#039;hui aux défis de la mondialisation. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En premier lieu, un marché unique et surtout unifié depuis Maastricht. Sans doute l&#039;une des plus grandes réalisations de l&#039;Union européenne, qui a généré pas moins de 2,75 millions d&#039;emplois et un surcroît de croissance d&#039;1,85% durant les vingt dernières années. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce marché, notre marché, regorge encore de forts potentiels de croissance car ce processus d&#039;intégration est loin d&#039;être achevé. Nous pouvons encore considérablement avancer sur les marché des services (financiers, transports ...), sur le commerce en ligne également ou l&#039;accès des PME aux marchés publics. Ce sont encore potentiellement des centaines de milliers d&#039;emplois dans un marché de 500 millions de consommateurs auxquels les Français peuvent prétendre grâce à l&#039;Europe. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&#039;est également ce marché européen, premier importateur et premier exportateur mondial, deux fois et demi supérieur au PIB de la Chine, qui peut nous permettre de peser face aux pays émergents. Pour réclamer un équilibre monétaire mais surtout pour obtenir la réciprocité des règles et le respect des droits de propriété intellectuelle, indispensable à la régénération de notre tissu industriel. Pour que l&#039;Europe et la France demeurent une terre de production. En un mot, pour finalement créer les conditions d&#039;une mondialisation positive et humaine, créatrice d&#039;emploi et de croissance pour nos travailleurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Concentrons-nous donc sur l&#039;Europe pour être acteur et non victime de la mondialisation. Utilisons l&#039;Europe pour modeler tant que possible cette mondialisation à nos impératifs  sociaux et environnementaux. Profitons de l&#039;Europe pour refaire de la mondialisation un moteur de notre croissance et non un expiatoire à notre méfiance!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En un mot, &quot;l&#039;européisation&quot; plutôt que la &quot;démondialisation&quot;.&lt;/p&gt;
        
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	    <title>Nicolas Baverez: La reprise invisible</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/nicolas-baverez/reprise-economique_b_1293354.html" />
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    <published>2012-02-23T05:00:00Z</published>
    <updated>2012-02-23T06:07:07Z</updated>
    
    <summary>La reprise qui chemine souterrainement en Europe constitue une excellente nouvelle. Tout doit être fait pour l&#039;encourager, notamment par la gestion concertée du défaut et de la sortie de l&#039;euro de la Grèce -qui continuera à avoir besoin d&#039;aide pour stabiliser son système bancaire et ses paiements extérieurs.</summary>
    <author>
        <name>Nicolas Baverez</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;L&#039;élection présidentielle de 2012, comme en 1981, est toute entière placée sous le signe d&#039;un référendum sur le président sortant et d&#039;une grande crise du capitalisme. Elle intervient au confluent de trois chocs. Le ralentissement de la croissance mondiale autour de 3% et l&#039;accélération du basculement du centre de gravité du capitalisme universel vers le sud et l&#039;est. Le krach des dettes souveraines dans la zone euro, qui affichera en 2012 une récession de 0,5%, un chômage de 10,5% de la population active et une dette publique de 92% du PIB tandis que la Grèce s&#039;enfonce dans le chaos.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le décrochage de la France qui cumule une croissance minime de 1% par an depuis 2000, une dette publique qui atteindra 90% du PIB en 2012 -seuil à partir duquel elle pèse négativement sur l&#039;activité et l&#039;emploi-, une compétitivité en berne qui se traduit par un déficit commercial record de 70 milliards d&#039;euros en 2011, un taux de chômage supérieur à 10% de la population active, une paupérisation de la population dont la richesse par habitant est désormais inférieure à celle de la moyenne des 27 pays de l&#039;Union européenne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De par leur nature structurelle, ces trois crises pèseront lourdement tant sur le scrutin présidentiel que sur le président élu qui devra très rapidement prendre des décisions majeures pour convertir, sous le feu croisé de l&#039;opinion, des partenaires européens et des marchés, le modèle français de croissance à crédit qui prévaut depuis trois décennies et qui est désormais insoutenable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le surendettement des Etats, l&#039;affaiblissement des systèmes productifs ou le chômage de masse affecteront durablement la plupart des pays développés. Cependant pointe une reprise économique, invisible pour l&#039;heure, qui peut créer une nouvelle donne dans la définition d&#039;une politique économique qui devra marier la maîtrise des comptes publics, la croissance et les réformes structurelles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au plan mondial, la reprise prend corps aux Etats-Unis où l&#039;activité croît sur un rythme annuel de 2% entraînant de fortes créations d&#039;emplois tandis que les secteurs financier et immobilier se stabilisent. Parallèlement, la Chine poursuit son atterrissage en douceur vers une croissance de l&#039;ordre de 7% par an, portée par la vigueur de la demande intérieure soutenue par une hausse des salaires de 20% par an qui compense la réduction des excédents commerciaux (155 milliards de dollars) et par la lente appréciation du yuan. En bref, les déséquilibres structurels de la mondialisation se résorbent progressivement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;Europe, épicentre de la crise des risques souverains, et le Japon, ravagé par la catastrophe de Fukushima qui a mis en lumière les failles de son modèle énergétique, industriel et financier (la dette de 220% du PIB est menacée d&#039;implosion avec l&#039;apparition du premier déficit commercial depuis 1980) restent très vulnérables.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour autant, des signaux nets d&#039;amélioration apparaissent, notamment dans la zone euro. Le retournement est lié à la révolution de la politique monétaire de la BCE sous l&#039;impulsion de Mario Draghi. Sous la continuité du discours, il a rompu spectaculairement avec la stratégie déflationniste de son prédécesseur en engageant la baisse des taux d&#039;intérêt, en réduisant la surévaluation de l&#039;euro, en injectant avec le programme LTRO plus de 1.000 milliards d&#039;euros pour 3 ans à très bas taux dans l&#039;économie européenne, ce qui permet à la fois de réassurer le système bancaire, d&#039;enrayer l&#039;effondrement du crédit et de monétariser indirectement les dettes publiques tout en respectant la lettre des traités - voire le cas échéant d&#039;amortir le choc d&#039;une sortie de la Grèce de la zone euro.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le même temps, le traité européen prévoit le retour à l&#039;équilibre budgétaire des pays déficitaires tandis que l&#039;Allemagne, suivie par les Etats excédentaires et en plein emploi d&#039;Europe du nord, enregistre des hausses de salaire qui dynamisent la consommation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En bref, l&#039;Europe est en train de s&#039;affranchir du policy mix désastreux qui menaçait de l&#039;enfermer dans une déflation à la japonaise -laxisme budgétaire, rigorisme monétaire, divergence et stratégies non coopératives. La zone euro se dote progressivement d&#039;instruments de gestion de crise: gouvernement économique, fonds de stabilité, banque centrale érigée de fait en prêteur en dernier ressort. Au sein même de la zone, la coordination des politiques économiques progresse, associant de manière tacite le soutien à la demande des Etats excédentaires et l&#039;austérité dans les nations déficitaires. Dès lors pourraient se trouver réunies les conditions d&#039;une reprise lente mais soutenable dans la zone euro.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour autant, la reprise qui se dessine sera sélective et peut provoquer de nouvelles divergences. Elle se concentrera sur l&#039;Allemagne et les pays d&#039;Europe du nord qui ont réussi à convertir leurs modèles économiques et sociaux pour maîtriser leurs comptes publics et redevenir compétitifs dans la mondialisation. Elle se diffusera dans les pays d&#039;Europe du sud qui, à l&#039;image de l&#039;Italie et de l&#039;Espagne, se réforment et peuvent s&#039;appuyer sur un consensus national pour associer rigueur et amélioration des conditions de la croissance. Elle ignorera les nations qui se montreront incapables de se réinventer, de remettre de l&#039;ordre dans leurs comptes publics, de redresser la compétitivité de leurs entreprises et de leurs territoires.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La reprise qui chemine souterrainement en Europe constitue une excellente nouvelle. Tout doit être fait pour l&#039;encourager, notamment par la gestion concertée du défaut et de la sortie de l&#039;euro de la Grèce -qui continuera dans tous les cas de figure à avoir besoin d&#039;aide pour stabiliser son système bancaire et ses paiements extérieurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais le plus important des soutiens est à chercher dans la nécessaire poursuite des réformes à tout niveau. Si les marges de manœuvre dégagées par l&#039;embellie sont le prétexte pour surseoir à nouveau à la réforme indispensable des institutions de la zone euro, à la réduction de ses déséquilibres et à la redéfinition des modèles économiques nationaux, alors la reprise avortera très vite.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Car la maîtrise des déficits et des dettes publics est la condition première de soutenabilité du nouveau cours de la politique monétaire, sauf à créer un risque d&#039;hyperinflation. La coordination des politiques économiques demeure le seul moyen de concilier austérité et croissance. Et les pays qui s&#039;obstineront à pérenniser les modèles de croissance à crédit manqueront le train de la reprise. La bulle de la dette publique et le déclin de la base productive sont le meilleur moyen de relancer la déflation. A l&#039;inverse, la remise en ordre des comptes publics et les réformes sont les deux mamelles de la croissance européenne pour la décennie 2010.&lt;/p&gt;
        
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	    <title>Guy Verhofstadt: Libérer l&#039;économie grecque</title>
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    <published>2012-02-23T05:00:00Z</published>
    <updated>2012-02-23T06:07:13Z</updated>
    
    <summary>Sur le papier, la crise grecque paraît réglée. Mais je crains que cela ne suffise pas à stabiliser la dette à 120% du PIB à l&#039;horizon 2020. Le seul moyen de nettoyer les écuries d&#039;Augias est de provoquer une grande vague de libéralisation visant à découpler le travail de l&#039;Etat.</summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;Sur le papier, la crise grecque paraît réglée. A lire l&#039;accord de refinancement conclu ce mardi à l&#039;aube, Athènes semble à l&#039;abri d&#039;un défaut de paiement pour une dizaine d&#039;années. Sans nier les efforts consentis tant par les créanciers publics et privés de la Grèce que par les Grecs eux mêmes, je crains néanmoins que cela ne suffise pas à stabiliser la dette à 120% du PIB à l&#039;horizon 2020.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les taux d&#039;intérêts grecs restent en effet quinze fois plus élevés que les taux allemands, ce qui alourdit le service de la dette au moment où ce pays est déjà gravement affecté par une récession qui menace toute l&#039;Union européenne. En réalité ce nouveau plan d&#039;aide intervient une fois encore trop tard pour stabiliser la situation, victime des mêmes atermoiements que toutes les tentatives précédentes depuis deux ans. Le temps perdu ne se rattrape pas. Peut être les dirigeants de l&#039;Eurozone pourraient au moins éviter d&#039;en gâcher davantage pour passer directement à l&#039;étape suivante.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Certes l&#039;économie grecque est à refonder, c&#039;est indéniable. Mais ce n&#039;est pas en matraquant socialement et fiscalement le secteur privé que les Grecs vont y parvenir. Le pays souffre d&#039;une hypertrophie du secteur public, favorisée par un système politique clanique reposant sur le clientélisme. Le seul moyen de nettoyer les écuries d&#039;Augias et de faire entrer les Grecs dans la modernité à laquelle ils aspirent est de provoquer une grande vague de libéralisation visant à découpler le travail de l&#039;Etat.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&#039;est tout le marché du travail qu&#039;il faut donc réformer dans un premier temps, ainsi que supprimer les barrières administratives et règlementaires restreignant l&#039;activité économique, puis il faudra privatiser les entreprises publiques, sitôt la situation économique suffisamment stabilisée pour éviter le bradage des biens nationaux à vil prix. Pour accompagner cette révolution structurelle, l&#039;UE a encore une carte à jouer: anticiper le versement des 15 milliards d&#039;euros programmés pour la Grèce au titre de la politique régionale d&#039;ici 2013 et investir cette manne dans des filières d&#039;avenir susceptibles d&#039;alimenter une croissance durable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On le voit, la bonne gouvernance de la Grèce ne peut se limiter à la stabilité budgétaire, quels que soient les mérites pour l&#039;Acropole de la culture rhénane en la matière. La stabilité des finances publiques n&#039;est qu&#039;un des éléments d&#039;une politique globale qui doit aussi conjuguer la solidarité et la croissance. Une perspective dont la Grèce n&#039;est d&#039;ailleurs pas seule à avoir besoin. Une douzaine de chefs d&#039;Etat et de gouvernement, conduits par le Premier ministre italien Mario Monti, viennent d&#039;adresser une lettre à la Commission européenne pour réclamer des mesures en faveur de l&#039;activité économique et de la création d&#039;emplois.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy et Angela Merkel monopolisent depuis des mois la parole européenne. Il est bon que d&#039;autres leur rappellent  que c&#039;est unis que les Européens trouveront des solutions. Et à cet égard, deux chantiers sont désormais à rouvrir d&#039;urgence: celui des euro-obligations et celui du budget européen pour la période 2014-2020.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le débat sur les euro-obligations n&#039;est pas clos sous prétexte que &quot;Merkozy&quot; en ont décidé ainsi. De multiples forces politiques au sein du Parlement européen, mais aussi des personnalités du Conseil, ont l&#039;intention de creuser ce sujet à la faveur de la discussion ouverte par la Commission européenne. Il est d&#039;ailleurs savoureux de constater que la dernière contribution nous vient d&#039;Allemagne et plus précisément des Cinq sages du Conseil économique consultatif de la Chancellerie. La Chancelière serait d&#039;ailleurs bien avisée de s&#039;en inspirer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ces derniers recommandent la création d&#039;une Caisse commune d&#039;amortissement de la dette souveraine cumulée au delà de 60% du PIB par Etat membre, avec une responsabilité conjointe des émissions obligataires. Cela représenterait un marché obligataire européen stable et attrayant pour les investisseurs, pesant plus de 2300 milliards d&#039;euros, et, selon les projections de Natixis, des gains considérables pour le service de la dette qui diminuerait de 3 milliards par an pour la Grèce, de 780 millions pour la France et même de 450 millions pour l&#039;Allemagne par rapport à la situation actuelle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;autre terrain sur lequel l&#039;UE peut agir avec efficacité est celui de la croissance. Depuis des mois, les vingt-sept sont saisis de propositions à la fois prudentes et ambitieuses de la Commission européenne pour doper la croissance européenne: il s&#039;agit de la Stratégie UE 2020, couplée au cadre financier pluriannuel courant jusqu&#039;à cette échéance. C&#039;est à chaque Etat de mener les réformes nécessaires pour atteindre les objectifs de convergence économique qu&#039;exige l&#039;appartenance à une même zone monétaire. Mais d&#039;une part c&#039;est en commun que les objectifs doivent être définis et les déséquilibres macro-économiques, y compris les excédents, identifiés, et d&#039;autre part il faut faire du budget européen un catalyseur en matière de recherche et d&#039;innovation. Une nouvelle politique industrielle européenne a d&#039;abord besoin d&#039;infrastructures en télécommunications, en réseaux d&#039;énergies renouvelables, en transports et en pôles universitaires d&#039;excellence.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A cet effort budgétaire forcément limité par la rigueur, doit s&#039;ajouter un appel à l&#039;épargne publique européenne. Il faut des emprunts obligataires européens, adossés à la BEI et en renfort du budget européen, pour le financement de grands travaux mobilisateurs car porteurs d&#039;une nouvelle croissance pour l&#039;Europe et de nouveaux emplois pour les Européens. L&#039;épargne des Européens doit abonder l&#039;économie européenne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Stabilité, solidarité, croissance. Rien ne sera toutefois possible sans confiance. Ce que la crise grecque a montré, c&#039;est une absence de confiance mutuelle entre Européens. Une défiance amplifiée par la gestion purement intergouvernementale de ce dossier pourtant d&#039;intérêt général européen. De fait, la France et l&#039;Allemagne ont ajouté à la tragédie grecque en donnant l&#039;impression de vouloir placer Athènes sous tutelle alors que la crise obligataire grecque concerne toute l&#039;Eurozone.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La Grèce fait partie de l&#039;UE et l&#039;UE dispose des institutions, à commencer par la Commission, lui permettant de contrôler sérieusement la situation, sans l&#039;interférence d&#039;un directoire autoproclamé. Ces institutions communes sont seules de nature à restaurer la confiance de nos concitoyens car elles garantissent une égalité de traitement. C&#039;est pourquoi, au Parlement européen, nous militons pour que cette crise soit l&#039;ultime occasion de replacer la construction européenne sur les rails de la méthode communautaire.&lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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	    <title>Caroline Fourest: Les premières planches de &quot;La vie secrète de Marine Le Pen&quot;</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/caroline-fourest/la-vie-secrete-de-marine-le-pen_b_1293891.html" />
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    <published>2012-02-23T05:00:00Z</published>
    <updated>2012-02-23T06:07:20Z</updated>
    
    <summary>Exclusif! Les premières planches de la BD La vie secrète de Marine Le Pen, écrite avec le dessinateur Jean-Christophe Chauzy. Enquête sur une candidate qui fascine autant qu&#039;elle révulse.</summary>
    <author>
        <name>Caroline Fourest</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/caroline-fourest/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;À l&#039;aube d&#039;une élection présidentielle capitale, le cas Marine Le Pen divise: peut-on la considérer comme une candidate comme une autre? N&#039;est-elle qu&#039;un visage plus jeune des idées de son père ou l&#039;incarnation d&#039;un nouveau nationalisme? Qui est réellement cette femme qui fascine autant qu&#039;elle révulse?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&#039;est à ces questions que Caroline Fourest a tenté de répondre en enquêtant sur sa vie: sa famille si singulière, sa jeunesse dans le sérail du FN, sa vie de château, les problèmes qu&#039;ont pu lui causer son nom de famille, ses études d&#039;avocate, son goût pour la fête, ses amitiés étonnantes, les coulisses de la conquête du parti jusqu&#039;au passage de flambeau...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Marine Le Pen, trop souvent perçue à travers l&#039;image figée de commandeur taillée par son parti, n&#039;aura plus aucun secret pour vous après la lecture de cette BD-enquête dont Caroline Fourest est l&#039;auteur, avec le dessinateur Jean-Christophe Chauzy.&lt;/p&gt;

&lt;center&gt;&lt;img alt=&quot;2012-02-22-Fourestcouv.jpg&quot; src=&quot;http://images.huffingtonpost.com/2012-02-22-Fourestcouv.jpg&quot; width=&quot;580&quot; height=&quot;792&quot; /&gt;&lt;/center&gt;

&lt;center&gt;&lt;img alt=&quot;2012-02-22-Fourestp.31.jpg&quot; src=&quot;http://images.huffingtonpost.com/2012-02-22-Fourestp.31.jpg&quot; width=&quot;580&quot; height=&quot;788&quot; /&gt;&lt;/center&gt;

&lt;center&gt;&lt;img alt=&quot;2012-02-22-Fourestp.4.jpg&quot; src=&quot;http://images.huffingtonpost.com/2012-02-22-Fourestp.4.jpg&quot; width=&quot;580&quot; height=&quot;788&quot; /&gt;&lt;/center&gt;

&lt;center&gt;&lt;img alt=&quot;2012-02-22-Fourestp.5.jpg&quot; src=&quot;http://images.huffingtonpost.com/2012-02-22-Fourestp.5.jpg&quot; width=&quot;580&quot; height=&quot;788&quot; /&gt;&lt;/center&gt;

&lt;center&gt;&lt;img alt=&quot;2012-02-22-Fourestp.7.jpg&quot; src=&quot;http://images.huffingtonpost.com/2012-02-22-Fourestp.7.jpg&quot; width=&quot;580&quot; height=&quot;788&quot; /&gt;&lt;/center&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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	    <title>Guillaume Erner: C&#039;est ainsi qu&#039;Halal est grand</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-erner/halal-le-pen_b_1293125.html" />
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1293125</id>
    
    <published>2012-02-22T12:25:43Z</published>
    <updated>2012-02-22T12:49:27Z</updated>
    
    <summary>C&#039;est désormais officiel: la politique est devenue une activité alimentaire. Mieux que les salades du PS et les recettes éprouvées de l&#039;UMP, le halal occupe désormais le centre de la table. Avec la burqua, on avait les signes religieux ostentatoires, avec le halal on a les signes religieux invisibles, un peu comme si l&#039;on découvrait que depuis dix ans les enfants laïcs de la République étaient nourris avec des biscuits bénis, du lait casher et des salades végétariennes.</summary>
    <author>
        <name>Guillaume Erner</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guillaume-erner/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;C&#039;est désormais officiel: la politique est devenue une activité alimentaire. Mieux que les salades du PS et les recettes éprouvées de l&#039;UMP, le halal occupe désormais le centre de la table. Avec la burqua, on avait les signes religieux ostentatoires, avec le halal on a les signes religieux invisibles, un peu comme si l&#039;on découvrait que depuis dix ans les enfants laïcs de la République étaient nourris avec des biscuits bénis, du lait casher et des salades végétariennes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Qu&#039;est ce qu&#039;ils diraient les talibans s&#039;ils apprenaient que la viande halal qu&#039;on leur sert le vendredi était du porc casher? Il la finirait son assiette, Mahmoud Ahmadinejad, si on lui disait que la viande halal était en réalité du poisson déguisé en porc casher végétarien?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Depuis qu&#039;elle soupçonne son bifteck d&#039;être &quot;mahométan&quot;, la France est donc entrée en panique morale. L&#039;entrecôte hallal, c&#039;est la fin de l&#039;entre-soi!  La panique morale, c&#039;est cet épisode décrit par le philosophe &lt;a href=&quot;http://www.mediapart.fr/blog/51687&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;Ruwen Ogien&lt;/a&gt;, où soudainement un sujet, symbolique en apparence, investit le cœur de la conversation nationale. Car, à vrai dire, dès lors que les règles sanitaires sont respectées, la &quot;halalisation&quot; de la viande a aussi peu d&#039;effet sur un organisme qu&#039;une pluie d&#039;eau bénite sur un parapluie mécréant. Avec le prion, on risquait la maladie de la vache folle, avec la prière, jusqu&#039;ici, on ne court aucun risque.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La laïcité, rappelons-le, c&#039;est la neutralité de l&#039;espace public: l&#039;intestin, lui, est à l&#039;abri de toute forme de prosélytisme. Comme si notre laïcité était désormais profondément mosquée. Les raisons pour lesquelles une telle découverte profiterait à &lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.fr/2012/02/21/viande-halal-marine-le-pen-fn-sarkozy-rungis_n_1289958.html&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;Marine Le Pen&lt;/a&gt; demeurent bien mystérieuses. Depuis des siècles, dans d&#039;autres pays que les nôtres, des petits signes indiquent si un produit est casher, ou bien encore s&#039;il peut être consommé par des végétariens. Cet état de fait n&#039;a jusqu&#039;alors jamais provoqué de séisme politique. Il ne faudrait pas que la laïcité à la française devienne l&#039;occasion de polémiquer à tout propos, dès lors qu&#039;il est question de religion. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y aurait des arguments contre le halal, dit-on. L&#039;abattage rituel serait cruel pour les animaux: mais ceux qui prétendent cela n&#039;ont jamais visité un élevage de volailles catholiques en batteries. Une rapide visite dans ces exploitations les aurait transformés illico en mangeurs de tofu quelle que soit la religion du poulailler.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De la même façon, on entend dire que les steaks hachés halal comporteraient des risques supérieurs d&#039;infection bactérienne, du fait du mode d&#039;abattage des animaux. Mais depuis quand est il sans danger de consommer du steak haché? Et quand bien même voudrait-on en discuter, cette question sanitaire mérite-t-elle de mordre sur le temps de cerveau politique?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En attendant que tous ces débats passionnants prennent fin, la France peut tranquillement se diviser, entre les halals, les cashers et les végétariens. L&#039;élection présidentielle devient ainsi la rencontre d&#039;un homme avec les Français répartis en petits groupes, et c&#039;est ainsi qu&#039;Halal est grand. &lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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	    <title>Pascal Jan: Un scrutin législatif &quot;mixte&quot;, oui mais à certaines conditions</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/pascal-jan/un-scrutin-legislatif-mix_b_1292987.html" />
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1292987</id>
    
    <published>2012-02-22T10:28:33Z</published>
    <updated>2012-02-22T11:13:11Z</updated>
    
    <summary>La représentation proportionnelle a pour effet d&#039;éclater l&#039;offre politique et par voie de conséquence la représentation. Pour autant, ce scrutin dit de justice électorale ne conduit pas nécessairement à l&#039;absence de majorité.</summary>
    <author>
        <name>Pascal Jan</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/pascal-jan/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;La proportionnalisation partielle du scrutin législatif s&#039;invite de nouveau dans le débat public. La plupart des candidats, dont le Président sortant, y sont favorables. Soit. La proposition n&#039;est pas nouvelle à gauche. Elle est occasionnellement défendue par les formations conservatrices. Les puristes du scrutin majoritaire peuvent s&#039;en affoler. Ils n&#039;ont pas franchement tort. Les progressistes peuvent s&#039;en réjouir. Ils n&#039;ont pas nécessairement raison.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La représentation proportionnelle a pour effet, chacun le sait, d&#039;éclater l&#039;offre politique et par voie de conséquence la représentation. Pour autant, ce scrutin dit de justice électorale ne conduit pas nécessairement à l&#039;absence de majorité. Pour preuve, les élections législatives de 1986. À l&#039;inverse le scrutin majoritaire à deux tours n&#039;assure pas automatiquement une majorité claire et cohérente. Pour preuve les élections législatives de 1988, pourtant consécutives à une élection présidentielle. Il est donc vain de croire à des lois immuables quant aux effets des modes de scrutin. D&#039;autres facteurs agissent sur ceux-ci. Ainsi en est-il de la proportionnalisation partielle ou totale des scrutins municipaux, régionaux et européens qui autonomise les formations politiques ou encore de l&#039;appel que constitue l&#039;élection présidentielle. De même, l&#039;octroi de financements publics facilite ou non l&#039;émergence et la pérennité des partis politiques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le choix de la proportionnelle, même dosée, aux législatives demande réflexion au-delà des clichés traditionnels. La représentation proportionnelle, certes, morcelle les formations politiques et contribue au multipartisme, mais présente l&#039;immense avantage de pousser les élites politiques au compromis, à la synthèse donc à la modération. Un argument de poids trop rarement avancé par les tenants de la proportionnelle qui n&#039;y voient qu&#039;un argument de justice électorale. Le scrutin majoritaire intégral permet au contraire d&#039;assurer l&#039;exécutif d&#039;une majorité législative de façon quasi certaine. Avec cet effet primordial : la stabilité gouvernementale, gage d&#039;une action cohérente et efficace sur le moyen terme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On ne peut nier toutefois que le mode de scrutin est plus qu&#039;une simple technique électorale. C&#039;est un moyen d&#039;agir sur le système des partis et, par là-même, sur la structure de la démocratie. Le mode de scrutin, c&#039;est le mode de la démocratie. Comme l&#039;écrira très justement Michel Debré dans La mort de l&#039;Etat républicain &quot; le mode de scrutin fait le pouvoir, c&#039;est-à-dire qu&#039;il fait la démocratie, ou la tue &quot;. Il convient de ne pas oublier cette loi politique fondamentale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Afin de combiner justice électorale et efficacité de l&#039;action gouvernementale, le scrutin mixte municipal semble le scrutin le plus approprié pour répondre et satisfaire aux exigences d&#039;une gouvernance politique performante mais néanmoins respectueuse de la pluralité des opinions politiques. Il permet que se dégage une majorité municipale apte à administrer la collectivité tout en garantissant la représentation des courants d&#039;opinions minoritaires représentatifs au sein de l&#039;assemblée délibérante. Mais ce choix transposé au scrutin législatif rencontre une difficulté sérieuse, celle de revenir sur le caractère uninominal du scrutin. Vaste projet mais le seul qui permette de proportionnaliser le scrutin législatif sans risque pour l&#039;exécutif gouvernemental, surtout dans le cadre d&#039;une Constitution qui a dangereusement affaibli en 2008 la seule arme dont dispose le premier ministre pour surmonter une hostilité parlementaire, à savoir celle d&#039;engager sa responsabilité sur un texte de loi.&lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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	    <title>Jean-Paul Gavard-Perret: &quot;Tendres compulsions&quot;: Jim Dine et le &quot;Disegno&quot;</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/jeanpaul-gavardperret/tendres-compulsions-jim-d_b_1292909.html" />
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1292909</id>
    
    <published>2012-02-22T09:19:19Z</published>
    <updated>2012-02-22T09:37:24Z</updated>
    
    <summary>Après son exposition &quot;Pinocchio&quot; et &quot;Göttingen Songs&quot; - ensemble spectaculaire de cinq grands cœurs peints sur toile - on retrouve à Paris les images obsessionnelles de l&#039;artiste.</summary>
    <author>
        <name>Jean-Paul Gavard-Perret</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jeanpaul-gavardperret/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;&lt;em&gt;Jim Dine, &quot;Hello Yellow Glove - Dessins récents&quot;, 23 février - 7 avril 2012, Galerie Daniel Templon, Paris.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour Jim Dine chaque jour est neuf. Chaque dessin aussi. Il en a fait des milliers et sont devenus à leur manière un journal de l&#039;œuvre. Le maître américain du Pop Art, pionnier du happening et artiste phare de la scène internationale revient à la Galerie Templon  avec ce pan majeur - quoique méconnu - de son œuvre. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dès 1974 l&#039;artiste s&#039;engage avec frénésie dans le dessin d&#039;après modèle vivant. Cela le remet en contact avec l&#039;enfant qu&#039;il fut et qui ne cessait de dessiner. Mais le dessin le rattache aussi à la grande tradition des peintres européens qui restent  ses maîtres (Rembrandt, Matisse par exemple).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le dessin reste toujours la base de toutes les expérimentations de l&#039;artiste. Il s&#039;y libère et pour les créer multiple les supports : papier de soie, parchemin, pellicule plastique. Et il utilise fusain, feutre, peinture et collage. Se découvre dans ses esquisses et ses &quot;repentirs&quot; toute l&#039;histoire de ses traces jusqu&#039;à celles des doigts, des semelles ainsi que les déchirures et des découpes vestiges du temps qui passe.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après son exposition &quot;Pinocchio&quot; et &quot;Göttingen Songs&quot; - ensemble spectaculaire de cinq grands cœurs peints sur toile - on retrouve à Paris les images obsessionnelles de l&#039;artiste. Pinocchio en premier lieu, figure rémanente et métaphore de l&#039;œuvre d&#039;art à la recherche d&#039;une humanité. Mais Gepetto-Dine développe aussi les figures du singe et du chat : issus eux aussi du livre de Collodi ils deviennent un couple d&#039;amoureux touchant. Mais on retrouve aussi les arbres, les chats symboles de la ruralité ainsi qu&#039;une série de portrais de l&#039;ami et le complice pour les gravures de l&#039;artiste : Gerhard Steidl.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ludique l&#039;exposition  permet de comprendre comment Dine explore et expérimente ses thèmes du corps, de soi, de la mémoire. Les dessins évoquent autant une partition musicale que la palette du peintre. Ils montrent comment à travers eux l&#039;artiste n&#039;a cessé d&#039;&quot;entretenir sa flamme&quot;, de remettre en jeu son esthétique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il ne faut donc pas voir, dans ces dessins de simples digressions romantiques ou des  figures au rabais. Dine les  précipite subtilement dans une &quot;verticalité asymptotique&quot; et met l&#039;accent sur l&#039;essentiel : le manque qui anime tout mythe au nom de la perte et de l&#039;absence impossible à combler : celle de l&#039;image première à savoir celle du cœur, du cœur d&#039;enfant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Toute l&#039;écriture plastique de Dine est là. Le dessin en exprime le plus sûr des relevés, ses obsessions. Il détruira beaucoup de leurs &quot;tendres compulsions&quot; selon le mot de Louise Bourgeois. Au nom parfois de la mélancolie et de la nostalgie mais il gardera ceux qui les personnels  traduisent la joie affichée du créateur au sein d&#039;une enfance-cœur. Les dessins qu&#039;il nomme &quot;les hypothèses de rien&quot; sont aussi les hypothèses de tout. Il propose au spectateur  leur parfait coups de cœur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;HH--236SLIDEPOLLAJAX--210535--HH&gt;&lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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	    <title>Caroline Eliacheff: Voici ce qui fut possible</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/caroline-eliacheff/voici-ce-qui-fut-possible_b_1292881.html" />
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1292881</id>
    
    <published>2012-02-22T08:15:27Z</published>
    <updated>2012-02-22T08:52:17Z</updated>
    
    <summary>En disant qu&#039;un enfant n&#039;a pas tant besoin d&#039;être aimé que d&#039;être rassuré, Maurice Berger dérange encore car il met à mal l&#039;idéologie du lien familial à tout prix.
</summary>
    <author>
        <name>Caroline Eliacheff</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/caroline-eliacheff/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;&quot;En tant que soignant, plus on tient à avoir des soins efficaces, plus on est exigeant envers soi et ses  partenaires et plus on dérange&quot;.  L&#039;auteur de ces lignes, Maurice Berger, chef de service de psychiatrie de l&#039;enfant au CHU de Saint Etienne est effectivement quelqu&#039;un qui dérange ; d&#039;autant  qu&#039;à ne pas l&#039;écouter, on finit par s&#039;apercevoir qu&#039;il a raison. Maurice Berger défend passionnément une cause : la protection de l&#039;enfant. Tout le monde est pour, donc jusque là pas de problème. Mais déjà en 2003, il a montré comment et pourquoi notre système de protection était un échec fort coûteux au demeurant tant sur le plan humain que financier. Son pessimisme ne l&#039;empêche pas de publier aujourd&#039;hui &quot;Soigner les enfants violents&quot; (Dunod). Pessimiste il l&#039;est en affirmant que les soins prodigués par son équipe pendant des années aux jeunes dont il rapporte les observations ne seraient plus possibles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ceci mérite quelques explications. Les enfants dont il est question sont des jeunes très violents n&#039;éprouvant ni honte ni culpabilité face aux actes destructeurs voire sadiques qu&#039;ils commettent. Pour faire en sorte qu&#039;ils commencent à penser au lieu de frapper, les soins sont complexes, longs, coûteux, aléatoires. Leur description est passionnante à lire même pour des non-professionnels car elle donne indirectement des clés et des idées applicables à des situations moins graves. Pour l&#039;équipe de Maurice Berger, la difficulté du travail est allégée par ce que les enfants peuvent lui apprendre de nouveau. Par exemple que les comportements très violents trouvent leur origine dans les 2 premières années de la vie. Si le sentiment de culpabilité, celui qui permet d&#039;éviter la répétition de la violence ne s&#039;est pas constitué à cette période, il est difficile à acquérir par la suite. Une des causes les plus fréquentes de cette violence est la négligence. Et la négligence, ce n&#039;est pas ce qu&#039;on fait à un enfant, c&#039;est ce qu&#039;on ne lui fait pas.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ces constatations sont dérangeantes car la négligence, qui ne s&#039;accompagne pas forcément de maltraitance physique, est totalement sous-estimée dans son impact sur l&#039;enfant. &quot;Ils ne veulent pas de cette clinique&quot; affirme Maurice Berger désignant les responsables institutionnels car elle montrerait l&#039;inadéquation profonde du dispositif de protection de l&#039;enfance. Selon lui, la loi de 2007 a aggravé la situation notamment en donnant la priorité au concept d&#039;adhésion des parents aux mesures proposées. Ce pourrait être une bonne chose sauf que du coup les difficultés de développement de l&#039;enfant ne sont pas prises en compte de façon prioritaire pas plus que ses besoins minimum ne sont précisés. Hors ces besoins sont facilement évaluables mais ils sont méconnus au sens où justement, ils sont rarement évalués alors que les désirs des parents de reprendre ou de voir plus souvent leurs enfants sont respectés même quand ils vont à l&#039;encontre de la sécurité de l&#039;enfant. En disant qu&#039;un enfant n&#039;a pas tant besoin d&#039;être aimé que d&#039;être rassuré, Maurice Berger dérange encore car il met à mal l&#039;idéologie du lien familial à tout prix.&lt;br /&gt;
La protection de l&#039;enfance est, comme le dit Maurice Berger, une véritable spécialité malheureusement fort loin d&#039;être envisagée comme telle. Il n&#039;empêche que l&#039;idéologie répressive, y compris à l&#039;endroit des parents, qui anime la politique des mineurs surtout s&#039;ils sont violents est un autre facteur qui entrave la prévention que Maurice Berger appelle de ses vœux. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Maurice Berger, Soigner les enfants violents, Dunod&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/personne-caroline-eliacheff.html?page=5&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;Les chroniques de Caroline Eliacheff sont à écouter&lt;/a&gt; sur France Culture.&lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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	    <title>René Dosière: L&#039;appât du gain peut-il servir l&#039;intérêt général en politique?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/rene-dosiere/de-la-morale-en-politique_b_1292809.html" />
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1292809</id>
    
    <published>2012-02-22T07:42:37Z</published>
    <updated>2012-02-22T10:41:15Z</updated>
    
    <summary>Je plaide pour une vie politique  dont la finalité demeure exclusivement l&#039;intérêt général et non l&#039;attrait de l&#039;argent. Quand on choisit le service public, comme fonctionnaire ou comme élu, on sait que l&#039;argent ne sera pas l&#039;instrument de mesure de la réussite professionnelle. On préfère les valeurs de l&#039;esprit aux valeurs boursières</summary>
    <author>
        <name>René Dosière</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/rene-dosiere/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;A l&#039;aube du XXème siècle, le jeune Charles Péguy écrivait &quot;la révolution sociale sera morale ou elle ne sera pas&quot;. Cette formule ma paraît particulièrement adaptée à la situation actuelle de la France.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;ampleur des déficits publics, que rappelle à nouveau la Cour des Comptes dans son récent rapport public, exige une politique de rigueur ou d&#039;austérité - ne jouons pas sur les mots - à forte intensité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Actuellement, la France emprunte, chaque heure, 22 millions d&#039;euros pour pouvoir financer les dépenses de l&#039;Etat. Simultanément, cette dette génère le paiement d&#039;intérêts qui se montent à 5,5 millions par heure.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si nous ne réduisons pas massivement notre endettement dans un délai de trois à cinq ans, le risque existe de ne plus contrôler la montée des intérêts ni celle de l&#039;endettement.&lt;br /&gt;
L&#039;objectif est connu : réduire, chaque année, pendant au moins trois ans, notre déficit de 20 milliards d&#039;euros.&lt;br /&gt;
Il appartiendra au gouvernement issu des élections présidentielles et législatives de déterminer les mesures concrètes permettant d&#039;y parvenir : qu&#039;il s&#039;agisse de réduction de dépenses et/ou de hausse des prélèvements obligatoires.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;ampleur des efforts à fournir pour y parvenir n&#039;échappe à personne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour ce faire, deux exigences, constituent autant de préalables.&lt;br /&gt;
Les efforts - voire les sacrifices - qui seront exigés des Français doivent être équitablement répartis, en proportion de leur capacité contributive.&lt;br /&gt;
En second lieu, il est indispensable que les responsables publics donnent l&#039;exemple en matière de train de vie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tel est le sens de l&#039;action que je mène en proposant de mettre fin aux abus existant en ce domaine, qu&#039;il s&#039;agisse du cumul des indemnités publiques, de l&#039;opacité qui règne en matière de frais de représentation ou de patrimoine etc.&lt;br /&gt;
Réduire le train de vie des pouvoirs publics ne conduit pas à diminuer nos déficits, compte tenu des montants en cause.&lt;br /&gt;
Deux exemples : le total des indemnités perçues par l&#039;ensemble des élus locaux, 1,6 milliard d&#039;euros représente 0,75% des budgets concernés ! De leur côté, les budgets réunis de l&#039;exécutif (Présidence et Gouvernement) n&#039;atteignent pas 0,5% des dépenses de l&#039;Etat !&lt;br /&gt;
Mais si les économies attendues en ce domaine sont modestes, leur exemplarité présente un impact considérable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans une société qui place l&#039;argent au centre de ses références, le discours des responsables politiques sur le désintéressement financier de leur engagement politique n&#039;est pas crédible. C&#039;est pourquoi je réclame des gestes à fort impact symbolique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A cet effet, il convient de placer la morale au coeur de l&#039;action politique.&lt;br /&gt;
Quand on voit la défiance grandissante entre les citoyens et les élus locaux ou nationaux, on se dit qu&#039;il n&#039;est pas de redressement possible dans notre pays, sans rétablissement de la confiance du peuple envers ses représentants. Mais pour retrouver la confiance des citoyens, il importe que les responsables politiques accordent à la morale, et surtout pas au moralisme, - à l&#039;éthique, si l&#039;on préfére ce terme quand  Robespierre parlait, lui, de vertu et Péguy, de mystique - , la place prépondérante qui devrait être la sienne dans l&#039;action publique. Comme l&#039;écrivait Léon Blum dès 1919 : &quot;Le socialisme est une morale, presque une religion&quot;. Cette dimension éthique sans laquelle il n&#039;est pas d&#039;action publique digne de ce nom est exigeante.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&#039;est pourquoi, je plaide pour une vie politique  dont la finalité demeure exclusivement l&#039;intérêt général et non l&#039;attrait de l&#039;argent. Quand on choisit le service public, comme fonctionnaire ou comme élu, on sait que l&#039;argent ne sera pas l&#039;instrument de mesure de la réussite professionnelle. On préfère les valeurs de l&#039;esprit aux valeurs boursières.&lt;br /&gt;
Pour autant, la rémunération doit être suffisante pour permettre l&#039;accès  des non-fortunés à la vie politique et une vie digne pour les serviteurs de l&#039;Etat.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais au-delà, je plaide pour un train de vie excluant le clinquant ou l&#039;ostentatoire et qui maintient  strictement la séparation vie publique/ vie privée. La transparence n&#039;est pas le voyeurisme et il n&#039;est pas souhaitable  de transposer le système américain dans nos sociétés européennes.&lt;br /&gt;
Les Français ne réclament pas des élus parfaits. Ils veulent des élus proches d&#039;eux et qui ne vivent pas sur une autre planète.&lt;br /&gt;
Contrairement aux apparences, un Etat modeste est un Etat fort car seul un Etat modeste est capable de susciter la confiance populaire.&lt;/p&gt;
        
    </content>
	
	
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<entry>
	    <title>Daniel Salvatore Schiffer: Appel à la libération de Hamza Kashgari, jeune blogueur risquant la condamnation à mort pour ses tweets sur le prophète</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/daniel-salvatore-schiffer/hamza-kashgari-tweet_b_1290078.html" />
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1290078</id>
    
    <published>2012-02-22T05:09:54Z</published>
    <updated>2012-02-22T16:58:14Z</updated>
    
    <summary>Nous demandons instamment, le plus fermement du monde, que Hamza Kashgari, dont le seul crime est d&#039;avoir osé critiquer le principal prophète de l&#039;islam -action pour laquelle il s&#039;est par ailleurs déjà excusé-, soit immédiatement, et sans conditions, libéré.</summary>
    <author>
        <name>Daniel Salvatore Schiffer</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-salvatore-schiffer/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;p&gt;La charia -ou, plus exactement, l&#039;insensée et obscurantiste instrumentalisation politico-idéologique qu&#039;en font aujourd&#039;hui les fondamentalistes coraniques- frappe encore, ces jours-ci, un de ces pays islamistes où nul discours critique concernant le prophète Mahomet n&#039;est toléré, sous peine de mort.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette théocratie d&#039;un autre âge a notamment pour nom, aujourd&#039;hui, l&#039;Arabie Saoudite, dont les autorités politiques et religieuses pourraient condamner à la pendaison, après un procès pour apostasie (reniement public, en ce cas, de la foi musulmane), Hamza Kashgari, jeune blogueur, âgé de 23 ans seulement, accusé, de manière tout aussi arbitraire, d&#039;avoir insulté publiquement, sur Twitter, le prophète Mahomet précisément: ce qui, dans les cultures pratiquant la charia, constitue un blasphème -et le plus grave de tous- passible de la peine capitale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Hamza Kashgari, de plus en plus persécuté et se sentant donc menacé, avait cependant fui anticipativement, il y a quelques jours à peine, son pays, pour s&#039;en aller se réfugier en Malaisie, où il croyait pouvoir demander, outre une adéquate protection, l&#039;asile politique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais le gouvernement malaisien l&#039;a aussitôt arrêté, à sa grande surprise, avant de le renvoyer illico, à la demande des autorités saoudiennes, vers son pays d&#039;origine, où, emprisonné en une obscure geôle, il risque donc à présent effectivement, après son jugement, la mort par pendaison!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ainsi est-ce l&#039;imprescriptible liberté de conscience, plus encore que les droits de l&#039;homme et de la femme, qui est, ici, bafouée, sinon niée de la façon la plus scandaleuse qui soit!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Aussi, en un tel contexte politique et face à de telles pratiques religieuses, indignes de toute civilisation moderne, demandons-nous instamment, le plus fermement du monde, que Hamza Kashgari, dont le seul crime est d&#039;avoir osé critiquer le principal prophète de l&#039;islam (action pour laquelle, bien qu&#039;inoffensive, il s&#039;est par ailleurs déjà excusé), soit immédiatement, et sans conditions, libéré.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&#039;est là, cette tolérance face à la diversité des croyances, l&#039;un des principes fondamentaux, que nous souhaiterions universels, de toute véritable démocratie, sans laquelle il n&#039;est point d&#039;humanisme, ni même peut-être, plus simplement encore, d&#039;humanité!&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;strong&gt;Premiers Signataires :&lt;/strong&gt;

&lt;p&gt;Patrick Besson : écrivain, éditorialiste.&lt;br /&gt;
Hélène Bravin : journaliste, essayiste, spécialiste du monde arabe.&lt;br /&gt;
Marc Bressant : écrivain, grand prix du roman de l&#039;Académie Française.&lt;br /&gt;
Hsiao Chin : artiste-peintre d&#039;origine chinoise.&lt;br /&gt;
Huguette Chomski Magnis : secrétaire générale du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme.&lt;br /&gt;
Jacques De Decker : écrivain, Secrétaire Perpétuel de l&#039;Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique.&lt;br /&gt;
Luc Ferry : philosophe, éditorialiste.&lt;br /&gt;
Caroline Fourest : essayiste, éditorialiste au « Monde », à « France Culture » et à « France 2 ».&lt;br /&gt;
André Glucksmann : philosophe.&lt;br /&gt;
Guy Haarscher : philosophe, Université Libre de Bruxelles.&lt;br /&gt;
Marek Halter : écrivain.&lt;br /&gt;
Daniel Mesguich : comédien, metteur en scène, directeur du Conservatoire National Supérieur d&#039;Art Dramatique (Paris).&lt;br /&gt;
Yumma Mudra : écrivaine, chorégraphe.&lt;br /&gt;
Maryam Namazie: porte-parole du comité international contre la peine de mort « One Law For All » (Londres).  &lt;br /&gt;
Gilles Perrault : écrivain.&lt;br /&gt;
Michelle Perrot : historienne, professeur émérite des universités.&lt;br /&gt;
Jean-Marie Rouart : écrivain, membre de l&#039;Académie Française.&lt;br /&gt;
Elisabeth Roudinesco : historienne, psychanalyste.&lt;br /&gt;
Daniel Salvatore Schiffer : philosophe, écrivain, éditorialiste.&lt;br /&gt;
Philippe Sollers : écrivain, directeur de « L&#039;Infini » (Editions Gallimard).&lt;br /&gt;
Annie Sugier : présidente de la Ligue du Droit International des Femmes.&lt;br /&gt;
Alain Touraine : sociologue, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.&lt;br /&gt;
Michel Wieviorka : sociologue.&lt;/blockquote&gt;&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;Si vous souhaitez signer cet appel, écrivez-nous à l&#039;adresse mail suivante, en précisant votre nom, votre prénom et votre métier ou votre occupation: petitionpourhamza@gmail.com&lt;/blockquote&gt;
        
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	    <title>Natalia Gevorkyan: Khodorkovski : le prisonnier de Poutine</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/natalia-gevorkyan/khodorkovski-poutine-le-prisonnier_b_1290908.html" />
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1290908</id>
    
    <published>2012-02-22T05:00:34Z</published>
    <updated>2012-02-22T06:04:45Z</updated>
    
    <summary>J&#039;aimerais vraiment que les gens écoutent la voix de Khodorkovski pour qu&#039;ils puissent dire : « maintenant, je comprends mieux ». Je ne veux pas qu&#039;ils pensent qu&#039;il est un ange, mais je veux que les gens puissent entendre les deux versions de cette histoire.</summary>
    <author>
        <name>Natalia Gevorkyan</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/natalia-gevorkyan/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/theblog/">
        &lt;blockquote&gt; Mikhaïl  Khodorkovski est l&#039;ancien PDG de l&#039;entreprise Youkos. Il est en prison depuis 2004 pour &quot;vol par escroquerie à grande échelle&quot; et &quot;évasion fiscale&quot;. Il conteste ces accusations.&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Deux noms recouvrent la couverture de mon livre : &quot;Les prisonniers de Poutine&quot;, &quot;Poutine et Khodorkovski ». Le premier de ces noms est connu partout dans le monde. Le second est devenu célèbre quand Khodorkovski a été emprisonné lors du premier mandant du président Poutine. Il l&#039;est toujours, alors que Poutine s&#039;apprête à redevenir président. Poutine a cependant toujours été sur le devant de la scène, en tant que &quot;premier ministre&quot;. Mais il était le le vrai président, quoique l&#039;on pense de Dmitry Medvedev.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ainsi, rien ne change vraiment pour Khodorkovski qui est et reste le prisonnier d&#039;un homme. Et il le restera aussi longtemps que Poutine sera au pouvoir en Russie, à moins qu&#039;il change d&#039;avis et laisse Khodorkovski libre, ce qui est peu probable. Ici, la justice russe n&#039;est rien de plus qu&#039;un instrument entre les mains du pouvoir pour couvrir les intérêts politiques et d&#039;affaires. Dans le cas de Poutine contre Khodorkovski, ces deux intérêts sont mêlés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En 2000, avant la première élection de Poutine, j&#039;avais été l&#039;une des premières à réaliser un livre d&#039;entretiens avec lui,&quot;Le premier homme&quot;. Dix ans plus tard, j&#039;ai décidé d&#039;écrire un livre sur son antagoniste, Khodorkovski que j&#039;ai convaincu de se confier. Je suis contente qu&#039;il ait accepté, et je suis maintenant connectée de manière étrange avec ces deux hommes. Ce nouveau livre sort alors que Poutine s&#039;apprête à être à nouveau élu lors des élections du 4 mars, et ce n&#039;est bien sûr pas un hasard. Quoique vous écriviez sur Khodorkovski et son séjour en prison, ce sera connecté à Poutine. C&#039;est en fait une histoire entre l&#039;ancien-nouveau président et son ennemi personnel. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avant son arrestation, les Russes ne savaient pas grand chose de Khodorkovski (ni de son partenaire Platon Lebedv, également emprisonné) et de l&#039;entreprise pétrolière Yukos, même si en 2003 Khodorkovski était dans le classement des 16 personnalités les plus riches de Forbes. Sa notoriété ne dépassait pas les 3% en 2003, mais elle n&#039;a cessé de grandir depuis qu&#039;il est en prison.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Au cours des 8 années qui ont suivi son arrestation, il est devenu l&#039;une des attractions des médias en Russie, et une personnalité connue à l&#039;étranger. En partie grâce à la diffusion de son second procès sur Internet. Les accusations, pour lesquelles il a été condamné en 2010 à 13 ans de prison, étaient si absurdes qu&#039;il est devenu clair, même pour ceux qui ne l&#039;aimaient pas particulièrement, qu&#039;il se passait quelque chose d&#039;anormal. Les études ont montré que seulement 10% des personnes interrogées estimaient que le verdict était juste, et 67% estimaient que le démantèlement de l&#039;entreprise Yukos s&#039;était faite en faveur des hommes d&#039;affaires et de la bureaucratie proche de Poutine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Que s&#039;est-il vraiment passé en 2003 entre Khodorkovski et Poutine ? Il n&#039;y a pas de réponse simple, Khodorkovski était le plus riche, le plus respecté et le plus important des oligarques. Il parlait même en leur nom. Quand Poutine a pris le pouvoir, il avait peur de deux choses : les médias de masse (la télévision particulièrement, capable de diriger l&#039;opinion publique à elle seule) et les oligarques, qui avait l&#039;argent et l&#039;influence. Ils avaient un lobby important au parlement, et en 2003, Poutine n&#039;avait pas encore la main mise sur la Russie. J&#039;imagine qu&#039;il s&#039;est dit « si je réussis à mettre hors jeu le plus puissant des oligarques, les autres seront loyaux envers moi ». Visiblement, il a réussi. Il pourrait y avoir 100 autres raisons pour justifier cette arrestation, rien n&#039;est jamais simple en Russie. Mais nous savons une chose : Poutine n&#039;est pas indifférent à l&#039;égard de Khodorkovski. Dès que vous mentionnez son nom, il se met en colère.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Entre 2003 et le moment où Medvedev a réalisé quelques changements légaux lors de son investiture à la présidence, 300.000 hommes d&#039;affaires sont passés par les prisons russes. Khodorkovski est le plus connu d&#039;entre eux. Depuis 2003, voilà ce qu&#039;a fait Poutine en emprisonnant Khodorkovski : il a montré aux responsables de administration qu&#039;ils pouvaient faire de telles choses, et ils l&#039;ont fait.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Maintenant, Medvedev a le droit d&#039;accorder sa grâce, avant qu&#039;il se retire de la présidence. Mais je ne pense pas qu&#039;il va le faire. La seule personne qui peut vraiment décider du sort de Khodorkovski, c&#039;est Poutine lui-même. Si Poutine se sent assez fort après les élections, il pourrait le laisser libre. Ce serait un signal au pays pour montrer sa force, pour montrer à tout le monde que personne ne peut le contester, pas même un Khodorkovski en liberté au cours de la prochaine décennie. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Poutine peut donc le gracier quand il le veut... mais depuis qu&#039;il a annoncé qu&#039;il se représentait, la population a commencé à protester. Les gens ne sont plus indifférents. Ils disent maintenant haut et fort qu&#039;ils souhaitent des élections équitables. Ces centaines de milliers de personnes dans les rues disent « nous ne voulons plus de Poutine ». Aujourd&#039;hui, il n&#039;est plus aussi fort qu&#039;il l&#039;était un an auparavant. Voilà pourquoi il ne graciera pas Khodorkovski. S&#039;il le faisait, il donnerait un leader à ces manifestants qui réclament la libération de tous les prisonniers politiques. L&#039;un de leurs premiers slogans n&#039;était-il pas « Libérez Khodorkovski » ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Que Khodorkovski le veuille ou non, s&#039;il était libéré, il deviendrait instantanément le leader de la protestation. Aujourd&#039;hui, les manifestants disent qu&#039;ils ne veulent pas de chef, mais s&#039;ils souhaitent se débarrasser de Poutine, ils vont en avoir besoin. Voilà pourquoi en fin de compte, le retour de Poutine ne va, je pense, pas améliorer la situation de Khodorkovski. Il est dans un camp, et il va probablement y rester jusqu&#039;à la fin de sa condamnation. Je ne crois pas qu&#039;il se fasse la moindre illusion, puisque aussi longtemps que Poutine sera au pouvoir, il sera le seul à décider. Poutine n&#039;est plus aussi fort qu&#039;avant, il a un ennemi personnel... la situation ne va pas s&#039;améliorer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Concernant les élections, je ne me fais guère d&#039;illusions. Poutine va gagner dès le premier tour. Je ne crois pas qu&#039;il ait assez de soutiens pour gagner à la régulière, mais en Russie, ça se passe comme ça.&lt;br /&gt;
Poutine va gagner avec le résultat qu&#039;il voudra. La question reste : comment la rue va réagir. Va-t-elle protester ? Si elle estime que les résultats des élections ne sont pas justes, que va-t-elle faire ? Je vais aller à Moscou pour voir ça de mes propres yeux. Je veux voir « le jour d&#039;après ». Quelle sera la réaction de Poutine, quelle sera la réaction de la rue ? En Russie, entre le scrutin et la prise de fonction, il y a plus d&#039;un mois. Ce sera une période charnière pour Poutine. Que fera-t-il si les manifestations prennent de l&#039;ampleur ? Va-t-il tenter de les restreindre ? Et s&#039;il le fait, comment vont réagir les manifestants ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je parle beaucoup de Poutine dans ce livre, car depuis 2003, l&#039;histoire de ce président et celle de l&#039;emprisonnement de cet homme d&#039;affaires sont inséparables, comme celle de Nicolas Sarkozy l&#039;est du Fouquet&#039;s. J&#039;aimerais vraiment que les gens écoutent la voix de Khodorkovski, qu&#039;ils aient de la sympathie pour lui ou non, pour qu&#039;ils puissent dire : « maintenant, je comprends mieux ». Je ne veux pas qu&#039;ils pensent qu&#039;il est un ange, car ce n&#039;est pas le cas, mais je veux que les gens puissent entendre les deux versions de cette histoire.&lt;/p&gt;
        
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